La Gueoula et le cadeau à faire vivre en Erets Israël
Le don reçu doit être mis en mouvement ; la terre d'Israël ne se conquiert qu'en le réalisant.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Les explorateurs, la vigne et la faute d'Adam, 52 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Le cadeau à mettre en mouvement
Aujourd'hui, Bézot Hachem, nous commençons un nouveau chapitre dans toute cette force que la Terre d'Israël engendre. C'est-à-dire que la Terre d'Israël, lors de sa création, a été dotée de ces forces-là, et elle les donne, elle les offre à qui sait sortir ses éléments de son intériorité.
C'est-à-dire que toute chose dans ce monde arrive comme un cadeau au départ, mais c'est un cadeau que nous devons mettre en route. Ce cadeau ne marche pas tout seul; il est posé, c'est comme une valeur absolue, mais il n'est pas encore en mouvement. On reçoit un cadeau, mais c'est à nous de le mettre en mouvement. On reçoit un potentiel, c'est à nous de l'animer.
Tout est comme ça dans ce monde. Même si j'ai reçu, par exemple, la capacité de parler, il faut que je m'exerce à parler pour que la parole sorte de moi d'une manière intelligente, intelligible, et pour qu'elle passe à autrui. Ça veut dire que quand je reçois quelque chose dans ma vie, dans mon existence, c'est toujours comme un cadeau de départ, mais ce cadeau de départ ne fonctionne pas naturellement. Il n'est pas instinctif, ce n'est pas un instinct qui fonctionne. Je dois faire un effort pour sortir cet instinct de moi-même. Ce qui n'est pas le cas chez les animaux.
Les animaux ont un instinct, et cet instinct, chez les animaux, marche automatiquement dès leur naissance. C'est-à-dire qu'un chat, dès sa naissance, n'a pas besoin d'aller dans une école pour apprendre ce qu'il doit faire pour devenir un chat. C'est un chat par nature, c'est-à-dire que ses instincts fonctionnent immédiatement. Alors que chez l'homme, il y a des instincts, il y a quelque chose qui est à l'intérieur, mais il doit sans arrêt faire un travail, un effort, pour sortir cet instinct et l'appliquer.
Dans le peuple d'Israël, la même chose, mais sous un autre regard, sous une autre forme, dans un autre étage. Il y a aussi des données que HaKadosh Baroukh Hou nous a données, et toutes ces données-là, on doit les sortir. Les sages parlent de trois grands cadeaux dans le traité de Brachot, à la page 5: la Torah, Erets Israël et Olam Haba. Ces trois degrés sont trois cadeaux que HaKadosh Baroukh Hou nous a donnés. Mais encore une fois, ce sont des cadeaux qui sont à l'intérieur de nous. Si je ne fais rien pour les sortir, eh bien, ces cadeaux restent fermés, comme un cadeau encore fermé dans son enveloppe. La Torah est à l'intérieur de moi, mais elle est fermée. À moi de l'ouvrir par mon étude, durant toute ma vie. Sinon, je laisse ce cadeau inanimé, il ne fonctionne pas. Il est à l'intérieur de moi, c'est un potentiel que je n'ai pas réalisé.
Deuxième cadeau, Erets Israël: la même chose. HaKadosh Baroukh Hou nous donne Erets Israël, mais il faut qu'on fasse un effort pour la conquérir. Vous comprenez ? Ce n'est pas un cadeau gratuit, c'est un cadeau face auquel tu dois faire un effort pour le réaliser. Et la même chose pour Olam Haba: un élément de l'intérieur, de l'énergie intérieure qui se trouve à l'intérieur de nous, que je dois, moi, mettre en relief, que je dois appliquer dans ma vie par toutes les formes que la Torah me donne, pour faire sortir ce degré qui s'appelle Olam Haba et le faire rejoindre Olam Hazeh.
— Quoi ? Quoi ?
Je ne parle pas de venir. Je parle de réaliser ce qu'il y a à l'intérieur de cette terre. Pas seulement en venant. En venant, tu reçois le cadeau, c'est tout. Maintenant, c'est à toi de l'ouvrir. OK ? L'arrivée en Erets Israël, c'est le début, juste le cadeau. Mais maintenant que tu es là, tu dois trouver l'essence qui se cache dans ce cadeau qui s'appelle Erets Israël. Pas seulement parce que tu habites là.
Chez chacun, il y a une manière différente de faire le travail, mais le cadeau lui-même est le même. D'accord ? L'accès est différent selon chacun, parce que tu as un éclairage différent de l'autre. Donc ta manière d'interpréter la chose, d'arriver à la chose, c'est la tienne. Ce n'est pas celle de quelqu'un d'autre. Donc n'imite personne d'autre, sois toi-même, dans la Torah et dans tous les cadeaux de ta vie. Si HaKadosh Baroukh Hou t'a donné un don lors de ta naissance, c'est un don qui a été donné en cadeau, mais tant que tu ne t'entraînes pas à le sortir, ce don aura été un don gaspillé.
D'accord ? Comment dit-on en hébreu « s'entraîner » ? L'hitamen, qui tire sa racine du mot émouna. Ça veut dire que émouna veut dire « s'entraîner » à faire quoi ? À sortir ce qui est déjà en moi. Je dois le faire sortir vers l'extérieur, c'est-à-dire je dois le vivre. Je dois le réaliser. Comment dit-on, en réalité, le'éhamen ? Réalisé. C'est ça la traduction, la véritable traduction de léhéamin. D'accord ? L'éhamen, c'est réalisé. Je réalise pleinement. D'accord ? C'est ça la véritable traduction.
Donc émouna ne veut pas dire avoir la émouna ou croire; ça veut dire « je réalise, je vis la chose en laquelle j'ai émouna ». D'accord ? HaKadosh Baroukh Hou nous a donné une Torah. Tant que je ne m'entraîne pas, tant que je ne la vis pas, tant que je n'étudie pas en réalité que ce domaine existe, ce qui est d'abord le premier manque, malheureusement. C'est pour ça que les gens qui n'étudient pas la Torah du Rav Kook ne savent même pas de quoi on parle. Ils ne comprennent même pas ce que veut dire le mot émouna. Et c'est un grave problème.
Tant que tu ne sais pas que cette donnée que je viens de vous dire existe, tu ne peux même pas commencer à y réfléchir et à développer cette catégorie, cette réalité, ce degré. À partir du moment où tu commences à étudier que ça existe, tu commences à prendre conscience de la chose, et donc tu commences à développer.
Donc amin, anima amin, c'est: je m'entraîne à réaliser. Donc, ça s'appelle un artiste. Oman, c'est la même chose: oman, c'est un artisan. Oumanout et omanout sont deux choses différentes, mais c'est dans la même racine: Amen. Quand tu dis Amen à quelque chose, ça veut dire: je suis prêt à réaliser cette chose-là. D'accord ? Ne'eman: je suis fidèle à cette chose-là. C'est la même racine. Et si Chaz Vechalom, je ne veux pas, Ma'en, Ma'en, c'est négatif. D'accord ? Mais Ana, Lehi Nachem, elle refuse de se calmer. Ani me Ma'en, Ani Lo Rotse. Donc il y a Ani Omen: je réalise, ou alors, Chaz Vechalom, l'inverse.
Je résume. Nous avons un potentiel, et nous devons le réaliser par notre émouna. Donc l'étude de la émouna, c'est une étude sérieuse, très importante, qui est en réalité la matrice même de toute la Torah. Et quiconque n'étudie pas la émouna peut étudier la Torah, mais la Torah comme un texte, comme une valeur qui est loin. Quand tu …
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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