Behaalotekha , les secrets de la ménora
Rav Yossef David
Ensuite : Comment la Thora peut-elle autoriser un père a vendre sa fille? (21/02/12), 15 min
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Donc on va parler de cette paracha, qui arrive tout de suite après: la paracha Nessi'im, où chaque chef de tribu a apporté son sacrifice. Et chacun a apporté son sacrifice, qui était d'ailleurs identique. Chacun était identique. Bon, d'accord. Et tout de suite après, il est écrit ceci: Hachem a parlé à Moshé, et il dit: « Parle avec Aaron, et dis-lui de… »
…de s'occuper de la Ménorah, c'est-à-dire d'allumer les bougies dans le Beit Hamikdash, dans le Temple, dans le Tabernacle. Et Hachem dit à Moshé… Pourquoi ? Pourquoi parle-t-on maintenant d'Aaron ? Parce qu'Aaron s'est senti mal. Et c'est une histoire assez étrange. Aaron a très mal pris le fait que tout le monde ait fait son korban et pas lui. Vous dites: Aaron, Cohen, bon, ce n'est pas… Il a dix ans, et tout le monde a réussi un moment, il avait réussi… On parle d'Aaron. Il y a donc là quelque chose de profond.
Donc HaKadosh Baroukh Hou vient vers lui et lui dit: « Ne t'inquiète pas, Aaron, ce que tu fais est encore plus grand que ce qu'ils font, parce que tu allumes la Ménorah. » Déjà, la réaction d'Aaron était un peu étrange, et maintenant la réaction de HaKadosh Baroukh Hou est encore plus étrange. Alors on va expliquer. Qu'est-ce qui s'est passé avec Aaron ? Je vais d'abord expliquer que le but sur terre, la raison pour laquelle nous sommes là, la raison pour laquelle HaKadosh Baroukh Hou a créé le monde, c'est de lier le ciel et la terre.
HaKadosh Baroukh Hou est déjà roi dans le ciel. Il n'a pas besoin de nous pour cela. Mais il n'est pas roi sur terre. Pourquoi pas roi sur terre ? Parce que tout le monde n'en est pas conscient. Donc le but, c'est que nous arrivions, à l'avenir, à faire de HaKadosh Baroukh Hou le roi sur terre. Il n'est pas encore roi sur terre. Il peut faire ce qu'il veut sur terre, mais les gens ne le savent pas. Ce n'est donc pas encore ce que l'on voudrait.
Le but est donc de lier le ciel et la terre, le Kodesh et le Chol. Et c'est pour faire ces liens que l'homme est là. Vous voulez dire quelque chose ? Vous avez une question ? Jusqu'à présent, pour le peuple juif, la distinction est assez claire: les douze tribus s'occupent du Chol, du profane, et Aaron et Lévi s'occupent du sacré, du Kodesh. Ainsi, le peuple juif tout entier…
…ensemble, avec son travail d'équipe, va faire ce lien entre le ciel et la terre. Sauf qu'il y a eu un problème dans cette vision. Le jour de l'inauguration du Temple, les chefs des tribus ont eux-mêmes, et c'est assez fort dans le récit, fait tous leurs sacrifices, y compris la quatoret, y compris l'encens. Ce sont eux-mêmes qui l'ont allumé, alors que quelqu'un qui n'est pas cohen ne peut pas même faire ces choses-là avec des objets. C'est la première fois qu'ils l'ont fait, et la dernière aussi.
Ils ont fait tout le travail. On peut dire: bon, d'accord, ils ont fait tout le travail, on n'y est pas habitué, mais ça va, on reprend ensuite, c'est assez le fond. Pourquoi Aaron… Qu'est-ce qui se passe ? Voici ce qui se passe. Aaron sait que le but est lié au ciel et à la terre. Vous savez que quelqu'un, sur terre, pour être bien, doit sentir qu'il fait une différence sur terre,
que c'est lui qui apporte quelque chose dans le monde. Et quelqu'un de grand, comme Aaron, il est important pour lui de faire une différence dans le monde, d'apporter dans le monde quelque chose qu'il ajoute lui-même. Il s'est donc dit: attends, tout ce que je fais, ils savent le faire. Tout ce que je fais, ils le font aussi. Donc je n'ai rien à ajouter. Et il s'est dit: si la moitié de la salle n'est plus là, on va arrêter.
Non, je parle des phénomènes. Et donc Aaron dit: moi, je n'ai rien de spécial, je n'ajoute rien au Kodesh, je n'ajoute rien au plan de Hachem. Aaron était donc triste à cause de cela. Et là, je lui dis: non, en fait, tu n'as pas compris. Ce que tu fais est plus grand que ce qu'ils font. Et là, on va expliquer. Aaron allume la Ménorah. Or la Ménorah a sept bougies.
Ce que je vais vous dire va très loin, parce qu'à l'époque des prophètes…
…il existait des connaissances scientifiques et philosophiques énormes, qui existaient dans le peuple juif et nulle part ailleurs. Et même dans la musique, qui existait nulle part ailleurs. Les airs que l'on a aujourd'hui, qui sont présents dans toutes sortes d'endroits, sont venus du Beit Hamikdash. C'est-à-dire que les premiers airs que l'humanité a chantés, le chant grégorien, qui est le chant le plus ancien que l'on connaisse, liturgique ou non, qui est construit
…sur une base musicale quelconque, eh bien il vient du Beit Hamikdash. C'est-à-dire que même la musique, les connaissances musicales, étaient quelque chose de très développé dans le Beit Hamikdash, et que lorsque le Beit Hamikdash a été détruit, toutes ces étincelles, toutes ces lumières, ont été dispersées. Ou volées. Le Rav Kapar, qui était un rabbin yéménite, et vous imaginez qu'au Yémen les chrétiens ne sont pas arrivés, c'est loin pour eux.
Il a fait son Aliyah depuis le Yémen, et un jour, comme il était rabbin en Israël, il a été obligé d'aller à Rome pour son travail. Là-bas, il a entendu, dans une église, des gens qui chantaient. Et il dit: mais je connais cet air. C'est un air yéménite. C'est un air que nous savons venir du Beit Hamikdash. C'est-à-dire que les Yéménites avaient une tradition selon laquelle cet air très ancien venait du Temple, et dans les églises, on l'a repris.
Cela ne nous étonne pas. Le Gaon de Vilna avait un élève, Rabbi Israël Misiklof, Baal Peatah Shulchan, qui a fait son Aliyah et qui était en Israël. Il était très… Il a participé à tous les préparatifs de la reconstruction de l'État d'Israël, que les élèves du Gaon de Vilna avaient commencé à préparer. Et qu'est-ce qui s'est passé avec lui ? Il l'a écrit dans l'introduction de son livre, Baal Peatah Shulchan.
Le Gaon de Vilna lui a dit: je veux que tu apprennes les mathématiques, et que tu apprennes toutes les connaissances en mathématiques, en algèbre, qui existent à ta génération. C'est amusant. Le Gaon de Vilna connaissait tout, donc pour lui ce n'était même pas compliqué. Il faut savoir que le Gaon de Vilna, déjà à l'âge de six ans, habitait une ville où il n'y avait personne qui pouvait lui enseigner quelque chose. Maintenant, nous avons le discours sur Bamidbar du Gaon de Vilna. Il l'a écrit.
Je peux vous dire que cela ne ressemble pas à un discours devant mes élèves. Je pense que dans la salle, il n'y a pas grand monde qui a compris quelque chose. Imaginez: à treize ans déjà, …
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