La techouva naturelle, corporelle et psychique
Comment la douleur du corps et du cœur pousse l'homme à revenir sur sa conduite, avant l'émouna.
Rav Yossef Benshoushan
Ensuite : Orot HaTechouva, chapitre 5, paragraphe 6 : la tchouva du monde, 52 min
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Donc on va vite résumer, pour ceux qui n'étaient pas là, du moins. On reprend. Ce n'est pas le quatrième point, c'est le deuxième: la techouva. On a expliqué que la techouva, c'est en fait le retour de Dieu dans ce monde: le flux constant de la divinité qui vient dans ce monde, qui le fait vivre et qui le fait progresser. Ce flux-là, tout ce qu'il frappe, il entraîne progression, développement. D'accord ? Il frappe une fleur, ça fait pousser la fleur. Il frappe la science, ça fait développer la science. Techouva. Tout est techouva. Tout progrès est en fait la conséquence de ce flux de Dieu, qui est un retour de Dieu vers Son hôte.
Entre autres, dans toute cette infinité de créatures, il y a aussi l'homme, et lui aussi est frappé par ce flux. Quand ce flux le frappe, cela se traduit chez lui par des pensées, qui le remettent en question et lui disent: progresse ! Améliore-toi dans tous les domaines de ta vie. Donc, dès que ce flux de techouva te frappe, il te suscite à progresser. Cela ne veut pas dire qu'automatiquement tu vas progresser; c'est ce qui te différencie des autres niveaux de la nature. Une fleur ne peut pas refuser de progresser, de grandir: le flux l'oblige à progresser et à grandir. Mais chez toi, ce flux arrive et te frappe sur la tête. Maintenant, c'est à toi d'ouvrir la tête ou de ne pas l'ouvrir, de permettre à ce flux de te pénétrer et de susciter en toi les pensées qu'il doit susciter, de progression, ou bien là qu'est la porte de main. C'est clair ?
Progresser en quoi ? Et maintenant, tout. D'abord, le niveau le plus élémentaire de ta personnalité, c'est ton corps. Si jusqu'à présent tu souffrais de maladies, de toutes sortes de douleurs, conséquemment à des comportements non adéquats à ton corps, et que tu commences à faire la liaison: tu te balades tout le temps avec la main sur le ventre parce que tu as mal au ventre. Tu te demandes pourquoi tu as mal au ventre. Tout simplement parce que tu ne manges pas ce qu'il faudrait manger. Bon, il s'avère que ton appareil digestif est un petit peu délicat et qu'il ne supporte pas certains mets; c'est la raison pour laquelle tu as mal au ventre. Tu fais le lien. À partir de ce moment, tu décides d'arrêter de manger ces choses inadéquates à ton corps, et tout d'un coup tu te sens en très bonne santé, et tu n'as plus mal au ventre. Techouva.
Techouva, au point de vue corporel, naturel. Techouva, un peu plus haut, celle qu'on a vue au deuxième paragraphe: techouva naturelle psychique, mentale, au niveau de la conscience. Par exemple, j'ai l'habitude de lancer des blagues, on va dire, blessantes, et je blesse les gens à travers elles. Après, je ne sais pas où me mettre, parce que ça cause des froids, et cette sensation de distance et de froid qui se crée ne m'est pas tellement agréable. Finalement, je décide d'arrêter. Et un beau jour, je vais chez celui à qui j'ai lancé cette blague mal placée, je lui demande pardon, et je sens un fardeau qui descend de mon cœur, et je suis libéré de cette sensation non agréable. Techouva.
Mais alors, quel est le thème commun de ces deux techouvot ? C'est d'arrêter la douleur, tout simplement. Ce n'est pas par l'amour de Dieu, ni par l'amour du bien, ni par le besoin d'être conforme à une certaine règle ou à une certaine loi. Tout simplement, ça me fait mal: ou ça me fait mal au ventre, ou ça me fait mal au dos, ou ça me fait mal au cœur d'être à froid avec les gens, etc. C'est la raison pour laquelle je corrige. Maintenant, on s'élève. HaKadosh Baroukh Hou, la Torah, la Guemara, la Michna, le Talmud, le Rambam, le Kuzari. La paracha, Béréchit, Chemot, Vayikra, Bamidbar, Devarim.
Deuxième paragraphe, vous voyez ? Oui, c'est bon ? Après, tout le monde a le texte ? Qui n'a pas le texte ? Tu veux pas aller normal, toi ? C'est mieux. Ah, ça va. Après la techouva ativite, vient la émouna. Elle vit dans le monde, d'une origine, d'une tradition et d'une religion. Elle s'occupe beaucoup de la techouva. [La Torah vous permet d'écouter le Pesach, excusez-moi. Les grâces de l'Église et du public sont mises à l'aide de la techouva].
La techouva naturelle, on l'a vu, se divise elle-même en deux: techouva naturelle corporelle, techouva naturelle psychique.
Ba'a émounit: la techouva émounite, qui est fondée sur la émouna, sur la croyance en Dieu, la croyance en la divinité de la Torah, la croyance au fait que les prérogatives et les directives de la Torah sont pour le bien de l'homme et qu'il faut les respecter pour respecter la volonté de Dieu. Iyakha yabor lam, voilà, l'appareil de notre mot, bimekor hamasoret, une source de la tradition, de la religion. C'est-à-dire, différemment des deux premières, pour lesquelles il ne fallait aucune tradition, aucune étude: c'était tout simplement des sensations, fondées sur des sensations corporelles ou psychiques.
Ici, ce n'est pas une sensation. Si je mange une bonne glace au lait après un bon steak, je n'ai mal ni au ventre, ni mentalement, psychiquement, rien du tout. D'accord ? Tu as déjà eu mal au ventre quand tu as mangé une glace ? Pas la vie ? Non, c'est très bon. Aucun problème.
Ce n'est ni corporel ni psychique. Alors, pourquoi je ne mange pas ? Parce que Dieu ne vient pas manger, tout simplement. C'est marqué dans la Torah: il ne faut pas manger la viande avec le lait. Elle nous provient de la tradition, de la religion. La Torah promet à ceux qui se repentent le pardon.
Les fautes, les péchés de l'individu et du collectif sont effacés grâce à la techouva. Tous les prophètes traitent du sujet de la techouva de façon très grandiose, très haute. De manière générale, le fait que dans la Torah apparaisse une réprimande, eh bien, c'est fondé sur la techouva émounite: sans quoi il n'y aurait pas de réprimande.
Si de toute manière tu ne pourrais pas corriger ton comportement, à quoi sert de te réprimander ? Donc la Torah laisse sous-entendre qu'il y a une possibilité de réparer, sans quoi elle ne te réprimanderait pas. C'est clair ? Pema Makéa: dans les profondeurs de la techouva, il y a énormément de détails, infinis, et même les généralités les plus fondamentales demandent un élargissement, énormément d'explications sur la techouva et émounite.
Après cela, on s'élève pour ce membre de la techouva, qui est la techouva sikhlit. La techouva qui, elle, est fondée sur l'intellect, sur la compréhension intellectuelle. La techouva sikhlit, on va lire une première fois pour traduire. Donc, pourquoi s'agit-il ? D'abord, quand apparaît-elle, cette techouva ? Après que tu as acquis la techouva naturelle, la techouva fondée sur la émouna. Chekvar Baal et Madrigal Yonah, qui est arrivé …
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