La guerre mondiale et l'espérance du Rav Kook
Comment le Rav Kook voit dans la Première Guerre mondiale les prémices de la Gueoula, malgré le désespoir ambiant.
Rav Yossef Benshoushan
Ensuite : Orot 11:17 : l'émouna, conscience vivante du divin en soi, 48 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Donc, allons-y. Où sont tous les autres ? Tous les deux en France, vous arrivez ?
Et alors, il n'a pas trouvé sa réparation ? Vous n'avez pas parlé ? Ce n'est pas de se réparer si vous n'avez pas parlé, surtout si on n'a pas d'autre horaire. Ce n'est pas grand-chose. Il est la même heure, mais ça fait lieu de faire deux fois en une journée. Le même jour ? Oui. Il n'y a pas le droit de voir deux fois par jour ?
Toi, on fait ce qu'on peut, allons-y. La nuit ?
Af, Chochmati, Hamdani, Yisra'zal, Chochma, Shalemati, Be'af, Hamdani. Qui veut dire ? Ce que j'ai appris avec sueur, fatigue et effort, je l'ai reconnu. Ce que j'ai appris facilement, assis sur une chaise, dans un fauteuil, avec des pierres en l'air et un café en main, tout disparaît. Bref, en voilà, je ne te vois pas. Il y a peut-être un autre escapé qui arrive. Tu vois ?
## La guerre et la venue du Machia'h
Est-ce que je peux faire ma lapache, s'il vous plaît ? Bon, on y va. Allégez donc la milchama. Quand on y va, page Youd Gibran. Quand il y a une grande milchama dans le monde, le pouvoir de Machiah est réveillé. L'heure du Zemir est arrivée. C'est le Zemir des. Les se réveillent dans le monde, et le monde s'applique. Et toute l'Église vit dans notre pays.
Dans l'évolution de l'espace de la guerre, il y a l'état des tsadikim [répétition involontaire de la transcription, passage incompréhensible].
Et pour la grandeur de la guerre, de sa quantité et de sa qualité, c'est ainsi que s'améliore l'espoir pour les pieds de son restant. La guerre mondiale actuelle, un espoir énorme, grand et profond qu'il y a là-bas, s'éloigne à chaque tour du temps de la fin du tour de l'établissement de Erets Israël. Une grande bataille, une énorme éclosion, et un grand éclosion, une éclosion d'une vérité et d'un clair rêve.
Bon, tout le chapitre qui s'appelle la milchama…
## Le contexte de la Première Guerre mondiale
…a été écrit par le Rav Kook à l'époque de la guerre mondiale, la Première Guerre mondiale. Vous êtes jeunes, vous ne vous rappelez pas, moi non plus d'ailleurs. La guerre mondiale, c'était la fin du monde, du point de vue des gens. Ils n'avaient pas encore vu la Deuxième Guerre mondiale, mais pour eux c'était la première fois que ça existe depuis déjà 5000 ans d'histoire: une telle guerre dans laquelle s'entremêlent presque toutes les nations du monde, 10 millions de morts.
Des centaines de milliers de mutilés, d'orphelins, de veuves, et on ne voit pas comment on va s'en sortir. On ne sait même pas comment elle a commencé, cette guerre. Elle ne mène à rien, ça explose de tous les côtés, et on ne sait pas comment s'en sortir. C'est la fin du monde. Pour les gens, à cette époque, c'est l'apocalypse. Désespoir total. Et dans ce chaos total se tient un homme sur la terre, qui s'appelle Monsieur le Rav Kook, qui lui est empli d'un optimisme sans pareil.
Il est persuadé à cent pour cent, pas à cent pour cent seulement, mais à un milliard pour cent, que ceci va déclencher la Gueoula du monde. D'ailleurs, la guerre a éclaté à Ticha BeAv. Tout le monde était effrayé, etc. Or, [le Rav Kook] se lève le matin, donne une cour sur l'épaule de son fils, n'aie crainte, aujourd'hui, et ne sera le Machiah. Ce processus a déclenché la rédemption du peuple d'Israël et de l'humanité entière. On voit ça à travers toutes ces lettres, dans les grottes.
Alors que tout le monde était dans un pessimisme total, il était empli d'une émouna et d'un optimisme extraordinaire: que tout va s'arranger. D'après lui, grâce à la guerre. Avec toute la catastrophe, les souffrances horribles de la guerre. Vous voyez un peu l'ambiance, même en Erets Israël, parce que vous savez qu'au début, les juifs qui habitaient en Erets Israël vivaient uniquement des dons des juifs de. Ils ne travaillaient pas encore.
Les gens qui étudiaient la Torah, ça commençait à peine avec des gens qui travaillaient. La plupart étaient entretenus par le judaïsme de. Quand la guerre a éclaté, ça a coupé tous les ponts. Il n'y avait plus d'argent qui arrivait en Erets Israël. Ils ont donc sombré dans la famine totale, la faim. Même le directeur général de la Sokhnout à l'époque était totalement démoralisé, et il s'est dit: c'est fini.
On croyait entreprendre un processus extraordinaire de retour sur la terre. A priori, on s'est trompé. Un épisode qui s'est mal pris, et c'est la fin, c'est fini. Il ne me reste plus qu'une chose sérieuse à faire: fermer tous les bureaux de la Sokhnout dans le monde entier, et de toute manière, ça ne mène à rien. Rien qu'ici, il y a eu, je crois, 20 000 morts en Erets Israël. Avant qu'il ne se désespère totalement, quelqu'un lui a dit: regarde, tu n'as rien à perdre.
## Le Rav Kook, à Londres
Il était démoralisé. On va voir le Rav Kook. Le Rav Kook, ce n'est pas un religieux du tout. Il n'était pas loin de la Torah et de la religion. Tu n'as rien à perdre, paraît-il que c'est un type spécial, on va le voir. À cette époque, le Rav Kook était coincé en Angleterre. Qu'est-ce qu'il faisait en Angleterre ? Auparavant, il était le grand rabbin de Yafo, qui était le centre de la renaissance du peuple d'Israël. C'est là qu'il y avait tous les moshavim, etc. Et…
La veille de la guerre, un petit peu avant, il a su que l'Agoudat Israël, c'est-à-dire les ultra-orthodoxes, s'apprêtait à faire une très grande réunion pour dire qu'en aucun cas il fallait aller dans le sens de l'édification de l'État d'Israël; au contraire, c'est contre la Torah, c'est contre la volonté de Dieu, etc. Il dit: ce n'est pas possible, je ne vais pas laisser faire une telle idiotie, il faut que j'y sois, pour influencer. Il prend le bateau, il arrive.
Il arrive, et la guerre explose. Le problème, c'est que lui avait la nationalité russe, et la Turquie était de l'autre côté. Il y avait deux camps à l'époque, et il ne pouvait plus retourner en Erets Israël, qui était sous le mandat turc. Il restait donc coincé. Au début, il était resté coincé en Suisse, et après, la communauté juive de Londres a entendu dire que le Rav Kook était coincé en Haute-Silésie. Ils l'ont supplié de venir être leur rabbin.
Il a dit qu'en aucun cas il ne voulait faire de pression, etc., sur le Rav d'Israël. Finalement, il a dit: à condition qu'à la première occasion, il y ait une possibilité, je retourne en Erets Israël. Et pour plus de sécurité, il signait toujours « Rav de Yafo, provisoirement coincé à Londres ». Pour que ce soit bien clair: à la première occasion, il retourne. …
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