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Rav Nahman de Breslev : la joie comme mitsva

Pourquoi être toujours dans la joie est une mitsva, et comment la garder malgré les épreuves de la vie.

36 min

Rav Oury Cherki

Ensuite : Questions-réponses avec le Rav Cherki : la vengeance et la justice, 55 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Merci de participer à ce petit exercice de questions-réponses de shoot en hébreu. Merci aux élèves de l'année 2026 qui sont avec nous, et à ceux qui nous écoutent. J'ai récolté quelques questions de plusieurs élèves et je vais vous les poser. Elles sont très variées. On commence avec… Il y aura également des questions de l'audience, si elles veulent participer, elles peuvent le faire. Rabbi Nahman écrit…

Alors déjà, c'est une grande mitsva d'être tout le temps en joie. Qu'est-ce qu'il entend par le mot mitsva ? Est-ce que c'est un commandement réel ou une bonne action ? Et puis, comment on réalise cette chose ? Comment on est tout le temps en joie alors que dans la vie, il y a des hauts et des bas ? J'ai découvert une techouva, une responsable d'un… Rabbi Afraï Mel, peu connu de Jérusalem, pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il pose la question de savoir d'où notre maître a tiré que c'était une grande mitsva d'être dans la joie tout le temps.

Alors la réponse est tout à fait caractéristique de Breslev. Il dit: c'est très simple, c'est que quand on n'est pas dans la joie, on en arrive à la tristesse. Quand on arrive à la tristesse, on en arrive à la déprime. Quand on arrive à la déprime, on risque de se suicider. Or, la Torah nous dit que sur 613 mitsvot, il y en a 610 qui sont repoussées pour des raisons de pikouah néfech, quand la vie est en danger. Et donc, ça veut dire que la mitsva d'être dans la joie est équivalente à 610 mitsvot. De là, il a tiré le terme de guédola.

Bon, est-ce que ça tient, disons, sur le plan du débat halakhique classique ? Évidemment pas, mais c'est une belle idée. Maintenant, comment tenir, être dans la joie en permanence alors qu'il y a des malheurs dans la vie ? Rappelez-vous une chose intéressante: on raconte une histoire, comme ça, chez les hassidim, qu'une fois un roi a demandé à son conseiller juif de lui donner un objet qui le rendrait joyeux quand il est dans la tristesse, et triste quand il est dans la joie.

Alors, il a donné une bague dans laquelle il avait écrit à l'intérieur: Gam zé yaavor. Ça aussi, ça passe. Super. Donc, en fait, la joie, c'est ce qui permet de réaliser la Torah. S'il n'y a pas de joie, on n'est pas entièrement un être humain. Et la Torah a été donnée à des êtres humains, elle n'a pas été donnée à des robots. Et donc, le fait d'être dans la joie fait partie intégrante de la compréhension de la Torah.

Si on n'a pas de joie, on n'a pas d'horizon. Et alors, on risque toujours de se tromper. On ne sait pas si on pense des bonnes choses ou des mauvaises choses, si on a dit la vérité ou pas. Quand on est dans la joie, les horizons s'élargissent. Vraiment, les horizons s'élargissent. C'est alors qu'on comprend comment aborder les différentes péripéties de la vie.

Ok, super. Question numéro 2. La Torah nous demande d'améliorer notre personnalité. Pas seulement de faire des actes, mais aussi de changer notre cœur, notre monde de volonté, comme il est écrit dans le passage. Donc de servir Dieu avec tout notre cœur. C'est ce qu'on appelle la morale, tout simplement. Pourquoi ça, le tikkoun midot ?

Oui, bien sûr, le tikkoun midot fait partie essentielle, partie intégrante de la finalité morale. Quand la Torah nous donne cette série, justement, de commandements, il s'agit de commandements qui préexistent à la Torah. C'est-à-dire que la morale n'a pas été inventée par la Torah. La Torah est donnée en surplus de la morale. Ce que rajoute le texte, c'est que c'est agréable au Créateur, et que c'est comme ça que nous le rencontrons.

Et alors, comment vous définissez l'expression tikkoun midot ? Il s'agit de l'amélioration de ses qualités morales, donc de réparer ses défauts et d'agir selon le bien. Voilà, je pense que c'est assez clair.

Et est-ce que vous avez quelques conseils à nous donner pour améliorer ses défauts et agir selon le bien ? Eh bien, je suppose que vous connaissez certainement le livre Messilat Yécharim ? Oui, c'est ça. Messilat Yécharim est une encyclopédie de la moralité juive, et il y a là-bas toute une série, justement, de définitions très intéressantes. Ce qui est intéressant dans ce livre, c'est un livre qui a été écrit pour des gens qui sont fidèles à la Torah, pour des Tanaïm de Chachamim. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'il nous donne une clé qui permet de nous mesurer. C'est-à-dire, je peux savoir à quel état de moralité je me trouve actuellement. Je dois simplement faire une observation de ma vie intérieure, la comparer à ce que le livre dit, et c'est là que je suis, et que je sais où j'en suis.

Entre autres, oui, mais c'est la région de néfech. Attention, ce n'est pas la déprime, comme on a l'habitude de penser. Il est bien de rentrer dans la région de néfech, donc de se dire: oh là, comme je suis mauvais. Non, pas du tout. Savoir à quel point je suis bon est également une partie de la région de néfech. Vous savez qu'à Kippour, nous avons le commandement du vidouï, de reconnaître ses fautes. Mais il y a dans la Torah un autre vidouï, le vidouï maasim, dans lequel on doit se dire: voilà, j'ai fait ça de bien, et ça de bien, et ça de bien également. Si je ne suis pas conscient de en quoi je suis bon, alors la rencontre avec ce qu'il y a de mauvais en moi risque de me faire tomber. Ce n'est pas ça, le but de la Torah.

Et dans quelle mesure, pour devenir bon, peut-on recourir à la psychologie et à tous ses dérivés, comme le coaching, le développement personnel, qui ne viennent pas, à proprement parler, de la Torah ? Aucun problème. On peut recourir ? Absolument. D'accord.

Très bien. On change de sujet. Quand est-ce qu'on sait qu'on est prêt à se marier ? C'est très simple. Quand on a la capacité de prendre la responsabilité d'une famille. C'est-à-dire, si vous savez vous occuper d'un enfant qui pleure, si vous avez cette idée que, s'il est nécessaire de gagner sa vie, vous saurez comment le faire, vous saurez le faire. C'est le moment.

Et comment savoir si c'est la bonne personne ? Eh bien, c'est très simple. La vie est une sorte de voyage. Si vous allez en voyage, par exemple, vous faites de l'alpinisme, vous voulez faire l'ascension de l'Himalaya, vous allez prendre avec vous une équipe. Alors, vous allez voir qui a des piolets, qui s'y connaît en secours, etc. Et on peut dire que la vie en famille, c'est une sorte de voyage à deux. Et dans ce cas-là, il faut se demander s'il y a aptitude à viser un but, disons, pas exactement le même, mais similaire. C'est-à-dire, on peut se demander quel est le but de la vie, de son …

Cours de Machon Meir

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