Le septième jour de Pessah et la mer Rouge
Pourquoi Pessah dure deux étapes : Dieu libère, Israël doit prendre sa part et entrer dans la mer.
Rav Mickael Toubiano
Ensuite : Une année au Mahon Meir pour s'intégrer en Israël, 2 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bonjour à tous et à toutes. Depuis longtemps, on ne s'est pas rencontrés. Nous allons commencer notre étude sur la paracha de Beshalla'h avec une question que l'on se doit forcément de poser. Pourquoi la sortie d'Égypte devait-elle passer par deux étapes ? Pourquoi y a-t-il le premier jour de Pessah, mais aussi le septième jour de Pessah ? Ou bien peut-être la même question formulée sous une autre forme: le miracle de la mer Rouge, puisque c'est le sujet principal de la paracha, avait-il comme objectif uniquement la destruction de l'Égypte et l'élimination de Pharaon ? On ne pouvait pas, ou Dieu ne pouvait pas, agencer les choses de telle manière que tout se termine avec la sortie d'Égypte.
Pour répondre à cette question, il nous faut réfléchir ensemble sur le dernier épisode de la paracha de cette semaine. Je vous rappelle la paracha de Beshalla'h.
À la fin de la paracha de Beshalla'h, la communauté d'Israël est confrontée à Amalek. Sans aucune raison, sans aucune prédisposition, Amalek vient et attaque la communauté d'Israël. C'est la première fois que nous rencontrons Amalek dans le texte de la Bible. C'est aussi la première fois que la communauté d'Israël doit se mesurer à la guerre.
Et mon cher Abéno va nous apprendre un très grand principe. La guerre contre Amalek, c'est en fin de compte la prise de conscience de la communauté d'Israël qu'elle doit passer par la réalisation du projet divin. La communauté d'Israël doit passer par la réalisation divine. Ce n'est pas Dieu qui doit tout faire. Ce n'est pas Dieu qui doit tout organiser. Dieu peut participer, Dieu peut prendre l'initiative, Dieu peut décider, mais c'est à la communauté d'Israël de relever le défi.
Alors, quand Amalek vient, mon cher Abéno nous dit, entre parenthèses, que Josué, le prochain dirigeant qui va faire rentrer la communauté d'Israël en Erets Israël, doit se charger du combat. Moïse, lui, se doit de prier pour la communauté d'Israël. Il dit à Josué: quand tu feras la guerre, moi je serai à tes côtés pour prier. Choisis, s'il te plaît, des hommes qui auront deux qualités requises et qui seront les premiers soldats de la communauté d'Israël.
Rachi, dans son commentaire sur la Torah, nous enseigne qu'ils se doivent d'être forts, puissants, des guerriers, des combattants, mais qu'ils doivent aussi avoir la crainte de Dieu. Voilà les deux conditions obligatoires pour entrer en héritage d'Israël: savoir relever les défis matériels, combattants, guerriers, mais d'un autre côté, avoir l'image du prochain divin.
Quand on comprend la guerre contre Amalek à la fin de la paracha, on peut comprendre le miracle de la mer Rouge. La semaine dernière, c'était les dix plaies, et en conclusion, la communauté d'Israël est sortie d'Égypte. Je tiens à préciser que dans les plaies, c'est Dieu qui a fait tout le travail. On peut dire, de manière un peu imagée, que la communauté d'Israël était téléspectatrice.
On ne peut pas, et on ne doit pas, rester toute sa vie téléspectateur. Cette semaine, la communauté d'Israël doit prendre sur elle la décision d'entrer dans la mer Rouge. Heureusement qu'il y avait Nahchon ben Aminadav pour nous apprendre comment le faire. Imprégné de la crainte divine, on se doit d'agir, on se doit d'assumer des responsabilités, même si on ne sait pas toujours exactement comment les choses vont se décider.
Dans le texte de la Bible écrite, nous n'avons pas d'allusion à cela. Mais dans le Midrash, les hakhamim nous apprennent que, devant la mer Rouge, il y a eu une grande dispute au sein de la communauté d'Israël, et qu'il y a eu quatre tendances. Nous n'allons pas, dans le temps qui nous est imparti, étudier le Midrash de manière approfondie. Mais on va juste dire que celui qui nous a montré le chemin, c'est Nahchon ben Aminadav.
Le premier jour de Pessah, c'est la participation de Dieu à la sortie d'Égypte. Le dernier jour de Pessah, c'est la prise de conscience de la communauté d'Israël qu'elle doit, elle aussi, participer activement à la responsabilité de la réalisation, et qu'elle doit prendre des décisions.
Il est intéressant de remarquer que le dernier jour de Pessah tombe toujours le même jour de la semaine que Yom HaAtsmaout.
Ça suffira pour cette fois-ci. À la prochaine fois, si vous voulez.
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