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Orot HaTechouva : la techouva transforme les fautes en mérites

Le Rav Kook distingue la techouva du corps, celle de l'âme et la techouva émounite, et montre comment les fautes deviennent des mitsvot.

41 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : La lumière de la techouva selon le Rav Kook, 52 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On avait vu. Le Rav présente ici la techouva à différents niveaux. La première, la techouva tivit, nous permet aussi d'entrer dans la problématique du type de avodat hateshouva, c'est-à-dire la prise de conscience de quelque chose qui ne va pas, que cela est en rapport avec nos erreurs et qu'il y a moyen de corriger.

L'idée de la techouva, c'est prendre conscience qu'il y a quelque chose qui ne va pas, prendre conscience que c'est notre faute, et prendre conscience qu'il y a moyen de corriger. Dans le monde psychologique, il y a quelque chose de spécial qui n'existe pas ailleurs, dans le monde de la nature, dans le monde physique par exemple: la plupart des événements se passent une fois pour toutes, et tu ne peux pas les corriger. Tu laisses tomber un verre, il se casse. Tu peux dire Kaddish sur lui, mais c'est tout. Tu ne peux pas vraiment l'arranger.

Alors que dans le monde de la techouva, dans le monde de la psychologie, il se trouve que dans le domaine de l'homme, il y a moyen de faire un retour rétroactif vers une situation précédente, et d'arriver à partir de notre présent, grâce à une puissance, un travail intellectuel et spirituel, à rentrer dans notre cœur du passé, au point que parfois on est capable de corriger ce qui s'est passé dans le passé. On fait l'expérience de la rencontre avec l'événement qui s'est mal passé. Maintenant, après l'expérience de ce qui s'est passé, je suis capable de changer mon intention, mon comportement, et d'arriver à une situation

à la limite comme si, dans mon passé, je n'avais pas commis la faute, mais au contraire, j'avais bien fait les choses. Par le fait que je prends conscience des différentes forces qui sont entrées en moi au moment de la faute, que je me rends compte que c'est une erreur, et que je mets à l'intérieur de moi-même, au fond de moi-même, une direction de comportement à partir de maintenant, qui sera différente, et qui peut se déployer sur une expérience passée. Au point que le Rav nous dit qu'on peut transformer des hataïm, afilou pechaïm, en mitsvot, comme si c'étaient des. Bon, cela demande beaucoup de force intérieure, mais il est important de savoir que c'est possible.

Je sais que c'est un sujet que je réveille souvent ici, et que…

Il y a… ce n'est pas tout le monde qui est convaincu que c'est facile. Quelqu'un…

— Non, tu as raison. Au niveau de l'acte lui-même, on ne l'a pas rejeté. Au niveau de l'acte lui-même, tu ne peux pas corriger l'acte. Au niveau de l'impression psychologique qui est restée en toi de cet acte, tu peux la changer. Le verre cassé, il est cassé. Mais l'état dans lequel tu étais, qui a provoqué que ce verre s'est cassé, ça, tu peux le changer.

Tu peux même faire comme si tu n'avais pas eu cela. Alors, dans notre Pérek Alef, à la page, le thème de techouva tivit et mounit tzichlit peut se rencontrer de la façon suivante. Tivit, c'est quelque chose au niveau de la nature du corps: c'est le fait de prendre conscience que quelque chose ne va pas au niveau de notre corps, mais que c'est le résultat d'un comportement mauvais. Et je peux, premièrement, à partir d'aujourd'hui, changer mon comportement. Deuxièmement, guérir. Guérir quelque chose qui a démarré dans le passé à cause d'une faute. Le Rav donne comme exemple de cette guérison cette capacité de revenir en arrière et de guérir rétroactivement quelque chose qui peut relever du domaine de la médecine. Et cela, c'est premièrement au niveau du corps.

Ensuite, le Rav parle de la techouva au niveau psychologique. Il intègre le monde psychologique lui-même dans cette techouva tivit. Elle fait partie de notre vie, des forces que nous pouvons mettre dans notre vie actuelle, ou des impressions qui sont dans notre vie. Il n'en parle pas de façon officielle, comme d'un domaine de la psychologie, mais il est certain que cela passe aussi à l'intérieur de cela, parce qu'on parle ici de force spirituelle, de rencontre avec la conscience, de la façon d'approcher la faute. Et tout cela, ce sont des zones dans lesquelles l'homme peut se corriger.

Ensuite, le Rav parle de ce qu'il appelle la techouva émounite. C'est la techouva dans le contexte de notre émouna, dans la mesure où il y a un rythme annuel, et où ce rythme annuel est accompagné d'une Providence divine qui utilise le maximum de nos possibilités pour essayer de récupérer nos fautes. C'est ce qui se passe très exactement actuellement: on est dans la période annuelle où le travail de la techouva est essentiel. Par exemple, j'en ai déjà parlé, mais j'insiste.

Quand on passe de l'époque entre Roch Hachana et Kippour, c'est une époque bénie pour la capacité de faire techouva. Je vous le dis: il faut en profiter. Chaque année, quand on arrive à s'aider à aimer la techouva, il faut profiter de cette époque pour essayer de rentrer au fond de nous-mêmes et de corriger nos tendances, parce qu'il y a une bera'ha spéciale, une sensibilité, une spiritualité.

Ce que nous disons au niveau des slihot, ce que nous disons au niveau de la techouva, ce que nous allons vivre, bé'ezrat Hachem, dans deux semaines, bientôt, à Kippour, nous allons vraiment vivre une journée consacrée à cette techouva sur la faute. C'est possible, cela s'arrange, cela marche. À la fin de Kippour, on peut être renouvelé intérieurement. C'est merveilleux.

Ce n'est pas tout le monde qui est conscient de la capacité de Kippour. Mais il faut avoir la émouna de se lancer dans l'effort de corriger, d'utiliser notre Kippour, par exemple, vraiment, pour faire un retour en arrière. Parce qu'à la fin de Kippour, on peut se retrouver complètement purifié. C'est merveilleux. C'est un plaisir d'arriver à Souccot.

Cela relève de la prise de conscience de toute notre puissance de réflexion et de notre capacité d'orientation vers le bien. Cela ne se passe pas uniquement au niveau de la simple conscience. Cela se passe au niveau d'une force intellectuelle qui entre, qui essaie d'utiliser toutes ses capacités pour aller de l'avant.

Si vous voulez, je m'approche un tout petit peu. Il en parle, mais il n'entre pas vraiment dans tous ses détails. Je vous lis le bas de la page.

Permettez-moi, on va lire ce texte, on va le lire. Si tu veux lire, essaie de lire le passage. Avance. Encore un peu.

J'entre dans le texte, on traduit. Maintenant, je voudrais quand même revenir au présent.,,,,, …] Il y a quelqu'un que je n'ai pas cité. C'est toi. Quel est ton prénom ? Quel est ton nom ? Alors, j'entre dans le texte. On va traduire: la techouva sikhlit ia shekvar rakhsha'la eta tivit v'émouna…

Aussi bien la techouva naturelle, dans laquelle on fait notre rencontre avec la réflexion sur le corps, que la émounite; je n'en ai pas beaucoup parlé, mais il faut comprendre que c'est le fait que, dans le rythme de l'année, de …

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