Kippour, le huitième degré et le retour à Souccot
Le Kippour comme rencontre avec le huitième degré, puis retour vers le monde matériel à Souccot.
Rav Yoël Benharrouche
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Nous sommes dans le dernier cours concernant Yom HaKippourim. La dernière fois, nous étions arrêtés à cet accès au Saint des Saints par le Kohen Gadol le jour de Yom HaKippourim. Et cette rencontre avec cet idéal qui a précédé le monde, nous l'avons définie par le chiffre 8, qui était bien avant les chiffres. Cet accès, cette rencontre avec le Olam Abba, c'est en réalité ce jour, Yom HaKippourim, qui la permet.
Je vais le dire avec d'autres termes. Yom HaKippourim, c'est comme l'ambassade de Dieu sur terre au niveau du temps. Si vous voulez savoir ce qui se passe dans les mondes supérieurs, il suffit de vivre cette journée de Yom HaKippourim.
C'est pour cela que les Sages, dans l'Akbara, nous disent que l'essence même de la journée, à la limite sans rien faire, d'après Rabbi Meïr, permet de se purifier, parce que nous sommes traversés par cette grande lumière, par ce grand mikvé que représente Yom HaKippourim.
Pour pénétrer dans cette vie de l'ordre du 8, qui a précédé notre monde basé sur le chiffre 7, il faut étudier un tout petit peu ce qui se passe dans ce huitième degré. Si on ne sait pas ce qui se passe dans ce degré de 8, notre préparation de 7 degrés, ou de 70 ans de notre vie, ou des 7 jours de la semaine, ne peut pas véritablement nous hisser vers ce degré profond que représente le chiffre 8.
L'homme doit donc faire l'effort de se mettre au niveau, de s'associer à ce qui se passe dans ce domaine de l'ordre du 8. La rencontre avec ce chiffre libère l'homme de tous les pièges que ce monde lui offre. Cela veut dire que le monde dans lequel nous sommes est un monde superficiel, mais qu'il a à l'intérieur de lui un secret.
La superficialité, c'est le 7, et le monde secret qui se cache à l'intérieur, c'est le chiffre 8. C'est comme l'âme qui se cache dans un corps. Il est dit, d'une manière allusive, à Aharon avant de rentrer dans le Tabernacle, avant la première entrée dans le Tabernacle:
si vous voulez ne pas mourir par la rencontre avec le huitième degré, il faut bien se préparer pendant ces sept jours qui précèdent le huitième degré. Et pourquoi mourir au huitième degré, si c'est la libération ? Tout simplement parce que si l'homme n'est pas associé, n'est pas de la couleur de ce qui se passe dans ce huitième degré, c'est comme s'il était étranger.
Il y a alors comme un rejet du huitième degré, qui rejette cet homme qui ne fait pas partie de ce degré-là. Baroukh Hachem, le peuple d'Israël, dans son intériorité la plus profonde, est du chiffre 8, de l'ordre du 8. C'est pour cela que ce jour-là, non seulement on ne le rejette pas, mais au contraire, on le nettoie, on le remet tout simplement comme s'il était neuf.
Car au niveau de son essence, il est pur. Toutes les fautes que nous commettons sont superficielles, à tel point qu'il suffit en réalité de passer la main pour nettoyer nos fautes superficielles et revenir à notre source. Ce superflu, qui est enlevé de nous-mêmes, nous permet donc de vivre une journée par an au véritable niveau de notre vie.
Le but n'est pas d'y rester. Le but, c'est qu'après ce degré-là, nous revenions dans ce monde, mais bien entendu avec une nouvelle vision des choses, avec une nouvelle approche de notre vie, car nous avons goûté maintenant au chiffre 8; il est temps de revenir vers le 7. Et ça, c'est le secret de Souccot. C'est-à-dire que juste après Yom HaKippourim, on revient dans le monde.
On revient dans la matière, on revient dans le domaine du végétal, du minéral, de l'être. On va prendre les arba'a minim pour vivre dans ce monde-là, mais avec les secrets, avec les degrés que nous avons goûtés, que nous avons emportés avec nous de ce voyage dans le degré du 8. Le degré du 8 revient donc finalement dans le degré du 7, qui est la fête de Souccot.
Ce retour est nécessaire, car il est saint. On n'a pas le droit de vivre au degré de Yom HaKippourim en quittant ce monde. Le but est d'amener les valeurs de Yom HaKippourim dans notre monde matériel. Mais Zatashen, si nous avons compris un tout petit peu de ce message,
le jour de Yom HaKippourim, où nous allons être dans un degré tellement élevé, il faut prendre un tout petit peu de ce diamant de ce jour-là, caché dans vos poches. Prenez avec vous des secrets de ce que vous avez acquis ce jour-là, de Yom HaKippourim, pour faire descendre tout cela dans votre souka
et à l'assassinat de l'Israël. Merci beaucoup.
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
Dans la même série
Quatre courts cours numérotés sur Kippour.
- 1
Kippour, le huitième jour et la source de la vieLe chiffre 8 au-delà des sept directions du monde, et Kippour comme retour à la source. - 2
Kippour, le huitième jour et la libérationLe Kohen Gadol entre au Saint des Saints, au-delà du temps, pour retrouver la source initiale de l'être. - 3
Kippour, le huitième jour et la libérationLe Kohen Gadol entre au Saint des Saints, au-delà du temps, pour retrouver la source initiale de l'être. - 4
Kippour, le huitième degré et le retour à SouccotLe Kippour comme rencontre avec le huitième degré, puis retour vers le monde matériel à Souccot.
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