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Questions-réponses avec des élèves du Mahon Meir

Le Rav Yoël Benharrouche et Rony Akrich répondent aux élèves sur la responsabilité personnelle, Israël et le passé.

51 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Devenir un ustensile de la lumière divine selon le Bach, 5 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ça, je crois que c'est notre dernier cours. Non, c'est le dernier cours, d'ailleurs. Avec Yoël, on a pensé faire plutôt des questions-réponses, à propos de tout ce qui vous a interrogés et auxquelles vous pensez ne pas avoir reçu de réponse suffisante. C'est peut-être l'occasion d'échanger avec deux des personnes qui vous ont enseigné.

La parole est à vous. De toute façon, à chaque cours c'est questions-réponses, puisque vous ne me laissez jamais faire un cours. Moi je parle. À part chez Rony, parce qu'il est menaçant. Essayez d'ouvrir un peu et de nous dire, je vais un peu affûter ce que mon ami Rony a dit, si vous pouvez nous donner des clés, pas seulement pour vous, mais pour l'avenir, pour les chiourim à venir. Qu'est-ce qui vous manque un peu dans cette année du Mahon ? Qu'auriez-vous voulu de plus ? Dans quel sens accentuer les cours, le sens des cours ? La façon dont on a transmis cet enseignement vous a-t-elle convenu ? Plus ou moins, moins, plus, dites, ouvrez les choses, parce que ça nous aide à avoir des outils pour les années prochaines.

Alors, ceux qui veulent parler, levez la main. Vous voulez plusieurs heures de cours, c'est-à-dire que les cours que vous avez ne suffisent pas, d'après vous ? De quoi ? Qu'est-ce que c'est ? Je n'ai pas compris. Avec nous ? Ah oui, ça dépend. D'accord. Mais il faut écrire vos doléances.

Si vous avez des questions, ce n'est pas seulement ce qui vous a plu ou pas plu. Si vous avez des questions que vous n'avez pas comprises, un thème essentiel, un thème du judaïsme qui vous parle, sur lequel vous avez envie d'avoir des réponses à vos questions et ainsi de suite. Qu'avez-vous retenu de ce qu'on vous a enseigné ? Yoël et moi, vous nous avez eus une heure par semaine, en Tanakh ou en Torah, Takbala et émouna...

Avec le Rav Yoël, qu'avez-vous retenu ? Je veux dire, vous sortez dans une semaine, deux semaines, trois semaines, avec des bagages. Qu'y a-t-il dans vos bagages ? Êtes-vous certain d'avoir emporté quelque chose avec vous ? Ou bien avez-vous besoin de poser d'autres questions ? Pas seulement maintenant, même après. Il reste en tout cas des questions en suspens. Quel est le leitmotiv de la Torah de Rony ? Quel est le leitmotiv de la Torah du Rav Yoël ? Quels sont leurs leitmotivs ? Qu'ont-ils voulu vous enseigner, vous apporter ? Quel... ?

Alors, à ta première question, la prise de conscience que tu es un homme...

Avant de commencer à comprendre ce qu'il fait, c'est tout simplement le moment où tu prends conscience que tu es un être vivant. Quand tu es bébé, à un moment donné, tu crois que tes membres sont à l'extérieur de toi-même. Tu te touches les pieds, tu as l'impression que c'est quelque chose, une poupée qu'on vient de te donner. À un moment donné, tu prends conscience que tu es une globalité, d'accord ? Mais à partir du moment où tu sais que tu es un être, une entité, avec une pensée en entité, tu commences à entrer et...

...à mettre les choses en détail. Si, Chas Véchalom, ta vie se résume à cette première étape, où tu as l'impression que ton pied t'est étranger, imagine ce que ça va faire à tes oreilles, à tes pensées, à tes actes. Tu auras des problèmes moteurs, tu auras des problèmes qui ne sont pas toi-même. Tu vas arriver à une conclusion: comme on entend malheureusement dans beaucoup de chiourim, « le Yetzer Hara m'a poussé à faire ça ». Qu'est-ce que veut dire le Yetzer Hara ? C'est qui ? C'est toi-même !

C'est toi-même, mais comme tu as projeté quelque chose à l'extérieur, tu te décharges de la responsabilité que tu as sur ta propre vie, et tu te dis: non, ça, c'est l'autre, qui est en moi. Résultat: tu vis dans une schizophrénie, Chas Véchalom. Il y a donc un problème, et un danger, à vivre de manière éclatée avant de prendre conscience que tu es un. Tu veux ajouter quelque chose ? Je vous ai dit que pour les anniversaires, j'ai l'habitude de bénir les gens en leur disant:

« Le jour de ta naissance est le jour où l'Éternel s'est rendu compte de l'insuffisance de son monde, raison pour laquelle il t'a fait venir. » Il s'agit donc d'une appréciation globale, de l'appartenance à une globalité, à une totalité de la création. J'entreprends le personnage si singulier, si particulier que je suis. Et justement, à travers cette compréhension-là, je sais que le rôle que je vais devoir jouer fait partie, en tout ou en partie, de cette raison première, de cette totalité à laquelle j'appartiens. C'est dans cela que l'homme prend conscience qu'il n'est pas rien ni n'importe quoi, mais qu'il est partie prenante d'un événement qui le dépasse, certes, mais dont il fait intégralement partie.

Bien avant vous. Et bien après vous. Donc ce n'est pas vous qui faites le Mahon. C'est le Mahon, avec son idéologie, qui vous fait, qui se dévoile à travers vos particularités, celles de chacun. Ok. Pour ceux qui répondent: se rappeler, se rappeler, se rappeler constamment. Se rappeler constamment, il y a une manière essentielle: que vous gardiez cela à l'esprit.

Quand vous vous dites homme, quelle est la définition que vous donnez à l'homme ? Et ce dont vous devez vous souvenir, c'est cette notion-là, qui est amenée par un goy converti au judaïsme, en araméen, qui s'appelle Onkelos, et qui définit l'homme. Rappelez-vous simplement cela, vous comprendrez de quoi il est question. L'homme, c'est Rouach Memaléla, c'est-à-dire un esprit sociable, social, un esprit communicateur.

C'est donc dans l'essence même de l'homme que je suis, je naîs d'une réalité foncière. Non seulement à travers ce que j'ai expliqué à Noam, c'est-à-dire qu'il y a une raison pour laquelle je suis là, mais aussi parce que cette raison n'est raisonnable que si elle est en altérité avec mon prochain. C'est-à-dire si elle comprend, à chaque instant, la notion d'altérité.

Ta notion d'altérité commence à l'origine. Dans quelle origine ? Dans le fait que tu es l'enfant de ta mère, et que ta bouche veut se nourrir au sein de sa mère. Tu as besoin de l'autre, de la main qui se tend, de la main qui accompagne, etc. Donc, dès l'origine, la notion d'homme et de responsabilité collective est dans la notion foncière de savoir, chez Onkelos, Rouach Memaléla. Qui es-tu ? Rouach Memaléla. C'est-à-dire que j'ai conscience de l'existence de l'autre. Mais je ne peux avoir conscience de l'existence de l'autre qu'à partir du moment où j'ai conscience de moi-même. Ce sont des notions primaires, mais essentielles.

La réponse que j'ai donnée à Noam est en amont de la réponse que je t'ai donnée à toi. C'est parce qu'il y a une pleine conscience de la raison pour laquelle je suis né que je dois vivre, et que je dois vivre dans la reconnaissance que je ne suis pas... Je n'ai pas dit que je suis unique au monde, mais je ne suis …

Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche

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