La téchouva et la conscience du bien et du mal selon Orot
Comment la faute obscurcit le discernement, et comment la téchouva le restaure peu à peu.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : La techouva, dévoilement de notre véritable volonté, 1 h 05
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Le message du Père Ektet, au début, ce qu'on a vu la dernière fois, insistait sur le fait que, quand quelqu'un est pris dans un processus de chataïm, la notion du bien et la notion du mal s'estompent. Mais qu'à travers l'effort de la techouva, on reprend la capacité de la conscience du bien et du mal, qui vient finalement renforcer la techouva. L'intention et la capacité de faire techouva permettent de mettre au clair les notions de bien et de mal.
Je lis simplement le tout début de ce qu'on a fait la dernière fois. On passe à la page Chaar Zayin. Je prends le tout début de Zayin, les deux premières lignes, quatre lignes, les quatre premières lignes. On va relire ça encore. Tu mets ta prune à l'œil, éteins le couloir. Tu connais ? Alors, si tu veux, Yitzhak, tu lis ces quatre lignes. Kol chet…
Alors, je reprends ce texte avec vous. Donc Kol chet. Le mot chet qui est donné ici, c'est, disons, « péché ». On ne veut pas rentrer à un niveau qui est vraiment celui de quelqu'un qui fait une faute en pleine conscience, dans ce qu'on appelle un péché. Il s'agit de chet, c'est une faute qui provient du fait qu'on ne sait pas trop ce qu'on sait, qu'on a perdu un peu la force de faire les choses comme il faut, par méconnaissance, etc. Parlons de ça.
Mais même à ce niveau-là, kol chet novéa, « toute faute qui provient »… novéa, c'est « provient ». Bepgam, une faute, un défaut. Beyecholet ben nefesh ha-adam, dans la capacité de notre nefesh. Je dis souvent qu'on a des difficultés à traduire le mot nefesh: c'est le centre existentiel de notre présence, c'est l'ego psychologique, c'est là où je me trouve. C'est là où, apparemment, se jouent les notions de mérite et de faute, c'est là-bas que ça se passe. Parce qu'on dit nefesh ki techeta, ou, le contraire, le-schout. Ça se passe à ce niveau, au niveau conscient de notre choix.
Alors, la faute provient du fait que… yécholet gam be-yecholet be-nefesh ha-adam, un défaut au niveau de notre nefesh. Nech lesha ha-nefesh, notre nefesh est affaiblie. Ve-enay yechola la-amod neged netiya ra'a sheba, elle ne peut pas tenir face à une certaine tendance au mal qu'elle porte en elle, qui provient… Ça, il faut essayer plus ou moins d'en prendre conscience.
Pour que la vie soit vie, et que l'homme continue à vivre et ne s'arrête pas de vivre, le Saint béni soit-Il a mis chez l'homme toute une série d'appétits qui poussent cet homme à faire ce qu'il faut pour vivre. Comme, par exemple, manger. La procréation est absolument nécessaire dans le monde. Il y a donc un appétit qui est très fort, que vous connaissez, qui est l'appétit sexuel. Dans cet appétit sexuel, normalement, il faut savoir le diriger, le mettre à sa place. Mais dans la mesure où il y a quelquefois des moments où ces forces sont là, et qu'on n'a pas toujours la capacité de mettre les choses à leur place, ces appétits font leur chemin, et quelquefois pas là où il faut. Au lieu que ce soit chez nous, c'est chez la voisine. Hachem hichmo, kedounouka…
Donc il faut faire très, très attention à ces appétits. Quand on mange, quelqu'un qui a vraiment très faim, et qui se trouve dans un endroit où il n'y a pas tellement de nourriture casher, peut être poussé à manger quelque chose qui n'est pas casher. Ça, ça existe. D'autant plus qu'il y a d'autres tentations, qui sont le fait du bon goût. Qu'une bonne cuisine et tout ça peut tenter certaines personnes, à leur niveau. Il se trouve… Au Rocher, on a dépassé ces dimensions-là, disons, on peut se rattacher. Mais dans le monde entier, ce sont des choses qui existent, des appétits qui nous poussent à aller pas trop comme il faut. Et les choses avancent.
Notre force de lutter contre le mal risque de s'affaiblir face à d'autres appétits. Et ça, ma khalich… je suis à la troisième ligne. Ma khalich oued kouar ha-ratzon shelator, troisième ligne dans le tête. Il affaiblit la force de notre volonté vers le bien, et cet affaiblissement de la volonté, khalichout ha-ratzon kit…
Ton hébreu est bon, ou comment ça se passe ? Tu sais lire ? Tu comprends un peu, ou c'est difficile ?
— Difficile.
Ça fait combien de temps que tu es chez nous, en Israël ?
— Trois heures.
— Combien ?
— Trois heures.
Trois heures ? C'est bien. Tu es venu directement de Ben Gourion ici ?
— Baruh haba. C'est à Mors ?
— Oui.
Baruh haba. Ton hébreu, comment ça va, Yonatan, pour toi ? C'est bien ? Tu te débrouilles ?
— Oui, je suis…
Donc, cet affaiblissement de la volonté, voilà, c'est un point qui est important. Cette faiblesse dans la volonté, mecholelet, c'est quoi ?
— Provoque.
Provoque, OK. Elle provoque un affaiblissement de la connaissance, et, à la suite de la faute, akarat ha-tov, la prise de conscience du bien, mitchatet, s'estompe. Et finalement, pour alimenter une techouva comme il faut, il faut reprendre la conscience du bien et du mal. C'est ce qu'il nous dit ici.
Ha-techouva ba'a ha-kha'ar binah, qui est l'intelligence et la compréhension. Je continue sur le texte: kshem akbirim et takara ha-tov. Donc la techouva vient dans une prise de conscience intelligente. Lorsque l'on renforce la connaissance du bien, laquelle connaissance du bien n'est réellement totale que quand on sait bien aussi ce qu'est le mal. Parce qu'il nous dit: ba'a beshlemuta, la connaissance du bien arrive à sa plénitude, sa totalité. Gam ima karata ra, c'est ce qu'on te dit: aram afrinetatov, le ra, la prise de conscience du mal, met au clair finalement ce qu'est le vrai bien.
Alors que chez omekara, naseh yadu aberato, quand on sait vraiment qu'on se soucie du mal, à ce moment-là, le bien réapparaît dans toute sa force.
Bon, mais disons quelqu'un qui n'a pas fauté. Pour le moment, il commence. Quelqu'un qui n'a pas fauté, qui commence, ça vit. Peut-être. Dans le cas où on fait un chet, tu vois, au début, kol chet novéa, tu vois. Du tout début de la piska, commence par kol chet. C'est-à-dire qu'il s'agit de quelqu'un qui a fait une faute. Alors cette personne qui a fait une faute est déjà dans un processus qui n'est pas positif à 100 %. Il a perdu le sens de la connaissance. Mais au départ, pas forcément.
Disons au niveau d'Adam Harichon, on remonte un peu. Le Saint béni soit-Il lui a dit: fais attention. Malheureusement, sa femme s'est fait tromper par le Nahash, et ensuite elle a trompé le bonhomme. Mais au départ, si, par exemple, il n'y avait pas eu la tentation par le Nahash et la femme, cet homme était conscient qu'il ne fallait pas manger, il n'aurait pas mangé au départ. C'est ensuite, c'est simplement parce qu'il y a eu tout un processus tordu qui est rentré au niveau de la tentation, et c'est …
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