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Le Omer et le secret de l'économie d'Israël

Mordechai enseigne le Omer le 16 Nisan ; le rite de l'orge révèle la sainteté de l'économie israélienne selon le Rav Kook.

22 min

Rav David Partouche

Ensuite : Combien de matsa manger à Pessah : les quantités, 3 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous continuons nos cours sur Pourim. Nous étions dans le plan stratégique d'Esther. Esther donne son plan. Mordekhaï Ye'houdi va accepter son plan, et il va rassembler. Elle lui dit: « Lekh kenos et kol ha-Yehoudim », va rassembler les Juifs. Les hassidim disent: « Lekh kenos », va rassembler. Knos, c'est le rassemblement. Cela donne knesset, l'assemblée. Mais cela veut dire aussi kanès, c'est-à-dire rentrer.

Les hassidim disent: rentre en toi-même pour éveiller l'étincelle d'Israël qui est nommée, pour leur rappeler qu'ils appartiennent au peuple d'Israël. Et là, cela éveillera le peuple d'Israël. Maintenant, Mordekhaï va faire cette action. Et qu'est-ce qu'il va faire pour éveiller le peuple d'Israël ? D'abord, il va rassembler la jeunesse d'Israël. Il va la rassembler à la beit knesset, il va la rassembler à la yeshiva, et là-bas, il va leur enseigner la Torah. Et nous sommes le 16 Nissan, et il est assis avec ses élèves, Mordekhaï et Ye'houdi.

Il voit au loin. Qui le voit, dit le Midrash ? Il voit Haman s'approcher avec un cheval à la main. Maintenant, nous, nous connaissons la fin, mais Mordekhaï ne connaît pas la fin. À la fin, Haman va lui proposer, va lui dire ce que le roi avait demandé: de le faire porter, de le mettre chevauchant sur le cheval royal, dans toute la ville, tiré par Haman. Mais ça, Mordekhaï ne le sait pas. Et lorsqu'il voit, Mordekhaï dit, il voit Haman, il dit: « Waouh ! »

Il est venu là pour me tuer. Et ses élèves lui disent: non, on ne veut pas te laisser seul. Mordekhaï dit: laissez-moi, parce que vous allez être touchés par la braise de ce méchant. Et Haman entre dans la bataille. Et dans la bataille, Haman demande à Mordekhaï: qu'est-ce que vous étiez en train de faire ? Et Mordekhaï dit: nous étions en train d'étudier. Et Haman demande: étudier quoi ? Mordekhaï lui répond: nous étions en train d'étudier.

Le secret du ômer. Le ômer, qu'est-ce que c'est ? On avait l'habitude, le 16 Nissan, c'est-à-dire le lendemain de Pessa'h, d'aller faire un sacrifice qui s'appelle le sacrifice du ômer. Aujourd'hui, ce qu'il nous reste du sacrifice du ômer, on ne fait plus de sacrifice, il nous reste le compte du ômer. Mais qu'est-ce que le ômer ? Le ômer, c'est une mesure d'orge qu'on apportait en sacrifice au Beth Hamikdach, au Temple. Mais quand est-ce que cela se passait ? Cela se passait à la sortie

du premier jour de fête de Pessa'h. Je vous donne un exemple très simple. Mardi soir, nous sommes le 15 Nissan. Nous réunissons toute la famille, nous mangeons la matza, le maror, et à l'époque du Temple, nous mangeons aussi l'agneau pascal, le korban de Pessa'h. Le lendemain matin, nous allons à la téfila, nous sommes le mercredi, le 15 Nissan. Et le mercredi soir, nous faisons Arvit, nous prions.

Et nous sortons du premier jour de fête, du premier jour de Yom Tov, et nous commençons les jours de Hol HaMoèd. Mais au moment où nous sortons du jour de Yom Tov, du jour de fête, nous allons tous, ceux qui sont à Yerouchalaïm, ceux qui sont tous arrivés à Yerouchalaïm, nous allons dans les plaines en bas de Yerouchalaïm, et nous allons trouver là-bas les Kohanim, qui sont chacun avec une serpe à la main, trois Kohanim dans ce cas-là, avec un sac sur le dos, et ils s'apprêtent à couper

de l'orge qui avait poussé à l'extérieur de Jérusalem. Et il commence à dire: vous êtes avec vos serpes ? Oui. Vous êtes avec vos serpes ? Oui. Vous avez vos sacs ? Oui. Vous avez vos sacs ? Oui, etc. C'est une cérémonie pour pouvoir couper cet orge. Cet orge, une fois qu'il sera coupé, sera écrasé, transformé en farine d'orge, etc. Et on apportera cela en offrande au Beth Hamikdach. Et pourquoi cela ?

On apporte cette offrande pour permettre la nouvelle récolte. C'est-à-dire que le sacrifice du ômer va permettre l'utilisation de la nouvelle récolte. C'est-à-dire que si l'on avait déjà cultivé, moissonné du blé ou de l'orge, parce qu'à cette époque de l'année, il y a plus d'orge que de blé, on n'avait pas le droit de consommer cette orge ou ce blé cultivé et moissonné avant le 16 Nissan, tant que le ômer n'avait pas été apporté au Temple.

C'est-à-dire que lorsqu'on apporte le sacrifice du ômer au Temple, alors il est permis de commencer la nouvelle récolte, de consommer la nouvelle moisson, etc. À l'époque de nos sages, lorsqu'ils ont parlé de cette mitsva qui est déjà marquée dans la Torah, il y avait les sadducéens. Les sadducéens se conformaient uniquement au texte écrit de la Torah, mais pas à la Torah orale.

Et il y avait une grande discussion, une dispute, une controverse, et contre les sadducéens c'était une controverse très dure. Ils disaient que nous avions l'obligation de faire le sacrifice du ômer uniquement « mimaharat ha-Chabbat ». Il est écrit que vous devez faire ce ômer « mimaharat ha-Chabbat », le lendemain du Chabbat. Et là...

Les sadducéens disaient: mais attendez, Chabbat, de quel Chabbat parle-t-on ? On parle du Chabbat, du samedi. Donc, c'est vrai que le verset fait un rapport à Pessa'h. Donc, si l'on parle du samedi, on parle du samedi, qui est la demi-fête, la moitié de Pessa'h. Donc, le Chabbat, qui est la demi-fête de Pessa'h, le lendemain du Chabbat, c'est-à-dire le dimanche... le samedi soir, on fait le sacrifice du ômer. C'est comme cela que les sadducéens comprenaient le verset.

Or, les pharisiens, nos sages, disaient: mais non, on sait que même s'il est écrit Chabbat, ce n'est pas le Chabbat du samedi comme d'habitude. Et là, ici, le premier jour de Yom Tov est appelé Chabbat. Chabbat, c'est le premier jour de Yom Tov de Pessa'h, c'est le premier jour de fête de Pessa'h. Ce qui veut dire que « mimaharat ha-Chabbat », le lendemain du premier jour de Pessa'h, vous devez faire le ômer. C'est-à-dire qu'à la sortie de la fête, du premier jour de Yom Tov, on doit aller sacrifier le ômer.

Le Rav Kook se pose la question: c'est quoi cette machloquette, c'est quoi cette controverse entre nous, d'un côté les sadducéens et de l'autre nos sages ? Quelle est la profondeur de cette machloquette ? Comment se fait-il que cette dispute porte sur le samedi soir, ou bien sur la sortie du premier jour de fête de Pessa'h ? Où est-ce qu'il va l'en venir ? Et le Rav Kook explique la chose suivante. La controverse porte sur ce point: si la fête de Pessa'h tombe un vendredi, et à l'époque du Temple c'était possible,

la fête de Pessa'h tombe un vendredi. C'est-à-dire que le jeudi soir, on a mangé la matza et le korban de Pessa'h. Le vendredi matin et le vendredi dans la journée, c'est le premier jour de Pessa'h. Et la sortie de Pessa'h est le vendredi soir. Alors qu'est-ce qu'il faut faire ? Même si c'est vendredi soir, même si …

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Ce cours fait aussi partie de la série « Rav David Partouche, en direct du Machon Meir ».

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