Devenir un ustensile de la lumière divine selon le Bach
Le Bach explique pourquoi la Torah réduite à un livre de lois ne mène pas à la Gueoula, et ce que signifie le face-à-face avec Hachem.
Rav Yoël Benharrouche
Ensuite : Pessah : sortir de la prison de son identité, 4 min
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Chalom Ouvracha, aujourd'hui je voudrais avec vous développer un thème, bien entendu toujours dans l'ordre de la Gueoula, mais un peu plus au niveau de l'intériorité, c'est-à-dire pris par les textes de la Kabbale.
… sombre de l'univers vers la face qui est en réalité la face d'Hakadoch Baroukh Hou. On appelle cela, dans le langage de la Kabbale, Ahor ouPanim, c'est-à-dire que nous devons passer d'un état où nous étions dos à dos avec l'Éternel à une situation de face à face avec l'Éternel.
Et le Beit Hadash nous explique pourquoi l'exil de notre terre a eu lieu. Il dit là-bas: tout simplement parce que l'étude de la Torah, étudiée dans le passé, et malheureusement peut-être, je ne le souhaite pas, dans le présent, n'était que pour savoir comment faire les mitsvot.
Je dis avec ces mots-là: seulement pour savoir comment faire telle et telle mitsva. Autrement dit, ils ont fait de la Torah un livre de loi, c'est tout. Ces gens-là, dit le Bach, ne peuvent pas réaliser la prophétie du prophète Jérémie.
Ils ne sont pas devenus des sanctuaires, des ustensiles de la lumière divine. Pourquoi ? Tout simplement parce que leur lecture de la Torah, leur étude de la Torah, est une étude superficielle, une étude qui sert seulement à savoir comment faire les choses.
Or, dit le Beit Hadash, le but même d'arriver en Terre d'Israël, pour le peuple d'Israël, c'est de devenir eux-mêmes, le peuple d'Israël lui-même, un sanctuaire pour la manifestation des lumières et des valeurs divines. Notre retour en Erets Israël fait de nous un ustensile, et l'ustensile, c'est l'assemblée d'Israël tout entière. Nous devenons en réalité la femme, l'épouse, entre guillemets, d'Hakadoch Baroukh Hou, dans cette relation de face à face.
Et donc nous sommes passés de l'arrière vers la face, comme Adam Harichon, rappelez-vous, qui a été créé dos à dos avec la partie féminine. C'est-à-dire que le masculin et le féminin étaient dos à dos, il y a eu une coupure pour que la partie féminine revienne et vive face à face avec son côté masculin. Eh bien, ce degré se répète durant notre histoire.
Et nous passons sans cesse d'un degré qui est dos à dos à un degré qui est face à face. Et il faut bien comprendre que cette Torah doit nous rendre puissants. C'est-à-dire qu'elle doit changer de phase, elle doit monter de niveau. Et donc il ne faut pas la considérer comme un livre de loi seulement, car cela vide la Torah de tout son sens divin.
Et la Terre d'Israël exige de ceux qui montent vivre sur cette terre une puissance, un renouvellement, une forme de vie beaucoup plus fraîche et nouvelle, avec des forces renouvelées et multipliées par cette étude.
Et donc ils deviennent, comme disent nos hakhamim, des gens courageux dans tous les domaines de la vie, pas seulement au niveau de l'étude. Et, comme je le répète souvent, une étude qui est devenue la réelle vie.
Cours de la chaîne YouTube du Rav Yoël Benharrouche
Dans la même série
Toutes les vidéos de la chaîne, de la plus récente à la plus ancienne.
- 235
La sortie d'Égypte, racine de toutes les délivrancesLe Rav Harlap : la neshama se réveille dans l'oppression, et le maror et la matsa forment une seule délivrance. - 236
Mitzrayim, prison de l'identité et sortie vers soiL'Égypte comme matrice de toute délivrance : retrouver son identité d'Israël, peuple pensé par Dieu dès l'origine. - 237
Peuple, terre et mitsvot : que vaut la Torah en Israël ?Le rav explique pourquoi le juif est d'abord membre d'un peuple, et ce que devient la pratique individuelle une fois revenu sur sa terre. - 238
Questions-réponses avec des élèves du Mahon MeirLe Rav Yoël Benharrouche et Rony Akrich répondent aux élèves sur la responsabilité personnelle, Israël et le passé. - 239
Devenir un ustensile de la lumière divine selon le BachLe Bach explique pourquoi la Torah réduite à un livre de lois ne mène pas à la Gueoula, et ce que signifie le face-à-face avec Hachem. - 240
Pessah : sortir de la prison de son identitéMitzrayim lu comme Meitzar Mi, la prison du moi, et le lien entre sortie d'Égypte et don de la Torah. - 241
Pessah, la bouche qui raconte et libère la parolePourquoi raconter la sortie d'Égypte fait descendre la lumière divine dans le monde. - 242
Combler le vide laissé par un élève, Yerouchalayim d'en haut et d'en basLe khiloul de la disparition se comble par le kidouch Hachem, selon la distinction des deux Yerouchalayim. - 243
Yérouchalayim, Chamaïm et Erets : l'équilibre de la TorahLe rav relit le verset de David sur la grandeur divine : bonté, mesure et équilibre, et pourquoi Yérouchalayim est au pluriel. - 244
Pessah, la sortie d'Égypte et le message aux nationsLe Rav Kook voit dans la sortie d'Égypte le printemps de l'humanité entière, modèle de libération.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav