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Lire la Torah, c'est appeler la vie qui est en soi

Le Rav explique que la sagesse d'Orot vient du Saint béni soit-Il, et que la lecture éveille en nous l'essence de la vie.

51 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Révéler l'infini : la neshama d'Israël selon Orot HaKodesh, 52 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## La sagesse du Saint, béni soit-Il

Dans la suite de notre cours, Bé'ezrat Hachem, concernant Orot HaKodesh, nous avons expliqué la qualité de cette sagesse. Je répète que ce n'est pas la sagesse de la sainteté, mais la sagesse du Saint, béni soit-Il. C'est-à-dire, c'est Sa sagesse. Elle Lui appartient. Elle appartient à HaKadosh Baroukh Hou. Ce n'est d'ailleurs pas « HaKadosh Baroukh Hou », c'est une faute, mais « HaKodesh Baroukh Hou ».

Quand on dit HaKadosh Baroukh Hou, c'est déjà que tu as mis le Kodesh sur un élément. Donc l'élément devient Kadosh. Alors que quand tu dis Kodesh, c'est une source. On ne peut donc pas dire d'HaKadosh Baroukh Hou qu'Il est Kadosh seulement, mais qu'Il est aussi, avant tout, Kodesh. Il est la source même de la kedoucha. Donc quand tu dis, par exemple, Chokhmat HaKodesh, ce n'est pas comme HaKhokhmat Kedoucha. D'accord ? C'est la Chokhmat de celui que nous appelons le Kodesh. Donc, Lui-même.

Et cette expression que nous disons en hébreu, HaKadosh Baroukh Hou, vient en fait du Zohar, qui lui ne dit jamais HaKadosh Baroukh Hou, il dit Koucha Béréchou, c'est-à-dire le Kodesh lui-même. Le saint, et pas la sainteté. Est-ce que vous voyez la différence ? Donc c'est une erreur. On devrait dire Koucha Béréchou ou le Kodesh Baroukh Hou.

C'est passé dans un langage humain de dire HaKadosh Baroukh Hou. En fait, c'est celui qui a subi la kedoucha, alors qu'HaKadosh Baroukh Hou est la source de la kedoucha. On va reprendre à partir de la 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, la septième ligne, ou bien la sixième ligne, aux deux tiers de la fin du verset.

Pourquoi cette sagesse est-elle tellement importante, et qu'elle transforme en fait l'étudiant ? Parce que tout ce qui est en rapport avec le Kodesh, avec le Saint, encore une fois, je répète, et non avec la kedoucha, non avec la sainteté, avec le Saint. Donc tout ce qui est en rapport avec Koucha Béréchou vient de la source.

De la racine, de la source de la vie, de la vie. Autrement dit, on ne peut pas être plus élevé que cela. Quand on étudie cette sagesse du Saint béni soit-Il, on est relié directement au Saint béni soit-Il, donc à la source de la vie. Et pas seulement à la source de la vie, à la source de toutes les vies de la vie. Comme si on voulait dire, d'une manière approfondie, le Rav veut insister

sur la profondeur d'où provient cette sagesse. Bien entendu, avec des mots simples, le Rav veut parler du Zohar. Ok ? Ce Zohar, qui est une splendeur, qui est Zohar, vient en réalité de ce secret qui s'appelle en hébreu Raz, le secret, et qui est un Zer, une couronne, comme le Keter.

Donc le Zohar, c'est une forme d'expression de la couronne de l'Infini, béni soit-Il. Quelque chose qui est de l'ordre de la splendeur, et que nous avons reçu, puisque c'est un livre qui est chez nous. C'est-à-dire qu'HaKadosh Baroukh Hou a permis à l'humanité d'avoir accès à ce livre, bien entendu avec certaines conditions, mais malgré tout il est dans notre terre, il est chez nous.

Et donc, s'il est chez nous, ce n'est pas qu'Il nous a donné une sagesse qui vient du ciel. C'est que cette sagesse nous appartient, tout simplement parce qu'elle est en nous. Donc, quand j'étudie un texte qui est en dehors de moi, c'est parce qu'il est d'abord et avant tout en moi. Et comme je n'arrive pas à le lire quand il est en moi, on me donne un livre extérieur à moi. Et quand je lis le livre, je me lis moi-même. Est-ce que vous comprenez ?

C'est comme si, en lisant, je m'appelle et je réveille en moi. D'ailleurs, en hébreu, lire et appeler, c'est la même racine, les mêmes lettres: likro, likro. Donc quand je lis un texte de cette envergure, de cette profondeur, je m'appelle. Je suis en train d'appeler l'essence qui est en moi. L'essence qui est en moi est donc en mouvement au moment même où je lis. Lire, en hébreu, c'est appeler. N'oubliez pas.

Cela vient donc du fondement même de la vie. Or, la vie, en hébreu, est toujours au pluriel. Ce n'est jamais « la vie », ça n'existe pas. La vie, c'est toujours les vies. Et pourquoi au pluriel ? Tout simplement parce qu'il y en a plusieurs. Avec des mots simples, il y a plusieurs niveaux de vie, donc c'est obligatoirement au pluriel. Ça ne peut pas être au singulier, parce que c'est toujours une source, mais lorsqu'elle se révèle, elle se révèle sur tous les degrés de ce monde.

Combien de vies y a-t-il ? Une infinité. C'est toujours la même essence qui se dévoile à différents niveaux. Elle se dévoile dans ce livre, elle se dévoile dans ce stylo, et elle se dévoile en moi. Voyez, il y a trois niveaux différents du même degré. Attention, hein: la vie qui anime ce livre, la vie qui anime ce micro, la vie qui anime ce stylo, et celle qui m'anime, c'est la même. Seulement, moi, je

capte les choses différemment. Je peux révéler, j'espère, un petit peu plus, en tant qu'homme, que ce stylo. Mais c'est la même vie qui fait vivre tout. Donc plus tu as conscience de cette vie, plus tu te relies à cette vie, plus tu es vivant. Plus tu actives cette vie en toi, jusqu'au moment où on va pouvoir activer le livre. Comment est-ce que j'active un livre ?

En le lisant et en comprenant. Mon cerveau, mon intellect, ma force intellectuelle, ma force d'imagination, ma force de ressenti décodent les mots de ce livre, et j'ouvre en réalité le livre et je lui permets de s'envoler. Avec un peu de poésie, je dirais, comme l'a dit un des grands penseurs, que le texte est un oiseau

qui a les ailes fermées, et qui attend le lecteur pour ouvrir ses ailes et commencer à voler. Sinon, c'est un texte qu'on appelle en hébreu Khatoum, Satoum. Vous ouvrez des livres, vous ne comprenez rien, c'est bouché. Est-ce que pour autant le livre n'a rien à dire ? Non. C'est vous qui n'avez pas vu ce que le livre dit, et il le dit tout le temps, parce que vos sens sont tombés de niveau. Vous ne savez plus voir.

Vous ne savez plus entendre. Vous ne savez plus sentir. Vous ne savez plus goûter. Vous ne savez plus toucher. Ce que je viens de vous dire, ce sont les enfants d'Israël qui descendent en Égypte. Réhouven, Chim'on, Lévi, Yehouda. C'est-à-dire que quand la Torah nous raconte Ve'eleh Chemot Bné Israël Habaïm Mitsrayima, voici les noms des enfants d'Israël qui viennent en Égypte,

elle me dit: Chim'on, ce n'est pas parce qu'un type s'appelait Chim'on. Qu'est-ce qui descend en Égypte ? Ta façon d'entendre. Tu n'arrives plus à comprendre les choses. Ton ouïe, ta capacité à écouter, à entendre, est tombée en Égypte. Il va donc falloir libérer l'ouïe. Il va falloir libérer la vue. Il va falloir libérer la parole. Il va …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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