Voir le bien dans l'histoire à la lumière de Orot Hatechouva
Comment la Shoah, la galout de Babylone et la techouva éclairent le sens caché du temps, selon le Rav Kook.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : La douleur qui accompagne la faute, 1 h 02
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bon, alors, aidez-nous, écris-nous le Beit Hamikdash. Je pense que nous l'avons fait, oui ? Nous l'avons fait, oui.
Et de l'intérieur, le grand et le grand. Le grand, le grand et le grand. Le grand et le grand et le grand.
Nassot moukarot vedor akutamim amityashchim ou mitvashchim. Begodele hachayim shal ratzon atod. Ashoutef ken… shal ratzon atod ashoutef kenar gadol meod lemeshech dorot utupot. Cherak giloui chayim kitayim mitgalim vikol vichol dor vrochad. Vashlamatam ba'a benerots kol adorot. Sheharatzon achoder vamakiv shal hachouba mevizhech koulam hachayim. Shalom uvracha meleat adamim.
Bon, j'ai fait une passe aux feuilles, je l'ai écrit. Donc, tu es un béni chou. Et ton nom particulier, c'est quoi ?
Yonatan, ton vav et ton noun sont très proches entre eux. C'est presque un chet. Tov. Baroukh Hachem. Tovdifneshe. On fait ça en franc, breuf, breuf franc, on verra. J'aime bien faire ça en français parce que… Le grand message de ce texte-là, Barama Chouka Yamka, c'est la prise de conscience quand on saisit l'ensemble de l'histoire sur la bonté divine et la grandeur divine.
Quelquefois, quand tu saisis une partie de l'histoire, tu te demandes qu'est-ce qui se passe. Par exemple, on essaye de regarder ce qui se passe entre les années 39 et les années 42 d'une certaine époque, même déjà à partir de 35, quand commence le nazisme et tout ça, tu te poses toutes sortes de questions. Comment se fait-il que HaKadosh Baroukh Hou permette une chose pareille, alors que c'est accompagné du…
Un sans-fin de douleur. Et puis peut-être, avec le temps, avec le temps, tu comprends que ces choses que tu ne comprends pas finalement se comprennent. Et peut-être, j'ai osé dire quelquefois dans nos cours, que peut-être on comprend que s'il n'y avait pas eu la Shoah, Shem Mishmor, enfin je dois faire attention quand je parle, quand je dis ça, mais je le dis quand même: s'il n'y avait pas eu la Shoah, ce n'est peut-être pas évident que Medinat Israël était aussi ferme dans son intention d'exister.
C'est-à-dire que c'est sûr qu'après la Shoah, un Israël est rentré sur cette terre de toutes ses forces. C'est évident qu'il fallait que la déclaration d'indépendance de l'État d'Israël et tout ça soit venue après. Ce n'est pas par hasard que c'est venu après. Malgré… quand on réalise ce qui s'est passé à la Shoah… mais on ne comprend pas la vie complètement. Finalement, la mort, ça vient, tout le monde meurt. Et ça fait partie de la vie.
Et puis on revient. Et puis c'est difficile. Il faut essayer d'avoir des yeux qui ne sont pas évidents, mais qui sont vrais: que la mort n'est pas la fin. Et en particulier, quand tu regardes dans les grands textes de la mystique juive, le fait de revenir sur ce monde encore une fois, c'est une chose qui, apparemment, fait tout à fait partie de l'histoire.
Quand tu vas dans un livre qui s'appelle Charguilboulim, tu vois comment le Ari explique à ses élèves, à ton élève, comment certaines neshamot se promènent dans le monde. Mais ce n'est pas une, deux, trois, quatre fois qu'elles reviennent: c'est sans arrêt. C'est-à-dire que l'histoire ne finit pas, et même si ça a l'air terrible à un moment donné, finalement on peut comprendre que tout est récupéré à nouveau dans un autre contexte.
Je dis même, même à ce niveau-là. Quand je parle de l'indépendance d'Israël comme étant en quelque sorte la suite de la Shoah. Bon, ça se voit de nos yeux. Il y a des choses qui ne se voient pas et qui sont aussi la suite l'une de l'autre, mais c'est caché. Il n'y a que certains yeux qui sont capables de le voir, et d'autres le sont moins. Ken Youssef. Comment ? De quoi ?
Tu as raison, c'est sûr. Nous, on doit faire les choses pour notre mieux, et on n'est pas capable de voir ce qui se passe derrière. Mais a posteriori, tu comprends. Certainement pas… C'est sûr, tu as raison. N'empêche que, je ne sais pas, peut-être que quelqu'un comme Jérémie…
La prise de conscience que la descente à Babylone est finalement ce qui va permettre Baï Tchémi et tout un tikoun, et qu'on avait besoin de passer par la galout de Babylone pour corriger toutes sortes de choses qui sont passées dans Baï Trichon. Peut-être que Jérémie était conscient de ça, et quand il allait dehors, il disait qu'il savait que c'était pour le bien d'Israël, tout en accompagnant…
Ce peuple d'esclaves de Nabuchodonosor qui avait souffert terriblement, tout ce que tu veux. Je pense que pour ceux qui ont des yeux, ils peuvent voir. Je m'imagine aussi que le Rav Kook, dans sa grandeur, a dû sentir un peu ce qui allait se préparer. Il est parti avant, mais tu vois dans les textes qu'il sentait ce qui allait se passer. Et il sentait certainement aussi ce qui allait se passer ensuite, c'est-à-dire…
Le fait qu'un Israël va revenir sur sa terre. Je te réponds un peu à ta question, là. Tu es d'accord avec ce que je te dis ? Donc, ici, le grand message, c'est que quand tu regardes l'histoire, il y a des moments de l'histoire que, si tu les regardes fermés dans leur coin, ce sont des choses que tu ne comprends pas. À la limite, ça te révolte. Mais en réalité, une fois que les choses sont passées, tu comprends avec le temps que tout a un sens et qu'il y a une continuité.
À chaque chose, à chaque fois, à chaque pas, il y a un petit coup de quelque chose; il faut aussi passer par ça. Comme je dis, dans l'éducation d'un enfant, il faut aussi passer par l'éventualité qu'il ramasse une baffe de son père. Et que, quand il aura cinquante ans, il dise: la meilleure chose qui s'est passée dans ma jeunesse, c'est la baffe que papa m'a donnée. Et c'est la meilleure chose que j'ai vécue. Il faut du temps pour pouvoir le dire. Arav Matrilkan, en disant que Ofe ka Abata Mitrache Balideh HaTechouva. C'est-à-dire…
Notre capacité de voir, on fait que c'est l'horizon, d'accord ? L'horizon de notre regard dans l'histoire. Mitraché va lié à techouva: s'agrandit à travers la techouva. C'est-à-dire, si moi je suis dans ma situation présente, et que je n'ai pas encore fait techouva, et que je me pose beaucoup de questions par rapport à mon passé et à mon futur…
J'ai perdu, par exemple, beaucoup de ma continuité spirituelle par rapport à des années précédentes. C'est-à-dire, j'ai oublié qui j'étais quand j'étais enfant. Ça existe. Je ne sais pas où vous en êtes. Moi, je vous ai raconté que, moi, je me souviens, quand j'étais à Paris, en pleine balagan, j'avais perdu le contact avec ma jeunesse, avec ce que j'étais quand j'étais enfant.
Quand je suis venu ici en Israël, Baroukh Hachem, je l'ai retrouvé. Mais là-bas, dans le contexte où c'était, j'avais perdu le contact avec cet être spirituel que je portais quand j'étais enfant. Parce que… toutes sortes …
Cours de Machon Meir
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