De Pessah à Chavouot : des animaux à l'humain
Pourquoi les sept semaines de l'omer préparent le passage de l'orge au blé, de l'image animale à l'image divine.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Les prémices de Chavouot, entre Torah et Erets Israël, 4 min
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Bonjour à vous tous, on se retrouve cette fois-ci pour parler de Pessah à Shavuot. Lorsque nous sommes sortis d'Égypte et que nous voulions nous rendre au Mont Sinaï, il fallait que nous nous préparions à cela.
Cela s'appelle ces 49 journées, qui sont 49 degrés, venant réparer les 49 degrés dans lesquels nous nous étions fourvoyés pendant 210 ans en Égypte. Comment réparer cette image animale sur le visage de l'homme, lorsqu'il nous fallait espérer qu'au pied du Mont Sinaï nous recevions cette image divine à poser sur le visage humain qui était le nôtre ?
Comment passer de l'un à l'autre ? Nos sages ont trouvé un moyen presque mnémotechnique de réaliser cela. Pendant les sept semaines qui nous séparent de Pessah à Shavuot, nous devrions lire les maximes de nos pères, c'est-à-dire les propos de nos sages de l'époque qui suivit le Second Temple, et qui sont de véritables leçons.
Il était important de faire valoir que lorsque nous serions en Erets Israël, et qu'il nous faudrait monter au Temple après la fête de Pessah, nous amènerions une poignée d'orge. Mais l'orge est un aliment qui sert aux besoins de l'animal, alors que lorsque nous y viendrons à l'époque de Shavuot, nous amènerons une poignée de blé, qui sert bien évidemment d'aliment à l'homme. Comment faire pour transcender ce moment où l'aliment animal allait pouvoir devenir l'aliment humain ?
Il fallait, comme nous venons de le dire, que l'homme puisse se transcender lui-même, s'élever, se sublimer. Comment est-ce possible ? Lorsque l'homme était capable de partir à la rencontre de l'être qui vibrait, qui vivait en lui, cet être relevant de ce que nous étudions généralement et continuellement, cette identité morale de la manière d'être homme, d'être homme hébreu. Ce n'était pas n'importe lequel. Dès l'origine, dès la création de l'homme, l'Éternel est à la recherche des dimensions, des valeurs, des vertus qui vont faire de l'homme véritablement celui qui attend l'Éternel.
De cette fête-là à cette fête-ci, il n'y avait qu'une seule possibilité de transcender l'animal vers l'humain: que l'humain soit capable de se sublimer, comme je l'ai dit, grâce à l'étude des vertus. Être bon, être juste, être droit, être aimant, être de tous ces attributs dont l'Éternel nous entretiendra afin de le connaître. Il n'y avait rien d'autre possible, si ce n'est cette identité morale, pour permettre à l'homme de rencontrer l'Éternel.
Comment pouvions-nous être au pied de ce Mont Sinaï sans avoir d'abord révélé le meilleur, le bon, le bien et le beau, qui vivaient encore une fois et vibraient en notre propre sein ? Comment était-il possible de recevoir un contenu au pied de ce Mont Sinaï, s'il n'y avait pas le contenant prêt à le recevoir ?
Il est clair que c'est cela que l'Éternel attendait de l'homme et continue d'attendre de l'homme: que cet être, en devenir, soit capable de comprendre que, sans la pleine appréciation et la pleine réalisation de ce contenant, quel contenu y mettre si ce contenant se trouvait fêlé, brisé, fracturé, et je ne sais quoi d'autre ? Il fallait qu'il soit de cette teneur, de cette grandeur de plénitude
pour pouvoir y recueillir les torrents d'amour que l'Éternel voulait nous offrir, afin de devenir non plus l'image animale sur le visage humain, mais l'image divine sur le visage humain. Shalom.
Cours de Machon Meir
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