Korah , les secrets d’une rébéllion
Rav Yossef David
Ensuite : Behar et Behoukotai : enracinement, Chemita et Yovel, 27 min
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Paracha Korah. On va étudier la paracha de Korah, qui est d'une grande actualité. Elle en a peut-être encore plus que la paracha de Chela'h Lekha, qui parle des explorateurs. Et vous savez qu'en Israël, on ne manque pas de gens prêts à jouer le rôle de l'explorateur. On a expliqué la semaine dernière que les explorateurs étaient des gens un peu pragmatiques. Quand on met le pragmatisme face aux idéaux, en général, c'est le pragmatisme qui perd, tout le temps.
Si vous faites la guerre contre quelqu'un qui a des idéaux, donc qui est prêt à faire des choses dures, y compris mourir, pour faire avancer ses idéaux, comme nos ennemis. Pas les bouffons, mais le Hezbollah, par exemple: ce sont des gens qui sont prêts à mourir pour leurs idéaux. Leurs idéaux, c'est une vie exterminée, c'est plus simple. Ce sont des idéaux moyens, mais ils sont prêts à mourir pour ça. Donc même si vous êtes plus forts qu'eux au niveau militaire, au niveau économique...
J'ai fait un calcul un jour. Vous savez qu'en Israël, on a un peu de gaz. Je suis allé sur Internet, dans les calculs. En Israël, on a la réserve du Léviathan, qui est la deuxième plus grande réserve de gaz du monde. C'est la deuxième plus grande au monde, le Léviathan. Mais c'est une réserve. Il y en a des milliers comme ça.
Je suis donc allé sur Internet, j'ai fait quelques calculs, et j'ai fait la somme de tout ce qu'on en a, et de tout ce qu'eux ils ont. Vous savez combien on a par rapport à eux, en pourcentage ? 0,5 %. En gaz, hein, je ne parle pas du pétrole. Par rapport à eux, par rapport à l'Iran. On a une grande réserve, c'est un lac, un lac de gaz, mais par rapport à eux on est à peu près à 2 %, 3 %. Je ne parle pas de l'uranium, je ne parle pas du pétrole, je ne parle pas du reste. Donc il y a du boulot.
Quand on a affaire à des gens idéalistes, ils vont forcément gagner. Parce qu'eux, ils sont prêts à perdre des pions pour gagner la bataille, pour gagner la guerre. Ils sont prêts à perdre dix batailles pour gagner la guerre. Quand on est pragmatique, on n'est pas prêt à perdre une bataille, parce qu'il y a la presse, parce qu'il y a des soldats qui ne vont pas revenir, parce qu'il y a toutes sortes de choses. Alors on cède, et on perd la guerre. C'est comme ça qu'on est sortis du Liban, en perdant la guerre.
À l'époque, il y avait peut-être 10 000 missiles; aujourd'hui, on en a 300 000. Parce que quand on est quelqu'un de pragmatique, on perd toujours face à quelqu'un d'idéaliste. Ça prend un peu de temps, parfois ça prend dix ans, mais on perd toujours. La seule manière de combattre quelqu'un qui est fort dans ses idéaux, c'est d'être fort dans nos idéaux. Lui, il sait que nous aussi, on ne reculera pas, et alors il peut le prendre en compte. Quand les Arabes ont rencontré Israël, au début de la création d'Israël, ils étaient certains de nous déterminer. Mais ils ont vu notre détermination, et ils sont devenus beaucoup moins certains.
Ce qui les a entraînés à nous attaquer et à faire des attentats, c'est quand nous, nous avons commencé à leur dire: « Ouais, finalement, vous voulez notre terre, prenez-la, et compagnie. » Et là, il y a eu, je dirais, comme cinquante fois plus d'attentats qu'avant. Avant ou après les accords d'Oslo, les attentats, le nombre de morts s'est multiplié par dix ou par vingt, le nombre d'attentats par cinquante. Parce que les Arabes ont compris: ah, ils sont faibles, finalement ils ne sont pas si déterminés, on peut les vaincre. C'est afou khalafo, c'est le contraire après.
Moins tu veux faire la paix, plus il y a la paix. Plus tu veux leur donner, moins il y a la paix. Parce que c'est une mentalité: on n'est moyen de rien. Il faut réfléchir avec le cerveau local, on ne peut pas inventer un cerveau imaginaire qui n'existe pas, parce que ce n'est pas plein. Donc là, c'était la dernière fois, les explorateurs. Aujourd'hui, on va parler d'autre chose, de quelqu'un qui s'appelait Korah. On va raconter ce qui s'est passé, et je vais vous expliquer l'actualité dans ce qui s'est passé.
Et là-dessus, on va vous donner des clés très importantes pour expliquer comment marche la morale dans le monde. Et après cela, vous allez aussi recevoir des outils pour expliquer pourquoi le judaïsme propose des clés pour résoudre la condition de l'homme, telle qu'il veut être par rapport au monde. On va voir ça dans Korah. Je vous raconte l'histoire, que vous connaissez sûrement.
Korah était quand même un notable, puisqu'il était de la famille de Lévi, donc de la tribu de Lévi, qui à l'époque était la tribu dirigeante. Une sorte d'aristocratie. Korah, fils de Its'har, fils de Kehat, fils de Lévi. Bon. Avec lui, il y a deux Réouvénites de service, Datan et Aviram. On les a déjà vus en Égypte, puisqu'ils étaient encore là-bas. Ce sont eux qui ont vendu mon cher Yossef. Donc on a deux Réouvénites de service qui sont toujours là. Ce sont des sortes de qu'on peut toujours récupérer dans toutes les parties. Ils sont toujours là pour faire les méchants. On Pelet, On ben Pelet, un nouveau: On ben Pelet, fils de Pelet.
Et on explique pourquoi Réouven: quand on veut faire un putsch, une révolte contre Moshé Rabbénou, on prend des gens de Réouven. Parce que Réouven se balade toute la journée la tête baissée, il est très énervé. Très énervé. Réouven, c'est l'aîné des douze tribus. Et comme Réouven n'a pas été tout à fait à la hauteur, il n'a été ni roi ni Cohen. Lévi est Cohen, Yehouda est roi. Donc Réouven...
Réouven, numéro 1; Chimon, 2; Lévi, 3; Yehouda, 4. Donc les places 3 et 4 sont utilisées pour le Cohen et pour le roi. Et Réouven, qui était premier, n'a eu aucune des deux. Vous imaginez comment il a l'air. Donc quand on vient lui dire: « Écoute, on a une bonne nouvelle, on va faire une révolte contre Moshé », alors lui, il est... je me porte volontaire. On dit qu'il y avait deux cent cinquante chefs, des petits Sanhédrin, parce que dans chaque tribu il y avait aussi des...
Il y avait un Sanhédrin dans chaque tribu. Il y avait deux cent cinquante personnes, membres des tribunaux des différentes tribus, de la tribu de Réouven, qui ont fait partie de la révolte que Korah a amenée avec lui. Encore une fois, il ne s'agit pas de gens petits. Korah était quelqu'un de grand, peut-être même quelqu'un qui avait le droit de se faire reconnaître, je ne sais pas. En tout cas, c'était quelqu'un qui n'était pas idiot. Il était très riche aussi, ce qui aide …
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