Être peuple choisi : la bracha de la Torah et le courage
Le rav explique que la bracha se comprend comme une conscience d'être une nation élue, et que le courage est la correction de tout.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Qu'est ce que la Néchama ? (L’âme de l'Homme), 13 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Pourquoi la terre a été détruite ? Pas détruite, mais abandonnée, perdue. Parce qu'ils n'ont pas fait la bracha avant de lire la Torah. Tu fais la bracha avant de lire la Torah ? Tous ceux qui montent à la Torah, ils font la bracha, non ? Voilà, c'est ça que ne faisaient pas les gens. C'est pour ça que la terre a été…
C'est quoi ce truc-là ? C'était des religieux. Ils ne faisaient pas la bracha avant de monter à la Torah. N'importe quel bar mitsva, quand il monte à la Torah, il sait la bracha. Et même, tu n'as pas besoin de monter à la Torah. Tous les matins, tu le dis, cette bracha dans les birkot hachahar. Alors, quoi ? Oui, mais tu peux dire la bracha sans comprendre ce que ça veut dire. C'est pour ça que je te l'ai redite: Baroukh Atah Hachem Elokeinou Mélekh haolam, acher bakhar banou.
Si je n'ai pas compris que je suis une nation qui a été choisie, créée par Hakadosh Baroukh Hou pour donner à cette nation sa Torah et Torah To, je suis à côté de la plaque. Je risque de tout perdre. Mais c'est ça qu'il faut que je me rappelle.
Donc, ce n'est pas qu'ils n'ont pas fait la bénédiction avant de manger ou avant de monter à la Torah ou arrêter. C'est qu'ils n'ont pas pris conscience qu'ils étaient une nation avant d'aborder la Torah. Et quand tu abordes la Torah sans être une nation, eh bien, tu tombes dans la religion. Et tu peux être très, très religieux, très pratiquant, mais tu ne vis pas au sein de ton peuple.
C'est ça, le hymne. Yerouchalaïm, ce n'est pas une ville. Les chachamim donnent à Yerouchalaïm un corps. Ça devient une femme. Elle a des oreilles. Va lui parler à l'oreille. Chuchote-lui, à Jérusalem, dans ses oreilles. Vous avez déjà vu les oreilles de Jérusalem ? Mais oui. Tu lui parles comme si tu étais amoureux d'une femme. J'aimerais bien que tu m'as fait.
On était encore célibataires. C'est ça qu'il faut dire à Jérusalem. C'est le prophète qui nous le dit. Quand tu étais amoureuse de moi, alors que je n'avais rien encore. Tu n'étais pas mariée avec moi parce que j'avais du fric. Je t'ai proposé un voyage dans le désert. Tu ne savais même pas où aller et tu m'as suivi. Donc, qui c'est, Jérusalem ? C'est l'Assemblée d'Israël, encore une fois. C'est pour ça qu'elle a des oreilles. C'est pour ça qu'elle a une bouche. C'est pour ça qu'il faut lui mettre des colliers d'or.
Mais si on est sclérosé dans des… On ne peut pas évoluer. Rabota et moi, je crie un cri de l'intérieur de chez moi. J'en ai marre de vivre ce genre de Ticha BeAv. C'est fini. Il faut arrêter. Il faut comprendre la source des choses. Il faut corriger les choses. Nous sommes dans une génération où nos enfants sont des merveilles.
Des courageux, regardez les soldats de Tsahal. Est-ce qu'il y a plus grande fierté que ça ? Ça, c'est la correction de tout. On a corrigé 99,9 % de tout ce qu'on a raté. Il ne reste plus rien. C'est rien, c'est des petites… des finitions. Mais il faut prendre conscience de ça. Si tu continues à pleurer comme si rien n'est passé, tu n'as rien compris. Et si tu n'as rien compris, les autres vont te voler ton identité,
à savoir la chrétienté et l'islam. Ils vont te voler ton drapeau, ils vont te voler tous les noms, ils vont te voler toutes les définitions, ils vont te voler tout ce que tu as inventé un jour dans ta vie, ce que tu as amené au monde, ils vont essayer de te le piquer. Parce que tu ne te bats pas, c'est à toi. Il faut revenir à ce courage. Et là, je vous donne, et je termine avec ça. Je pense sincèrement qu'il y a une seule correction qui englobe toutes les corrections.
Ça s'appelle le courage. Le courage de quoi ? De redevenir ce que nous sommes à la base, c'est-à-dire grands. D'arrêter de nous considérer comme des petits, de savoir que nous sommes forts, qu'Hakadosh Baroukh Hou est avec nous, que nous sommes dans l'équipe gagnante, que nous avons fait déjà pratiquement tout le chemin et que nous sommes optimistes. Et grâce à ce courage, il faut l'injecter tous les jours.
Je dis à mes élèves: allez à des cours où on vous donne ce courage. Quand vous sortez d'un cours, vous devez être comme des lions. Ça y est, je change. J'ai décidé de changer. Ça y est, j'en ai marre d'être une mauviette. Je veux redevenir ce que j'étais à la source. C'est ça. C'est avec cette force que tu dois sortir d'un cours. Et si le rav ne te fait pas ça, change. Change. Va chez un rav qui te stimule.
Que lorsque tu sors de son cours, tu as envie de bouffer le monde. Quand je sors d'un cours de mon maître, j'ai envie d'écrire un livre entier. Un livre entier d'un cours. Un genre de tremblement de terre intérieur qui m'a pris, qui m'a fait prendre conscience: « Waouh, tu t'es paumé là, ça fait deux, trois semaines que tu n'as pas étudié, tu es parti en cacahuète, reviens. » Et aujourd'hui, la seule question que je vous pose, et posez-vous-la vous-mêmes tous les jours: qu'est-ce que tu as fait aujourd'hui pour ta nation ?
Nous sommes dans une courbe ascendante, et rien ne nous arrête. Nous sommes grands. Hakadosh Baroukh Hou est avec nous, il nous accompagne, mais il nous demande d'agir, d'être nous-mêmes les acteurs de notre histoire. Et nous sommes en train d'écrire aujourd'hui déjà dit vrai Hayamim Gimel. C'est notre histoire aujourd'hui. Dans 200 ans, on va raconter ce qu'on a fait aujourd'hui. Alors, tâchez de paraître bien, parce que sinon on va dire…
« C'étaient des nazes. » Alors, on n'est pas des nazes, on va réussir. Et on est déjà en train de réussir.
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
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Qu'est ce que la Néchama ? (L’âme de l'Homme)
Ce cours fait aussi partie de la série « Toutes les vidéos, Rav Yoël Benharrouche ».
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