Les quatre fils de la Haggada et l'attitude face à l'histoire
Pourquoi la Haggada parle de quatre fils, et ce que le Korban Pessa'h demande : participer à son histoire.
Rav Élie Kling
Ensuite : Les quatre enfants de la Haggada, lus comme un seul enfant, 1 h 16
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Euh, c'est d'ailleurs, on va parler d'un passage de la Haggada. Et qui a écrit la Haggada ? Qui a écrit la Haggada ? Il a dit les Hakhamim. Dans ce genre de questions, il faut toujours répondre les Hakhamim. On n'a jamais tort. Les Hakhamim, ça prend une période très très longue. Non, mais la vérité, c'est que la Haggada de Pessa'h est là pour accomplir une mitsva assez particulière. Il y en a un qui pense que c'est la seule mitsva qui nous reste encore aujourd'hui dans la Torah.
C'est quoi, la mitsva qu'on fait dans la Torah ? Qu'est-ce qu'il y a d'écrit dans la Torah ? « ». Donc il y a une mitsva, parmi les 613 mitsvot, qui consiste à raconter le jour anniversaire de la sortie d'Égypte. « ». Donc nous raconter le jour anniversaire de la sortie d'Égypte.
À la génération suivante, ce qui s'est passé. Ce n'est pas évident qu'il y ait une tsarah, parce que ça faisait pas mal de temps déjà. Pourquoi ce serait la seule qui se rendait compte ? Alors, la vérité, en général, on dit qu'il y en a une deuxième, en tout cas celle-là.
— À Pessa'h, ou le soir de Pessa'h ?
— Pardon ?
— Non, je parle de Pessa'h. Le soir de Pessa'h.
— Ah, d'accord. Matsa. Matsa, ouais. Et Maror, également. Et la vérité, certains pensent qu'aujourd'hui, la Matsa et le Maror…
Ce n'est pas vraiment une mitsva de la Torah, parce que dans le verset, c'est écrit qu'il faut manger la Matsa et le Maror avec le Korban Pessa'h. « Al matsot oumerorim yokhlou. » Or il n'y a quand même pas de Korban Pessa'h aujourd'hui. Alors du coup, on mange la Matsa et on mange le Maror, donc ce n'est pas vraiment une mitsva de la Torah. Il y a donc une controverse, en fait, pour savoir si c'est vraiment une… On préfère penser que c'est une mitsva de la Torah, parce qu'avec tous les efforts qu'on fait pour manger la Matsa et le Maror, on ne fait qu'une mitsva de Hakhamim. En tout cas, au niveau de la Haggada, il n'y a pas de controverse, c'est sûr que c'est une mitsva de la Torah.
Donc ce qui fait que c'est important que ça soit bien fait. Et comme vous le savez, le texte de la Haggada, il date de quand ? La Haggada que vous avez dans les mains aujourd'hui, elle date de quand ? Dans ses grandes lignes, elle date déjà de l'époque de la Michna, et sans doute déjà d'avant. C'est déjà avant, puisque la mitsva existe depuis la sortie d'Égypte. Donc je suppose que, déjà le jour anniversaire de la sortie d'Égypte, c'est-à-dire un an après,
ils avaient déjà raconté ce qui s'était passé, et comme ça, ça s'est transmis de génération en génération. Donc il y avait certainement déjà quelque chose qui avait été transmis, qui avait été dit, et c'est devenu le texte de la Haggada qu'on connaît à partir de l'époque de la Michna, c'est sûr, et sans doute déjà avant. Pas exactement le texte qu'on a, mais enfin, l'ossature, c'est le plus important.
Comme vous le savez également, il y a un passage plus important que les autres. Si jamais vous l'avez loupé, celui-là, c'est comme si vous n'aviez rien fait, c'est comme si vous n'aviez pas fait la mitsva. C'est lequel ? C'est écrit dans le texte, dans la Haggada: si on n'a pas fait ça… C'est important de ne pas dormir à ce moment-là, en vrai. Donc, pas seulement toi, tu ne dois pas dormir, il faut faire en sorte que les gosses aussi ne dorment pas, parce que c'est vraiment plus important.
Pessa'h, Matsa, Maror. C'est-à-dire que tu dois indiquer les trois mitsvot de Pessa'h: Matsa, Maror, et en racontant un petit peu sur ta Pessa'h, qu'est-ce que c'est. Pessa'h, il y a un petit passage. Mais, comme vous le savez, toute cette histoire de la Haggada, ça ne veut pas dire qu'il n'y a que ça à dire, ça veut dire que ça, c'est le minimum. Et puis, plus tu en rajoutes, mieux ça va. Et quand vous allez rentrer à la maison, je suppose, hein, pour la plupart d'entre vous, non ?
— Ouais, ouais.
Ils vont vous demander: « Qu'est-ce que tu as fait à Chiva ? » Donc tu ne vas pas commencer à raconter une souga compliquée, parce que ce n'est pas le moment, tu vois. Moi, je me rappelle quand j'étais petit, et durant tout ce que j'avais appris pendant ces dernières heures, je l'ai raconté, alors tu restais à l'écart, comme ça, et j'ai dit: « Oh, c'est pour ça que j'attendais le Chiva, tu vois. » Je pense qu'il faut raconter quelque chose qui est en lien avec ça. Je suppose que vous avez déjà appris un certain nombre de choses. Mais ce que moi je vous propose de faire maintenant, c'est…
L'histoire des quatre enfants. Vous connaissez l'histoire des quatre enfants ? Comment est-ce que la Haggada sait qu'il y a quatre types d'enfants dans le peuple juif ? Il y a une étude sociologique pour le savoir ? Parce que c'est la Torah qui le sait. Ce ne sont pas les sages qui ont décidé qu'il y a quatre enfants, et pas cinq, ou pas dix… C'est qu'ils ont étudié le texte. Ils ont étudié le texte, et puis ils ont vu que, à quatre reprises dans le texte,
il y a, enfin, pratiquement le même passage, en deux exceptions. Et le passage nous dit la chose suivante: lorsque ton fils te posera la question suivante, tu devras lui répondre la réponse suivante. « ». Par exemple « Ki yichalekha bekhar lemor », et tu devras répondre la suivante. Comme ils ont remarqué que ces quatre soukhim étaient différents, donc les questions étaient très différentes, ils en ont déduit que les questions sont tellement différentes que, sans doute, ce n'est pas la même personne qui les pose. Donc, la Torah parle de quatre…
Dans le Houmach, c'est une question que vous posez à Hachem.
— Voilà.
— À Hachem ?
— Exactement. Donc comment est-ce que c'est une question ? Il est écrit: « Ki yichalekha bekhar lemor… » Et donc il est écrit explicitement que c'est l'enfant qui pose la question. Et c'est écrit également qu'il faut donner la réponse suivante. Sauf que les quatre soukhim en question, donc la question et la réponse, eh bien, les quatre soukhim sont dispersés dans le Houmach. C'est-à-dire, dans le même Houmach.
Alors, normalement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'auteur de la Haggada, qu'est-ce qu'il a fait ? On se serait attendu à ce qu'il fasse ceci: il a pris les quatre soukhim, les a rassemblés, et il a fait une sorte de compilation des quatre soukhim, et il est arrivé à la conclusion, donc, que… Voilà, on s'attend à voir les quatre soukhim des questions et les quatre soukhim des réponses. Quelle n'est pas notre surprise de constater
Cours de la chaîne YouTube du Rav Élie Kling
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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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