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La techouva, lumière douce qui rend la sérénité

Le Rav Kook (Orot HaTechouva ch. 7) : la techouva donne la tranquillité d'esprit, même après une faute.

51 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Le premier frémissement de la techouva selon le Rav Kook, 55 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, vas-y maintenant, tu lèves ta voix très fort. On est quelque part autour du Péreggzaï, mais… C'est la page Noun Aleph. Je te dis, la complexité de ce projet qui s'appelle l'homme demande, a priori, déjà, avant sa construction même, avant la mise en marche du projet homme, l'existence d'une techouva. Dans la mesure où l'homme est un complexe dans lequel il y a, d'un côté, quelque chose qui est angélique, dont la vitalité est de faire la volonté divine. C'est de ça que vit l'ange. L'ange ne vit que de ça. C'est ce qu'on dit, en tout cas. C'est-à-dire que sa vitalité est de faire exactement ce qu'on lui dit de faire. Il ne sait pas faire autre chose que ça. Et d'une certaine façon, c'est le fond de notre âme. Notre âme, au fond d'elle-même, ne désire qu'une chose: faire la volonté du Créateur.

Mais de l'autre côté, dans la mesure où on a voulu créer un monde matériel, et donner à ce monde matériel une vie constante, même quand l'homme n'est pas tellement poussé à la vie, la vie du corps est accompagnée d'une série d'instincts, qui sont des instincts animaux, qui ont pour but de mettre la vie en marche. Tel que, par exemple, la faim. Quelqu'un qui a faim est obligé de manger. En tout cas, il veut manger. Et ce manger est finalement nécessaire pour la vie.

Pour la continuité des générations, on a mis des instincts sexuels chez l'homme, qui font que, finalement, il va être attiré profondément par la femme, et la femme par l'homme, de façon à pouvoir continuer malgré la difficulté de ce que c'est que de porter un enfant, de s'en occuper, de l'élever. Mais ces forces-là mettent finalement en marche la procréation à travers des forces très fortes, et qui sont aveugles.

Elles ne font pas leurs calculs. Maintenant, le côté pensée de l'homme essaye de dominer ces dimensions-là, qui sont les dimensions du corps. Mais c'est évident que, dans ce complexe-là, qui est un complexe apparemment de forces contradictoires en elles-mêmes, il y a des moments où le corps va pousser l'homme instinctivement à faire des choses qui ne sont pas évidentes. Par exemple…

Un exemple très, très évident: l'attirance sexuelle, qui est une des plus grandes forces qui existent chez l'homme. De nos jours, il semble qu'à l'époque il y avait quelque chose de l'ordre de nos hommes, enfin, en tout cas de nos jours, tout de suite il sera… Cette force, qui est une attirance extrêmement puissante, il faut qu'elle existe, seulement elle peut diriger nos forces vers des directions qui ne sont pas celles qu'il faut.

A priori, on peut être poussé par la beauté de la femme du voisin. Mais ce n'est pas ça. Il ne s'agit pas de ça. Il s'agit d'avoir sa propre femme et de construire une famille, pour permettre tout un contexte, qui est le contexte de l'éducation des enfants, la transmission de la tradition dans une famille, la vie de famille. C'est un monde qui ne se construit que dans un cadre très précis, en tout cas à notre époque, de nos jours. Maintenant, la monogamie est en marche en grand.

Et même à l'époque où il y avait la polygamie, c'étaient quand même des femmes qui formaient chacune une maison en elle-même, avec un but très uni de construire quelque chose. Tu voulais poser une question ?

— Apparemment, quand on voit l'exemple qui existe pratiquement partout dans le monde, on se rend compte que la force…

Une partie des forces sont forcément aveugles. Tu ne peux pas penser par les manches. Je me dis, avant le mariage, une des choses qui pousse l'homme au mariage, c'est la force sexuelle, l'envie, le désir d'une femme, la beauté d'une femme… Alors, dès que le mariage commence, ça va disparaître et se concentrer uniquement sur la femme, ta femme.

C'est un déclic qui n'est pas évident. Il peut exister un niveau spirituel, c'est ce qui se passe au niveau de notre âme, qui nous dit: on veut s'occuper de cette femme et pas d'autre chose. Mais la tendance sexuelle, qui est une force qui nous pousse au mariage, est générale. Tu ne peux pas choisir. Au niveau du manger…

Le corps veut manger. Le corps veut manger. Et si on ne lui donne pas cette force-là, il ne mangera pas, il va mourir. Il faut que je lui donne l'envie de manger, pour le pousser à manger. Et en faisant cela, heureusement, chaque mère dira que son fils a faim, et qu'il pleure pour ça. Sinon, qu'est-ce qu'il serait devenu ? C'est grâce à cette faim que ce gosse mange et qu'il grandit. Mais si elle n'est pas là…

Quand c'est plus bon, il y a, c'est vrai, quelque chose de ce genre. Il y a le fait qu'on est repu. On arrive à un certain niveau où, dès que le corps a reçu ce dont il a besoin, il est plus ou moins rassasié. Il y a des goûts qui existent dans le manger, toute une série de choix qui mettent en marche tout un système. Mais il y a un côté aveugle chez le corps, parce qu'il doit porter des forces comme ça, animales, pour mettre la vie en marche, apparemment.

Un animal, sait-il ce qui est bon pour lui ou pas ? Ce n'est pas évident, je n'en sais rien. Pourquoi ? Tu es sûr qu'il sait ce qu'il fait ? Il a besoin de manger, il mange… Il mange un chasseur, il mange le cousin du chasseur. Tu multiplies, dix fois, dix ou quinze fois. Pour l'histoire du manger, le corps ne sait pas s'arrêter ou pas. Mais des fois, le corps nous pousse à faire des choses qui nous rendent même bienfaits, là, nous. Comment ça se fait ? Je ne sais pas.

Apparemment, par exemple… Il y a un complexe autour du corps. Il y a aussi quelque chose de très particulier: dans la mesure où il y a une dimension de créativité qui veut être donnée à l'homme,

et que l'homme n'est pas un robot, et que Dieu veut donner une dimension de créativité à l'homme, il y a autour de cette notion de créativité un choix entre une direction et une autre, qui laisse place à l'éventualité de faire les choses bien ou mal. La créativité est finalement liée à la possibilité de faire les choses bien ou mal. Mais d'un autre côté, la créativité est extrêmement importante. C'est une vitalité spéciale, qui donne à l'homme

une dimension spéciale. Mais cette créativité est liée à une liberté. Et la liberté, on sait que ça peut aller quelquefois dans une direction qui… Alors, apparemment, il faut croire que c'est comme ça qu'il faut faire. C'est le bon Dieu qui sait ce qu'il fait. Mais quand on essaye un peu de comprendre, on se rend compte qu'il y a des forces dans l'homme qui

ne sont pas évidentes, qui ne sont pas forcément aveugles, ce qui fait que l'erreur chez l'homme est tout à fait possible. Non seulement l'erreur, mais même la volonté, dans certains cas, de …

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