Pessah, la liberté et le retour à la royauté
Le verre du Kidouch, le lavage des mains et la matsa brisée, lus comme des gestes de liberté et de renaissance.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Du compte de l'Omer : de la sortie d'Égypte au don de la Torah, 15 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Chers téléspectateurs, shalom, heureux de vous retrouver de nouveau sur notre antenne. Je me souviens lorsque mon frère, ma sœur et moi-même étions petits, papa nous disait: « Les enfants, nous sommes tous rois. » Chimon bar Yochaï, dans un midrash, dit que nous sommes bné melakhim, c'est-à-dire que nous sommes des princes, que nous sommes nobles, et que, comme tous les nobles, nous avons une manière de parler, une manière de nous comporter, une manière de nous exprimer qui fait de nous des gens naturellement nobles, naturellement royaux.
Alors il dit que, dans cette soirée de Pessah, lorsque les hommes se libèrent des carcans de leur histoire, ils redeviennent rois. Rois, cela veut dire qu'ils redeviennent ceux qui règnent, qui règnent pour eux-mêmes, qui ont le loisir de pouvoir décider, de pouvoir choisir ce que l'Égypte nous avait empêchés de faire. La liberté que l'Éternel nous octroie, eh bien, au moment où nous allons prendre le verre du Kiddouch dans le creux de la main, le verre du Kiddouch, c'est un kos. Le creux de la main, ce sont les quatorze phalanges, yad. Avec le kos, cela fait quinze.
Ces quinze degrés, ces quinze marches que le Kohen devait gravir pour aller vers la grande sanctification. Mais vous vous rappelez, nous en avions parlé: lorsque je vais dire le Kadèch sur le Kiddouch ce soir de Pessah, eh bien, je ne viens pas simplement sanctifier, car ce serait peut-être, je dirais, une traduction simpliste. Je viens, vous vous rappelez, comme le Zohar le dit, donner un souffle de vie.
Un souffle de vie, parce qu'avec le Kiddouch, je vais introduire un nouveau jour. Le jour de la liberté. Le jour où je redeviens roi. Le jour où je redeviens maître. N'est-ce pas tout cela ? Un nouveau souffle de vie. Avant, je n'avais pas de souffle de vie. Je respirais mal. J'avais une insuffisance dans ma respiration.
Ils n'ont pas entendu le message de délivrance de Moché parce qu'ils avaient le souffle court et un dur labeur. Aujourd'hui, ce soir, en introduisant Pessah, je viens et je fais valoir que je suis libre. Alors nous implorons l'Éternel: sanctifie-nous, donne-nous, apporte-nous, octroie-nous, offre-nous ces souffles de vie qui font que nous sommes capables de nous mettre en marche vers ce renouveau-là.
Lorsqu'on vient et qu'on me dit: « Fais l'ablution des mains, lave-toi les mains avant de faire le motsi », alors ici, c'est avant de manger le karpas, sans faire la bra'ha, et qui n'est pas d'une grande quantité. Lorsqu'on me dit « lave-toi les mains », j'ai l'impression que, d'habitude, tout ce qui n'est pas propre, tout ce qui n'est pas à l'image que je me fais de ce qui devrait être propre, ne mérite pas mon attention particulière.
Et là, dans cette soirée de Pessah, où je vais dire à quiconque que tout celui qui se trouve là, comme mon ancêtre Abraham, qui que vous soyez, d'où que vous veniez, il vous est permis de venir, de rentrer, de manger avec nous. Ma maison est ouverte parce que mon cœur est ouvert. Parce qu'en lavant mes mains, je me suis lavé de tous mes a priori. Je considère tout un chacun, le beau, le bon et le bien qui est le sien.
Le Maguid de Mezeritch disait qu'à propos de Yahats, lorsque l'on allait briser la matsa du milieu, cette matsa du milieu, vous le savez, une partie sera distribuée pour être mangée, et une autre partie, nos enfants essaieront de la prendre, de la cacher là où elle se trouve, afin de nous la redonner à la fin du repas, comme si elle était une matsa pleine et entière. C'est intéressant. Matsa, il y a bien évidemment ce ma que l'homme se pose comme question: ma, c'est-à-dire quoi. Et le tsadik au milieu, c'est bien évidemment l'Éternel qui, dans sa justice, est capable de nous donner, de nous offrir les véritables réponses à ce quoi qui nous obnubile foncièrement.
Et c'est à ce moment-là que l'enfant, ramenant l'afikomen pour nous prouver qu'il l'avait trouvé, matsa, matsa, vient nous redonner cela, et nous allons l'utiliser comme un élément à part entière. Car chévèr, ce qui est chavour, est aussi la racine de la planche sur laquelle la femme venait à accoucher. D'ailleurs, en français, cette planche servira à définir le devenir, la liberté, la planche de salut, parce que c'est là où elle a couché. Et donc le même mot veut dire fracture et veut dire planche de salut.
Là où nous sommes les témoins de ce qui a été fracturé, brisé, fêlé, nous savons que c'est dans cette fracture-là que se trouve le moyen de pouvoir donner renaissance à ce qui fut.
À très bientôt. Shalom, shalom.
Cours de Machon Meir
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