Jérusalem réunifiée en 1967 : la main cachée de D.ieu dans l'histoire
Comment le Rav Kook et la guerre des Six Jours font voir la Providence dans la reprise de Jérusalem, Chechem et Hévron.
Rav David Partouche
Ensuite : Pourquoi Jérusalem fut détruite : la leçon des traités, 5 min
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Salut à tous ! Nous allons fêter la réunification de la ville de Jérusalem. En effet, après 2000 ans d'exil, nous avons pu retourner en Erets Israël, mais pas seulement en Erets Israël, pas seulement en Israël, pas seulement avoir un État depuis 1948: nous avons aussi pu récupérer la ville de Jérusalem.
Il est clair qu'une personne qui ne connaît pas l'histoire a des difficultés à voir les miracles. Si on arrive à étudier l'histoire, l'histoire qui s'est passée avec les Juifs qui ont décidé, un beau jour, depuis plus de 150 ans, de retourner en Israël pour reconstruire un pays, alors on peut voir Yad Hachem, Laman HaKadosh Baruch Hou.
Même dans l'histoire de Pourim, lorsque l'histoire de Pourim s'est finie, Esther et Mordechaï ont supplié les sages du Sanhédrin de faire entrer l'histoire de Pourim dans le canon biblique. Pourquoi ? Parce que les Hakhamim de l'époque, les sages de l'époque, avaient du mal à voir dans l'histoire de Pourim Laman HaKadosh Baruch Hou, parce que la main d'Hakadosh Baruch Hou était cachée. Et plus la main d'Hakadosh Baruch Hou est cachée, plus il est difficile de voir la main d'Hachem agir.
Le Rav Kook fait un jeu de mots sur le mot historia, qui veut dire histoire et qui a été pris de l'anglais, et qui est entré dans l'hébreu contemporain, l'hébreu moderne. Il dit: Historia, c'est Estheria. Et c'est quoi, Esther ? C'est ce qui est caché. Yod-Hé, c'est le nom d'Hakadosh Baruch Hou. Hachem se cache à travers l'histoire.
Et ce n'est pas par hasard qu'Hakadosh Baruch Hou, par Moshé Rabbénou, nous transmet l'enseignement suivant: Binou Chenot Dor Vador, contemplez les années des générations. C'est-à-dire étudier l'histoire, voir comment Hakadosh Baruch Hou agit dans l'histoire. Une personne qui est capable de voir Hachem agir dans l'histoire, c'est une personne qui a une grande émouna, qui arrive, même dans les choses les plus obscures, les plus cachées, à deviner le divin qui se faufile un chemin et fait avancer la libération du peuple d'Israël.
Au niveau de l'histoire, il faut savoir qu'on a eu l'État, la création de l'État en 1948, mais malheureusement, la moitié d'Erets Israël était sous l'Empire jordanien. Le gouvernement jordanien, la royauté jordanienne, a été créé en 1922; ils ont fait la conquête d'une partie d'Erets Israël. Dans cette partie d'Erets Israël, qui était la Judée et la Samarie, la vieille ville de Jérusalem et toute la partie est de Jérusalem, la partie sud de Jérusalem, c'est-à-dire Hévron, tous ces territoires qui étaient occupés par les Jordaniens, ont été en fait occupés depuis l'an 1948 jusqu'en 1967. Yerouchalaïm était sous occupation jordanienne.
Les personnes qui connaissent Jérusalem savent qu'on arrive à Jérusalem, on continue vers la Tahana Merkazit, on arrive au centre-ville, on est à la grande rue Yafo, la rue de Jaffa, et au bout de cette rue, de 1948 à 1967, on aurait pu se retrouver devant un mur. Pas le mur des Lamentations, mais le mur sur lequel il fallait pleurer. C'était la frontière, le mur de frontière qui nous séparait: d'un côté, le nouvel État hébreu, et de l'autre côté, l'État arabe, et là, l'État jordanien. La Jordanie avait conquis toute cette partie.
Or, ce qui est très étrange, depuis 1948 jusqu'en 1967, où la Jordanie avait conquis cette partie d'Israël, aucun Arabe qui habitait Jérusalem ou la Judée-Samarie n'a demandé l'indépendance, n'a demandé à faire un État libre, à se libérer du joug jordanien. Tout allait bien: on est sous la Jordanie, on est des Jordaniens, tout va très bien.
En 1967, il s'est passé quelque chose d'extraordinaire. Le monde arabe s'est lié ensemble, a trouvé une unité dans le seul but de détruire le petit État hébreu, qui se résumait à une petite partie de terrain. Et ils ont décidé de menacer l'État hébreu d'extermination. Il y avait Nasser, qui était président de l'Égypte, et qui menace l'État hébreu d'être anéanti. Et il fait une erreur. Quelle est l'erreur qu'il va faire ? Il va s'avancer dans le Sinaï, alors que c'était une zone internationale, et il va aller à l'encontre des droits internationaux, des lois internationales, des accords internationaux.
Il rentre dans le Sinaï, dans le désert du Sinaï, et il met ses forces armées face à la frontière israélienne. Et Israël se sent en danger. Il appelle ce qu'on appelle un safshmoné, une alerte de guerre: il appelle tous ses soldats de réserve. Et on attend. Quand est-ce que ça s'est passé ? Eh bien, ça s'est passé le jour de l'anniversaire de l'indépendance d'Israël, en 1967. En date laïque, c'est le 15 mai 1967. En date hébraïque, c'est le He-Beya Tashkaz.
Mais moi, ce que je veux savoir, c'est ce qui s'est passé. Pourquoi ce jour-là a-t-il été choisi par Nasser pour faire la conquête du Sinaï et menacer l'État hébreu ? L'histoire qui est racontée est la suivante. Elle se passe dans les yeshivot de Merkaz HaRav. On est le soir de Yom HaAtsmaout, le jour de l'indépendance, l'anniversaire de l'indépendance de l'État d'Israël, dans la fameuse yeshiva de Merkaz HaRav à Jérusalem, qui est la yeshiva du Rav Kook. Et le Rav Zvi Yehouda Kook donne son drasha le jour de Yom HaAtsmaout.
Il dit: ça fait 19 ans que nous avons l'État d'Israël, alors que l'État d'Israël, sur le papier, aurait pu durer trois jours, quatre jours. Ça ne tenait pas, c'était impossible, on était si peu nombreux face à des centaines de millions d'ennemis. Maoz Hachem, Hakadosh Baroukh Hou nous a donné la réussite, et pendant 19 ans, nous sommes là. Mais il va commencer à crier et dire la chose suivante: « Chekhem, la ville de Naplouse, vous l'avez oubliée ? » La ville de Chekhem, c'est la ville où est enterré Yossef, le fils de Yaakov, celui qui nous a protégés quand on était rentrés en Égypte. Il s'est dit: « Occupez-vous de nous ! » On l'a laissé tomber aux mains des Jordaniens, et ça fait 19 ans qu'il est dans les mains de nos ennemis, les Jordaniens.
Et la ville d'Hévron, vous l'avez oubliée ? La ville d'Hévron, c'est là où sont enterrés Adam et Ève, Abraham et Sarah, Its'hak et Rivka, et Yaakov et Léa. On les a oubliés ? Ça fait 19 ans qu'on les a laissés dans les mains des Jordaniens, dans la ville d'Hévron. Et Yerouchalaïm, vous l'avez oubliée ? Est-ce qu'on a pu oublier la ville de Yerouchalaïm, de Jérusalem ? Ça fait depuis 1948 jusqu'en 1967 qu'il était impossible de rentrer dans la vieille ville de Jérusalem occupée par les Jordaniens. Le Kotel, le mur, ça fait déjà 19 ans qu'aucune personne n'a pu aller prier au mur.
Ceux qui connaissent un peu la topographie de Jérusalem savent que, lorsqu'on monte la rue Ben Yehouda, il y a une tour, un immeuble de 22 étages. En haut de ces 22 étages, on avait la possibilité, et on a toujours la possibilité, de voir le mont du Temple, de voir le Kotel. Et de 1948 à 1967, les gens montaient là-haut pour faire ce qui …
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Ce cours fait aussi partie de la série « Rav David Partouche, en direct du Machon Meir ».
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