Vayetsé : l'échelle de Yaakov et le double camp des anges
Yaakov, lien entre la terre et le ciel, et les deux directions de la conduite du peuple, hors d'Israël et en Erets Israël.
Machon Meir
Ensuite : La souffrance d'Israël en Égypte et le cri qui monte vers Dieu, 19 min
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Shalom à tous. Nous nous trouvons pour une nouvelle paracha cette semaine, la paracha de Vayetzé, dans laquelle nous sortons de la paracha de Toldot, dans laquelle Yaakov prend la fuite d'Essav, qui veut le tuer, après qu'il lui ait pris les brachot. Les hachamim nous disent « Bechochmeta » « Bechochma » par la sagesse, et « Yitzhak ».
Ken a oui acquiescé finalement à cette prise des brachot par Yaakov. Mais Essav, lui, ne comprend pas et veut donc le tuer. Il est envoyé par ses parents vers la famille de Rivka, chez Lavan. Nous sommes donc en pleine construction, en continuation de la construction du peuple juif. Yaakov sait qu'il doit, Ken, c'est son but: il va créer un peuple.
Il ne sait pas encore exactement comment. Et à cette sortie vers la famille, pour commencer à construire cette famille-là, il a ce rêve. Le rêve du soulam, le rêve de l'échelle. Il s'allonge à Bethel. Il y en a qui disent: Bethel, Yerouchalaïm se rejoint à Bethel. Et le soulam vient en fait lui dire que
quel est son tafkid, quel est son rôle ? Yaakov, c'est lui le soulam, c'est lui l'échelle. Qu'est-ce que nous dit le pasouk ? Cette échelle se tient vers la terre, il y a écrit, et la tête de l'échelle arrive vers le ciel. Et Yaakov comprend que c'est lui l'échelle, que c'est lui qui doit faire le lien entre la terre
et le ciel. C'est ça. Et si vous regardez dans le Baal HaTourim, c'est incroyable tout ce qu'il ramène par rapport à ce soulam: c'est Har Sinaï, c'est le Kissé Hakavod, c'est le mont Sinaï, c'est le trône céleste, c'est la prophétie. C'est en fait un petit peu une première... c'était une vue générale de ce dont va être le rôle de Yaakov Avinou.
Et donc, il s'en va et il va construire cette famille avec les deux enfants de Lavan, les deux filles de Lavan. Mais ça ne va pas être très facile, car, comme le dit l'Agada, lui va essayer de tout faire afin d'annuler cette construction. C'est la haine de Lavan l'Arami.
Au début de la paracha, lorsqu'on parle de l'échelle, si on fait bien attention, on voit qu'il y a des malachim, des anges, qui montent et qui descendent sur cette échelle-là. Malakhei Elokim olim veyoredim. Rachi nous explique à cet endroit-là: ils montent.
Ils descendent. Qui sont-ils ? Ceux qui l'ont accompagné jusqu'ici derrière Israël, ce sont eux qui montent, qui s'en vont. Ils ont fini de l'accompagner. Et maintenant arrivent, descendent les malachim, les anges, qui vont l'accompagner en 'Houtz la-Aretz. On voit exactement le même phénomène à la fin de la paracha, dans le dernier pasouk. Yaakov a été en chemin. Lorsqu'il finit,
après toutes ces années où presque tous les enfants vont naître, avec Léa, avec Rachel, et qu'il revient en Erets Israël, on voit aussi que des anges le rencontrent. C'est un camp divin, il y a des anges ici. Qu'est-ce que c'est que ces anges-là ? Rachi nous explique.
Qu'est-ce que c'est ? « Il rencontra des anges divins », malachim de Erets Israël. Il revient en Erets Israël, alors il y a des malachim d'Erets Israël qui reviennent vers lui pour l'accompagner en Israël. Machanaïm, deux camps. Il y a le camp de 'Houtz la-Aretz, ceux qui sont venus jusqu'à présent, qui étaient avec lui jusqu'à ce moment-là, où il va rentrer en Erets Israël. Mais à Erets Israël, il y a deux camps.
Le camp des anges de 'Houtz la-Aretz, ce sont ceux d'Erets Israël. On peut se demander ce que c'est exactement, ces camps d'anges. Et là, les anges ne sont pas des créatures avec des ailes, comme on a l'habitude de le voir dans des dessins grossiers. Les anges sont des entités spirituelles qui viennent en fait nous accompagner, c'est-à-dire qu'ils accompagnent. Ils viennent nous
apprendre comment se... comment... comment se comporter, dans une certaine situation, comment faire face à cette situation-là. Et le peuple d'Israël, tel qu'il va être, on ne peut pas le diriger, on ne peut pas se comporter de la même manière là-bas qu'en Erets Israël. Et donc, on sait ce que nous disent les pessoukim: il y a deux camps, il y a deux sortes de
malachim. Les malachim, ce sont aussi des pensées, les pensées que Yaakov doit avoir pour savoir comment créer ce peuple, comment vivre avec lui en Israël et comment le vivre en 'Houtz la-Aretz. De la même manière que les hachamim de nos jours, comment les hachamim qui ont vécu en Galout ont dirigé le peuple d'Israël. Ce ne sont pas les mêmes pensées. C'est la même Torah, mais ce ne sont pas les mêmes
pensées, on n'insiste pas sur les mêmes choses. Les malachim qui viennent avec lui en 'Houtz la-Aretz, on vient, c'est-à-dire qu'on a d'autres pensées, mais non, il faut insister sur d'autres pensées. En 'Houtz la-Aretz, on ne devait pas trop développer l'importance de la gvoura, de la force, du courage, parce que si on développait ça, alors les juifs de Russie se seraient trouvés dans l'armée du tsar.
Et ça, on ne voulait pas. Mais ici, on revient en Israël. Oui, c'est quelque chose qu'il faut, mais non, il faut réinsister, redévelopper. Là, oui, mais non: on doit recréer une armée, on doit avoir une force face aux autres pays. Ou alors, comme l'explique le Netziv, les hachamim ont suivi un cours, un cours pour comprendre comment diriger. C'est une autre direction. Quelqu'un qui était arabe
on ne peut pas diriger de la même manière en Erets Israël. La grande question est de savoir quand on sait qu'on doit passer d'un endroit à l'autre. Cela aussi, on l'apprend de notre paracha. Je terminerai par cela. Il y a encore des paroles des enfants de Lavan. Ils voient que Lavan commence à changer. Regardez ce que dit le pasouk.
Il n'est pas avec lui comme hier, avant-hier. Ouh là, son visage change. Là, les goyim commencent à changer d'attitude. Jusqu'à présent, on était dans un certain confort, etc. Et maintenant, cela commence à devenir autre chose. Aussitôt, Hachem se dévoile à Yaakov: Il lui dit: « Reviens
vers le pays de tes pères, ta patrie. » Et après, Yaakov va commencer à les envoyer. C'est un indice ici, clair, pour savoir quand on doit passer d'une hanaga à une autre, d'une direction à une autre. Doit-on rester en 'Houtz la-Aretz ? Doit-on revenir en Israël ? Chabbat Chalom !
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