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L'amour entre séparation, retrouvailles et don

Pourquoi l'amour se construit dans l'effort, l'entretien et le regard bienveillant, du couple à la relation avec Hachem.

1 h 50

Rav Élie Kling

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Chir HaChirim, ce serait donc l'histoire d'un amour entre Dieu et Israël, avec dans le rôle de Dieu l'homme ou la femme. Mais non, l'homme, il ne faut pas exagérer non plus. Et pour arriver à cet amour, il faut des languissements. Il faut une séparation à un moment donné, et sans cette séparation, il n'y a pas ces retrouvailles. Toute l'histoire du peuple d'Israël se fait de cette manière-là. L'amour est une compréhension en soi. Comme toute chose qui est choisie par bekhira hofchit, tu l'as choisi, et donc cet amour-là dépend de toi.

Ça veut dire également que tu dois l'alimenter sans arrêt, parce que si tu ne l'alimentes pas, il n'est jamais acquis une fois pour toutes. Une recherche de sa propre singularité et de son intégrité.

Et il y a cette force de caractère, cette persévérance de Léa, qui fait que finalement c'est elle qui va créer avec Yaakov les liens les plus forts, et surtout ceux qui vont durer le plus longtemps. Les grands hommes qui vont diriger le peuple, les grands rois, les grands personnages de l'histoire d'Israël, sont des enfants de Léa.

Les arts représentent le monde beaucoup plus subtil. Le véritable amour, c'est celui qui se construit avec beaucoup d'efforts, avec beaucoup de force, mais qui finalement donnera ses fruits jusqu'à la fin des temps. Aimer Dieu, est-ce un devoir ou, plus certainement, une vertu ? Si mon monde matériel ne respecte pas mon monde spirituel, et inversement, si mon monde spirituel ne respecte pas mon monde matériel, mais qu'il n'y a pas d'association, il y a un problème. Sois toi-même comme

Comme dit le Zohar, c'est la plus grande preuve d'amour de HaKadosh Baroukh Hou, c'est que vous soyez assis dans cette salle.

C'est tellement tout. L'amour. Regardez, si je parle comme lui, ça marche. Il n'a pas besoin de micro. Ce ne sera pas d'une manière exhaustive, étant donné que le temps qui nous est imparti est limité, et donc nous nous rencontrons ce soir pour ce que nous appelons en hébreu des Teimot, c'est-à-dire un léger apéritif.

Le banquet ou le repas de noces aura lieu dans une autre session. Je vais commencer par une introduction. Nous sommes de ces gens qui allons et qui étudions, qui travaillons, des gens qui sommes occupés les uns avec les autres à essayer de donner, ou plutôt de rendre raison au corps qui est le nôtre, à la matière qui est la nôtre, et d'essayer donc de trouver […]

Et pourtant, ce n'est pas un hasard si les hommes, à travers les générations, ont été des plus prolixes quant à la production littéraire, artistique, poétique. C'est parce que je parle en français que je vous rappellerai une de ces pièces que j'avais apprise il y a très longtemps: « On ne badine pas avec l'amour », d'Alfred de Musset.

Sans rappeler, bien sûr, monsieur Marivaux avec Les Jeux de l'amour et du hasard. Mais ça, c'est pour le côté français. La prolixité a été aussi, bien évidemment, chez nos sages, et bien plus que cela, chez nos sages d'Espagne, où la poésie hébraïque a eu un énorme regain d'intérêt et de production. Rabbi Yehuda Levi, Ibn Gabirol, Ibn Ezra, j'en passe, et bien d'autres, bien entendu.

Dans l'œuvre essentielle, d'ailleurs, que Shimson a voulu bien inscrire sur sa publicité, il est question de l'amour dans le Chir HaChirim. Alors vous me permettrez de vous dire que le Chir HaChirim, ici ce soir, servira de levier, bien entendu, à des propos qui doivent être les nôtres.

Et nous n'allons pas nous attarder simplement sur le Chir HaChirim où, comme vous le savez, il est question de la rencontre non pas inopinée mais voulue entre l'Amant et la Bien-Aimée, et puis les sages diront entre Dieu et Israël. Je vous laisse deviner, à travers la propension du texte, ce que, bien entendu, Chlomo a bien voulu nous faire entendre.

Mais plus qu'entendre, ce qu'il a voulu nous faire voir à travers les mots, et c'est de cela dont il est question ici. J'ai noté un certain nombre de moments importants, étant donné que je ne veux pas que nous débordions, puisque le temps qui nous est imparti, comme je vous l'ai dit, est limité. Et donc j'essaie bien entendu d'être restreint, moi qui ai la parole très facile. Et je crois que

Dans cette petite introduction, il nous faut rappeler, bien entendu, où commence la prolixité de l'événement amour dans l'histoire d'Israël, dans l'écrit, dans le verbe d'Israël, bien avant le Chir HaChirim. Je suis heureux ici aujourd'hui d'animer, d'orchestrer avec mes deux amis, Yoël Benarosh de Kfar Hadoubim, et Eli Kling.

Ils viennent tous les deux de, ce sont deux villageois, et donc nous sommes heureux de les accueillir à la ville. Et comme je le disais tout à l'heure, nous allons essayer d'engager le propos avec Yoël et Eli. Chacun va prendre la parole à tour de rôle, et j'essaierai d'orchestrer le sujet, pour qu'à travers le propos qui sera émis il n'y ait pas beaucoup de cacophonie, mais que nous essayions de vous rendre un propos harmonieux autant que possible.

Je vous disais donc, il y a un instant, que le texte concernant l'amour commence bien avant Ibn Gabirol, Ibn Ezra et Yehuda Levi, bien avant Chlomo HaMelech dans le Chir HaChirim. Je vais vous donner un certain nombre de points d'introduction qui vont être repris par le Rav Kling et le Rav Benarosh.

Le premier des points, je l'appelle ainsi puisque ça a été un des moments importants du mémoire sur lequel j'ai travaillé, puisque l'amour est un des sujets principaux sur lequel j'aime travailler. Il est question ici de l'angoisse de la séparation. Laquelle ? Celle entre Adam et Chava. C'est-à-dire que cet homme qui est né, et naît androgyne, c'est-à-dire féminin et masculin. J'interrogerai Yoël sur le sujet de la polarité masculine et féminine.

Mais cet homme qui s'est senti androgyne et ressenti comme androgyne s'est vu séparé d'une partie de lui-même, et donc il va, à un moment donné, être dans la situation de celui à qui il manque quelque chose, et que ce manque ressenti […]

Il est question d'un Dieu, le nôtre, celui qui décide d'une manière absolue de dégager un tant soit peu de sa substance afin de laisser place à la création. Est-ce que, pour laisser place à autrui, qu'on soit Dieu ou qu'on soit l'homme, ne faut-il pas un tant soit peu d'amour ? Les sages appellent cela Tsimtsoum. Dans le Talmud, il sera question de hanava, c'est-à-dire de l'humilité. Mais qu'est-ce que l'humilité ? Si ce n'est ce pas en arrière que nous faisons, et qui permet à l'autre d'être présent, n'est-ce pas un acte d'amour ?

Vous voyez bien qu'avant, dans la création de Chava face à Adam, il est déjà question d'amour dans la volonté créatrice de l'Éternel. Entre Adam et Chava, je vous l'ai expliqué à l'instant, mais il y a là aussi, bien entendu, toute une étude à faire; simplement je voulais rappeler cela. Et puis il y a bien entendu le …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Élie Kling

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