Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

La connaissance du bien et du mal dans la techouva

Comment la techouva éveille l'intelligence du bien et du mal, et ouvre à la lumière divine.

55 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : La téchouva et la conscience du bien et du mal selon Orot, 51 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous nous trouvons ici, dans le chapitre 9 de la Michna, dans le chapitre Samer Zayin, lorsque la lettre… Est-ce que tu as ton hébreu ? D'accord. Comme vous le voyez, c'est l'élément de la volonté qui est révélé par la techouva. Le sujet lui-même est très intéressant, dans la mesure où, on en a déjà parlé et on en reparle un peu, l'homme est un faisceau de volontés. Ces volontés sont très différentes les unes des autres, et elles se dirigent dans des directions très complémentaires: depuis l'envie de prendre un bonbon jusqu'à l'envie de monter en Erets Israël, ou la volonté de vivre un Chabbat comme il le faut.

Le désir de se marier, vekhouleh, vekhouleh, vekhouleh, toutes sortes de volontés entrent en jeu. Dans le contexte de la techouva, il est évident que le but profond de la techouva est de permettre à notre potentiel de relation avec le divin de vivre toute sa dimension, tout son potentiel. C'est une dimension profonde, très profonde de l'être, celle qui justement cherche à puiser la rencontre avec la lumière divine dans sa plus grande beauté.

Donc, ces dimensions de ratzon, amitgali, hallyadeya techouva, c'est quelque chose qui peut arriver très, très, très haut. Le mouvement de la techouva est orienté vers des cieux très spirituels. Il a pour but, au fond, vraiment, de revenir vers la source de la vie, pour créer cette relation vivante entre le Créateur et sa créature.

Qui s'est éloigné à travers tous les avatars de la vie, mais quand il fait techouva, il veut essentiellement retrouver son contact. Alors, voyons un peu ce qui nous est dit dans notre Michna Tet, de la page Samer Zayin. Si tu veux bien, Israël, tu dis Kol Chet.

Habaa bishlimouta gamim hakarat haram. Haram mafhinat atov. Kishe omek haram na'ase yadoua bera'atov, mavik yoter omek atov b'tugou. V'fol ma she yediat atov mitbareret, v'afgan shagaram rachet leahshir etayediya, olakhlo al yede ashabat haratzot unetiyat anefesh el atov. Mithoeret al yede hakara gam kern anetiya.

[Suite de la lecture hébreue: énumération de mots répétés (noms de la Torah, de Hachem, de la émouna, de la techouva, de la Gueoula, de Yerouchalayim, d'Erets Israël, de Tsahal, des fêtes), sans phrase exploitable. À vérifier sur l'enregistrement.]

L'essentiel du message tourne autour de l'importance de la prise de conscience de ce qu'est le bien,

et de ce qu'est le mal. Disons que pour nous, dans le contexte dans lequel nous vivons, Baroukh Hachem, à notre époque, c'est la capacité de mettre en vie tout le potentiel que la Torah nous propose comme vitalité dans ce monde, avec, certainement, tout un cortège de valeurs spécifiques

à notre culture, qui, elles aussi, sont importantes, chacune à sa façon. Les notions de bien, d'esthétique, de qualité, véhiculées par chacune des cultures auxquelles nous appartenons, sont aussi des critères du bien qui sont importants et qu'il ne faut pas abandonner. Je parle comme ça en insistant sur le fait que je pense que c'est important.

Et à ce niveau-là, je crois que le Rav Kook est quelqu'un qui est un lieu de lumière. C'est vrai que les critères de la Torah sont différents des critères de la culture dans laquelle nous avons grandi. Mais, parallèlement, notre retour en Israël nous apporte

une richesse de cultures différentes qui se rencontrent entre elles, dans l'intention de mettre tout cela en commun, comme un grand tioul que l'on fait tous ensemble. On vient, chacun apporte son sandwich, et on mange ça ensemble, indépendamment des valeurs essentielles, qui sont évidemment les valeurs de la Torah.

Ce que je dis, je le dis pour compléter, mais il est évident que l'essentiel est de retrouver le message de la Torah, qui est de retrouver le contact vivant avec l'Esprit divin pour vivre notre potentiel de relation amoureuse avec le Maître du Monde. Donc, on revient sur le texte qui a été lu peu avant.

Je tiens à le dire, mais il faut faire attention, pour mettre au clair… Le Rav ici parle de la mise au clair des notions de bien et de mal, et il est sûr que c'est important, comme tout, d'avoir les idées claires sur l'endroit où se situe vraiment le mal, parce que le fait d'imiter les Oumot HaOlam dans telle ou telle chose n'est pas forcément négatif. Au contraire.

C'est ce qu'il s'agit de faire dans Yemot HaMachia'h: essayer d'utiliser l'expérience de la vie du monde entier pour donner le message d'une Torah riche. L'horizon de possibilités qui s'ouvre devant nous actuellement dans le domaine, par exemple, de la technique, du message de la connaissance, est inouï, énorme. Quelque chose a grandi, disons, dans les cent dernières années, d'une façon énorme.

Actuellement, au niveau de l'impression de livres, des commentaires, on se trouve devant une richesse. On a de quoi remplir tranquillement nos 150 années à venir. Kol Chet.

Il y a une expression qui dit que Derekh Eretz précède la Torah. C'est-à-dire que le Derekh Eretz, c'est la bonne éducation, le savoir-vivre. C'est utiliser notre intelligence humaine pour vivre. C'est cette approche: vivre dans l'intention de profiter de la création du monde, avec un amour du divin qui a créé ce monde et qui a donné ce potentiel de vie.

C'est quelque chose de très positif, qui doit finalement se retrouver pleinement dans le contexte de l'accomplissement de la Torah, dans la prise de conscience que le message de l'intelligence divine véhiculé par la Torah a un but essentiel, qui est Torah, chayim, mettre en vie la vie.

Et le fait de respecter la façon de vivre que nous apportons chacun de nous tourne autour du respect de la vie, qui doit coïncider avec le respect de la Torah, dans le sens où la Torah est faite pour être vécue, et pas uniquement pour être étudiée de l'extérieur, mais pour être mise en vie au niveau d'une culture, d'un peuple. Pas forcément rouhani ? Rouhani au sens séparé du matériel, non ?

Parce que, par exemple, il y a toute une finesse dans la façon de se rencontrer, de s'habiller, qui vient par exemple de France, qu'il faut savoir mettre à la disposition de ce pays, tout en sachant, évidemment, mettre les choses en place, ne pas se tromper, et ne pas faire de la culture que nous avons apportée de l'extérieur l'essentiel,

alors que l'essentiel, c'est certainement la Torah, telle qu'elle est présentée par une tradition pour le moins bimillénaire. La Torah peut être vécue de manière différente selon le prisme de la culture dans laquelle on se trouve. Elle a effectivement été vécue de façon très différente selon les pays. Je sais, par exemple, que je me souviens de mon enfance: j'ai grandi dans un

tangé qui était en fait alimenté, si l'on veut, d'une culture espagnole. Et je me souviens que la prière que l'on priait était très belle, parce que cela rejoignait un peu le chœur espagnol, qui aime chanter. Je …

Cours de Machon Meir

Dans la même série

58 cours du Rav Yaakov Nahon, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Rav Kook, Techouva, Pensée juive, Émouna, Orot HaTechouva.

  1. 44
    Orot HaTechouva : la réparation des fautes entre les hommes
    Pourquoi les fautes envers autrui sont plus difficiles à réparer que celles envers D.ieu, et comment s'y prendre.
    1 h 02
  2. 45
    Techouva individuelle et techouva collective d'Israël
    Le Rav Kook oppose la techouva personnelle à celle du peuple, et explique pourquoi la Terre d'Israël en éveille la force.
    44 min
  3. 46
    Voir le bien dans l'histoire à la lumière de Orot Hatechouva
    Comment la Shoah, la galout de Babylone et la techouva éclairent le sens caché du temps, selon le Rav Kook.
    52 min
  4. 47
    La douleur qui accompagne la faute
    Le chapitre 8 d'Orot haTechouva : la souffrance intérieure de l'âme face au mal, et le désespoir qui naît du manque de volonté vers le bien.
    1 h 02
  5. 48
    La connaissance du bien et du mal dans la techouva
    Comment la techouva éveille l'intelligence du bien et du mal, et ouvre à la lumière divine.
    En cours de lecture
  6. 49
    La téchouva et la conscience du bien et du mal selon Orot
    Comment la faute obscurcit le discernement, et comment la téchouva le restaure peu à peu.
    51 min
  7. 50
    La techouva, dévoilement de notre véritable volonté
    Comment la bonne volonté intérieure relie l'homme à la vitalité essentielle du Créateur, selon Orot HaTechouva.
    1 h 05
  8. 51
    La trace que laisse la faute dans l'âme
    Les trois degrés de la faute (chet, avon, pesha) et l'empreinte qu'elle imprime sur l'homme, selon Orot haTechouva.
    48 min
  9. 52
    Torah et téchouva : une nécessité intérieure
    Le Rav Kook montre pourquoi l'étude de la Torah est indispensable pour accomplir une téchouva complète et élever l'âme.
    58 min
  10. 53
    Les conséquences de la téchouva selon Orot
    Pourquoi la téchouva fragilise d'abord la volonté, puis la rend plus forte et plus proche du bien.
    55 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav