Orot : Israël, l'exil et le retour sur la scène mondiale
Pourquoi le peuple juif a quitté la scène politique mondiale, et ce que signifie son retour.
Rav Yehouda Benishai
Ensuite : Le Rav Kook, Orot et la Guemoula de l'histoire, 48 min
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Ok, alors j'y vais. On est au paragraphe 3 de Orot, « Amil Hama ». Est-ce qu'on a le texte sous les yeux maintenant ? Très bien, voilà, c'est bon. Ok, alors on passe au troisième paragraphe. Et cette fois-ci, Laura va nous replacer dans l'histoire de notre histoire nationale par rapport à l'histoire du monde, et il va nous faire comprendre pourquoi, pendant si longtemps, nous semblions en tant que nation être absents de la scène mondiale, de la scène mondiale dans sa politique, dans sa politique globale. Il va nous expliquer qu'il y a là une démarche qui nous a été imposée, mais qui avait un sens, et un sens profond. Voilà ce que nous allons apprendre dans ce chapitre. Il y a beaucoup d'actualités dans le paragraphe que nous allons maintenant étudier ensemble et que vous avez sous les yeux.
Nous avons quitté la politique mondiale. Il s'agit évidemment du moment où nous sommes partis en exil, et où nous n'avons plus rempli de rôle en tant que nation. On n'était pas absents en tant que Juifs de l'histoire du monde, mais nous n'avons plus eu l'impact que nous avions en tant que nation. Évidemment, quand on essaie de comprendre la raison de notre départ en exil, il semble que cela nous a été imposé par le fait qu'un grand empire, tel que l'Empire romain, s'est emparé de nous et nous a évincés de notre terre, de notre pays, ni honnête, c'est-à-dire malgré nous.
Mais il y a un ridouï ici, et ce ridouï est qu'en fait, de notre part, il y avait d'une certaine façon un accord profond avec ce départ. Pourquoi ? Évidemment, cela correspondait à notre État national. Il y avait une raison de plus à cela: nous devions quitter la scène mondiale jusqu'à ce qu'arrive un temps meilleur. Chez Yves, Charles et Naël Mamlacha, ce temps meilleur sera le temps où nous aurons la possibilité de diriger une histoire nationale, sans tout le mal et la barbarie qui se sont dévoilés pendant tout le temps où nous étions en exil. Voilà le temps que nous attendons.
Alors je vais expliquer de quoi le Rav nous parle ici. Le Rav nous dresse, il brosse ici l'histoire du monde. Pendant les 2000 ans de notre exil, pratiquement les 2000 ans de notre exil, tout celui qui a étudié l'histoire mondiale sait que, pendant ces 2000 ans d'exil, malheureusement, le monde était plein de guerres, les guerres les plus sanglantes, des guerres qui ont fait s'affronter des peuples pour de multiples raisons, des guerres qui se sont déroulées de la façon la plus cruelle. Aujourd'hui, on sait quels sont
les moyens qui sont à la disposition de l'homme, et chaque vie humaine est comptée. On doit se rappeler ce temps-là, où la vie de l'individu n'avait aucune signification, aucune valeur. L'espérance de vie au Moyen Âge était en moyenne de 30 ans. Quand quelqu'un dépassait 30 ans, on considérait qu'il avait déjà longuement vieilli. Il y avait une cruauté sans bornes. Les gens se tuaient à mains nues, sans aucune hésitation. Et on parlait de guerres qui pouvaient durer 100 ans, des guerres d'affilée.
Une partie de ces guerres étaient des guerres de religion, une bonne partie, pour ce qui semblerait aujourd'hui impensable. Donc, il y avait dans le monde un état de guerre latent. De temps en temps, les guerres se déclaraient et les hommes se tuaient sans hésiter. C'est donc de cela que parle le Rav: dans un tel état.
Dans une telle situation, le peuple d'Israël ne pouvait pas apparaître avec ses valeurs, avec ses qualités. Il ne pouvait pas faire apparaître l'esprit moral que l'on trouve dans la Bible. C'était impossible. Celui qui voulait survivre devait tuer, il n'y avait pas d'autre choix: c'était l'autre ou toi.
Et il est clair qu'à la fin des temps, c'est-à-dire à l'aboutissement du projet, le Rav dit maintenant la phrase suivante: il est clair que, pour pouvoir évidemment réaliser notre retour complet, total, sur la scène mondiale, nous devons éveiller toutes nos forces. Il est clair que, pour pouvoir réaliser le projet de notre retour, toutes nos forces doivent se réveiller, et que l'on doit se servir de tous les moyens que le temps permet.
Je m'explique. Notre départ de la scène mondiale en tant que nation a mis en veilleuse nos forces nationales. Quand nous étions présents sur notre terre, c'est-à-dire quand on parle de l'histoire biblique, on parle d'une histoire où l'on voit le peuple d'Israël, avec toute sa force, avec toute sa vaillance. Ses forces sont là, elles sont présentes, elles sont capables de mener une nation et d'avoir la force de résister à toute tentative venant de l'extérieur pour essayer de porter atteinte à notre entité nationale. Et la Bible nous parle de cela.
Quand nous sommes partis en exil, nos forces, nos forces vives, à tous les niveaux, se sont mises en veilleuse. On n'aurait pas supporté l'exil, on n'aurait pas pu voir les vagues de l'exil déferler sur nous sans réagir, si nos forces n'avaient pas été mises en veilleuse. Donc notre départ en exil n'a pas seulement été un départ géographique: il a été un départ de notre existence nationale, dont la flamme a baissé. Tout a été mis en veilleuse. Avec notre retour, toutes ces forces-là doivent revenir.
Combien de choses importantes, qui étaient le cœur même de notre vie en tant que nation, ont disparu ! Nous parlons en général de la Beth Hamikdach, mais il ne faut pas oublier qu'a aussi disparu la Malkhout. On n'a même plus idée de qui est la descendance de David. Qui sont les descendants du roi David ? On ne sait pas. Et pourtant, c'est bien la descendance de David qui a été assurée de diriger la nation pour toujours. Où est cette force-là ? Qu'est devenue cette capacité de mener un peuple tel que le peuple d'Israël, de lui faire réaliser son projet ? Tout cela a été mis en coulisse.
Mais à la fin des temps, quand le peuple d'Israël doit revenir, rejouer son rôle parmi les nations, ces forces doivent revenir. Ce sont des forces qui sont énormes. Ce sont des forces, par exemple, qui sont aussi le Sanhédrin, c'est-à-dire des hommes tellement sages qu'ils sont capables de diriger non seulement la vie juridique du peuple, mais aussi de donner un soutien spirituel et moral à tout ce que le peuple entreprend, de le guider, de lui donner le chemin nécessaire à la réalisation de son projet.
En tant qu'Israël, cela a disparu. Le peuple s'est écartelé en petites communautés. Et l'on ne connaît plus que, évidemment, ces communautés-là, qui sont dirigées, mais qui essaient de survivre pendant des centaines et des centaines d'années, en essayant de maintenir une vie juive. Quand on lit la Bible, on se rend compte tout de suite que l'on est à un autre niveau de vie. Les forces qui sont des forces de pratique, des forces où l'on voit cette capacité d'agriculture, de construction, de donner au monde les forces que l'on voit à l'époque du roi Chlomo, le roi …
Cours de la chaîne YouTube d'Orot veKelim
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