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Qu'est-ce que la émouna ? Le sens de Amen

Amen certifie le Tétragramme dans le monde naturel, et la émouna fait circuler la vie en nous.

45 min

Rav Yoël Benharrouche

Ensuite : Qu'est-ce que le mouvement hassidique ?, 1 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Notre shiur concerne donc la notion de émouna. Nous avons expliqué que si la émouna est réelle, elle est censée traduire les valeurs que nous avons à l'intérieur vers l'extérieur. En hébreu, ani ma'amin ne veut pas dire « je crois », mais « je certifie ». Ani me'amen.

Je vous ai expliqué que le mot ben, qui veut dire « garçon », devient au féminin bent en lui rajoutant la lettre taf. Mais il existe en hébreu une règle de grammaire: lorsqu'il y a un noun, selon la règle des lettres beguedkefet et des hanounim, le noun tombe. Donc, au lieu de bent, on dit bat. La même chose pour amen. Amen a pour racine le mot émouna, trois lettres: alef, mem, noun, au masculin. Au féminin, amennt, et là aussi le noun tombe: cela devient emet. Donc les amen, en hébreu, cela veut dire les amet, les certifiés, ce qui est montré comme juste. Quand tu dis amen, tu traduis en fait quelque chose en une réalité.

Quelle est la valeur numérique du nom de Hachem ? 26. Quelle est la valeur numérique du nom que vous dites ? Adnout ? Non, soixante-cinq. Soixante-cinq plus vingt-six, quatre-vingt-onze. Amen, alef, mem, noun: quatre-vingt-onze.

Qu'est-ce que c'est que quatre-vingt-onze ? C'est prendre le tétragramme Yod-Hé-Vav-Hé, qui est au-delà de la nature, au-delà du temps, au-delà de l'espace, et le faire descendre dans le monde de la nature, qui est le Shem Adnout. La combinaison de ces deux degrés va donner la valeur numérique du mot amen. Qu'est-ce que c'est, amen ? C'est la certification du tétragramme dans un monde naturel.

Oui, tout à fait. C'est pour ça que tu n'étais pas au cours précédent. J'ai dit qu'il y avait un phénomène très bizarre: on voit Yod-Hé-Vav-Hé, et on dit Alef-Dalet-Noun-Yod. Cela veut dire qu'on fait un exercice dans notre corps. Aujourd'hui c'est comme ça; à la fin des temps, ça ne sera pas comme ça. À la fin des temps, on dira le Yod-Hé-Vav-Hé. Mais pour l'instant, notre monde n'est pas encore capable de dire ce nom-là. Alors qu'est-ce qu'on fait ? On dit autre chose. Et même en disant autre chose, on est obligé de voir Yod-Hé-Vav-Hé.

Ce que je suis en train de vous dire ici est très important par rapport aux sidourim dans lesquels vous priez. Pour qu'un sidour soit un bon sidour, il faut qu'il y ait l'accouplement entre le Yod-Hé-Vav-Hé et le Shem Alef-Dalet-Noun-Yod à l'intérieur de lui. C'est compris ? Donc tout sidour qui ne marque pas ces deux noms, c'est dommage: il y a une perte, en réalité, dans la qualité de ce sidour-là.

Il faut voir le Yod-Hé-Vav-Hé, puisque tu le dis déjà. C'est nécessaire, parce que tu es obligé de savoir dans ta tête que tu fais une combinaison des deux, et de ne pas l'oublier, même si tu le fais de facto. C'est très intéressant de voir qu'on fait un exercice qui colle le cerveau avec la diction: on voit quelque chose, on dit quelque chose d'autre, et on fait le lien des deux.

Qui est plus grand, celui qui fait la paracha ou celui qui répond amen ? Celui qui répond amen, parce qu'en disant amen, il a déjà la valeur numérique des deux noms, c'est-à-dire du tétragramme, du Yod-Hé-Vav-Hé plus du Shem Adnout. Donc, en répondant amen, à quoi dois-tu penser ? Aux deux noms combinés, les uns dans les autres. C'est très important de faire ça. Quel est le nom qui précède et quel est le nom qui vient après ? Cela dépend. Si c'est du bas vers le haut, c'est

le nom Adnout, Alef-Dalet, qui va être en premier. Tu auras alors une combinaison: une lettre alef d'Adnout, le yod de Yod-Hé-Vav-Hé; après, le dalet d'Adnout, le hé de Yod-Hé-Vav-Hé; après, le noun d'Adnout, le vav de Yod-Hé-Vav-Hé; et enfin le yod dernier d'Adnout et le hé dernier de Yod-Hé-Vav-Hé. Vous êtes avec moi ? Pourquoi ai-je commencé par le bas ? Parce qu'il y a certaines formules qui commencent par le bas. Mais si c'est l'inverse, vous allez le voir dans vos livres: cherchez, vous allez voir, c'est très

intéressant.

La combinaison est à l'envers: on commence par le yod de Yod-Hé-Vav-Hé, et après il y a le alef d'Adnout; le hé de Yod-Hé-Vav-Hé, le dalet d'Adnout, et ainsi de suite. Regardez-le tout à l'heure, après le cours, et vous allez voir de quoi je parle.

Pourquoi ? Il est écrit dans le dernier hé, parce que le dernier hé, c'est ce qu'on appelle la royauté d'Israël, et c'est elle qui englobe ce Shem Adnout. Que veut dire le mot Adon en hébreu ? Le maître. Donc c'est ça le mélekh. On le met dans le dernier hé, qui correspond à ça dans le Yod-Hé-Vav-Hé. On fait un grand hé, et à l'intérieur on met le Shem Adnout.

Pour les deux, il n'y a pas de plus important: l'un est potentiel, l'autre est manifesté. À qui donnes-tu plus d'importance, à ton cerveau ou à tes actes ? Aux deux. L'un ne peut pas sans l'autre. C'est vrai ? Tu l'as fait. On devrait dire que le premier…

Mais comme notre monde n'est pas encore à son niveau, comme je l'ai expliqué tout à l'heure, à cause de la faute d'Adam Harichon, notre monde est descendu de sa valeur. Donc on n'est pas capable aujourd'hui de toucher à quelque chose qui n'est pas dans la nature. Or le Yod-Hé-Vav-Hé est au-dessus de la nature. C'est pour ça qu'avec ce terme de Yod-Hé-Vav-Hé, tu peux écrire Hayah, Hovèh, Yihyèh: tous les temps se trouvent dans un seul et même degré.

Ce qui est compréhensible à l'homme aujourd'hui: vous, vous êtes dans le présent. Le passé est déjà passé. Demain, vous ne savez pas ce que c'est. Chez HaKadosh Baroukh Hou, ça n'existe pas. Quand est-ce que ça se passe ? Instantanément, en même temps. Chez HaKadosh Baroukh Hou, il n'y a pas de passé. Vous comprenez ce que je suis en train de raconter ?

À quel moment HaKadosh Baroukh Hou a-t-il fait la création du monde ? Réfléchissez avant de répondre. Tout le temps. Maintenant. Briat Ha'olam, c'est maintenant. Ha-Mé'hadèsh béto'vo bekhol yom tamid ma'asé Béréchit: quand est-ce que la Torah a été donnée ? Maintenant. Vous comprenez ? Quand est-ce que HaKadosh Baroukh Hou a dit à Abraham Lekh Lekha ? Maintenant. Qui est Abraham ? C'est nous. D'accord ? Il faut bien comprendre ça. Sinon, tu places HaKadosh Baroukh Hou à ton niveau à toi, de réflexion, c'est-à-dire limité. Et alors tu as rapetissé HaKadosh Baroukh Hou, hass vechalom. C'est ce qu'on appelle de la avodah zara.

Donc il faut faire très attention à HaKadosh Baroukh Hou. HaKadosh Baroukh Hou n'est pas limité à ton cerveau. Ce que toi, tu vis comme « maintenant », pour HaKadosh Baroukh Hou, c'est tout le temps. Il n'y a pas de hier, il n'y a pas de demain. Donc quand est-ce que le Machiah va venir ? Il est déjà là. Pour HaKadosh Baroukh Hou, comment se …

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