La techouva rétroactive : réparer son passé
Comment la techouva peut corriger rétroactivement une expérience passée négative, et ce qu'elle exige quand des dégâts sont réels.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : La souffrance de la techouva selon Orot HaTechouva, 54 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bon, notre père Exaïm, comme on l'a vu et redit, parle de Irouret Techouva. Irouret Techouva, c'est une hésitation, une éventualité de peut-être faire. Pour le père Léarère, c'est commencer à penser à l'éventualité. Donc quelqu'un qui est dans une situation d'Irouret Techouva, c'est quelqu'un qui commence [00:47] à s'orienter dans une direction dans laquelle il est capable de remettre en question ce qui s'est passé dans son passé et de remettre en question sa façon de vivre actuelle, pour orienter de façon différente son futur.
J'insiste sur ça, parce qu'au niveau de la techouva, on a deux zones dans lesquelles on travaille. Une zone dans laquelle [01:18] on réanalyse notre passé, on réalise les fautes qui ont été faites, et on essaie de corriger rétroactivement ce qui a été fait. J'ai insisté sur ça: ce n'est pas du tout évident que tout le monde est capable de récupérer son passé au point de transformer son expérience passée négative en une expérience passée positive, à travers la force de sa pensée.
Et ça, c'est une des formes de la techouva, rétroactivement. Une autre, c'est celle de: à partir d'aujourd'hui, je ne fais plus de bêtises, je change l'orientation de ce que je fais. Et de l'un à l'autre, ça s'appelle faire chouva. Mais la techouva, celle qui est capable de revenir dans son passé, de l'analyser, d'en tirer une réaction positive et finalement de se reconstruire sur la base de notre effort d'analyser notre passé, [02:21] c'est quelque chose qui existe. Elle n'est pas donnée à tout le monde, mais c'est important de savoir que c'est vrai, que ça existe. Et c'est autour de cette analyse rétroactive qu'on peut quand même retrouver un espoir de tranquillité d'esprit intérieur, par rapport à des événements passés qui étaient problématiques.
Et en faisant techouva dessus, rétroactivement: si c'est simplement une techouva sur l'orientation spirituelle ou psychologique que tu avais dans ton passé, tu es capable de récupérer complètement ton passé. Si c'est une techouva par rapport à des événements qui ont eu lieu, lesquels événements ne sont pas corrects et difficiles à corriger, à ce moment-là, il faut: quand le verre a été cassé, il faut le payer, s'il n'y a pas moyen de faire autrement. Et indépendamment de ça, il faut demander pardon et réaliser que, dans la même situation, la prochaine fois, je ne casse pas le verre.
Alors si vous voulez, dans cet esprit, dans l'esprit de notre passage, de notre chapitre, on va lire le paragraphe de la page Noun Bet, en bas. Alors si tu veux, tu prends ça. Tu lis ?
Nicole Macom, M. Kolze Merakem, Béréchit, Gaberut, Guedola, Zohim, Chouva, Utikoun, Utipo, Rocher, Déor. T'as reçu mon SMS ? Il trinque. Je suis navré pour cet après-midi. Je n'étais pas à Jérusalem. Bon, alors on en est pour toi aussi. Nous, le Beit, on bat la poche. Derrière tous ces textes, il y a cette prise de conscience:
Du Rav Kook, du Chrono Tsadik, du Bracha, que derrière toute cette création, il y a une âme spirituelle pleine de vie qui, a priori, est là pour compléter notre vie spirituelle, et on doit avoir accès à cette dimension, une dimension de l'âme du monde. Mais tout le thème de la faute qui est faite par l'homme [06:07] c'est à travers le fait qu'il se détache de la volonté divine en faisant ce qu'il ne faut pas faire. Il se crée une espèce d'écran entre ce potentiel de rencontre
vivante avec l'âme, l'âme divine, qui est proposée à l'homme a priori, et c'est ça qui doit le nourrir. Mais il peut s'en éloigner, malheureusement, à travers [06:38] la faute, quand il fait des fautes. C'est clair ce que je dis ? Il y a une neshama vivante, pleine de lumière et de vitalité, qui attend l'homme. Par exemple, le Ramchal insiste sur le fait que, pour pouvoir goûter cette lumière pleinement, le Saint béni soit-Il, d'une certaine façon, s'est caché, pour que l'on fasse l'effort de le découvrir.
Et que l'on goûte cette lumière comme étant le résultat de notre acquisition par mérite. Et ce que tu reçois par mérite, c'est un autre goût que ce que tu reçois en cadeau. La Fontaine l'a dit avant nous: c'est le message de travailler, prenez de la peine, c'est le fond qui monte le moins. Il a dit: il faut travailler. [07:43] Du moment que vous faites un effort et que vous méritez, il y a quelque chose qui s'acquiert d'une autre façon que quand c'est un cadeau. Ce n'est pas la même chose. Quand tu as une poterie que tu as faite de tes propres mains, ce n'est pas la même poterie que celle que tu as reçue en cadeau, même si ça ressemble.
Et c'est remarquable que le mot « mérite » en hébreu puisse être compris avec un double sens. Le Zerout véhicule aussi une dimension de purification. Le fait d'avoir purifié, à travers nos efforts, cet écran fait que maintenant on a droit à cette lumière comme étant le résultat de notre effort. Ça s'appelle Zerout. Donc je reprends notre texte de Haïen: Ruhim anou behouch. Houch, c'est sens.
Oui. Je pense que ce que le Rav veut dire, c'est que c'est quelque chose qui se sent. Ça peut se sentir, quand on a une sensibilité à la hauteur. Et Avon, je le dis déjà à l'époque: c'est là-dessus qu'il y a une dimension de [09:52] deux consciences dans le Avon, qui n'est pas dans le Het. Le Het, c'est par mégarde; le Avon, c'est par tentation. Et on est tombé. Et Eich Havonot, et Mechitzot. Shalom Aleichem.
Quand on était jeunes, on nous avait enseigné: Tovim ha-chnayim min ha-echad. Tu connais ça ? Tovim ha-chnayim min ha-echad: deux, c'est mieux que un ? Seulement, il y a une lecture beaucoup plus belle que ça. Tu la connais ? [10:29] Tovim achnaïm ina echad: ce sont les deux qui sont bons parce qu'ils peuvent vivre ensemble, le echad. C'est un message pour le couple. C'est le echad qui fait que les deux, par le fait qu'ils sont séparés, par le fait qu'on leur donne la possibilité d'acquérir leur union, c'est mieux d'être deux qu'un, [11:05] justement parce qu'on peut être, dans certains cas, ce qu'on appelle un yichud, une union. La mystique juive est pleine de ça, n'arrête pas d'en parler.
Er ha-mehitzot, comment les écrans éventuels, mafdilot, mi-afdil, afdala, d'accord, mafdilot, benenu, ou benahor, shel ha-asagavir, benenu. Entre nous, n'est-ce pas ? Ve, Ben, Ahor, Shelah, Asaga, Beira. Cette lumière que l'on peut atteindre à travers une saisie des sens, toute claire, dans laquelle cet écran n'existe pas. Mais il apparaît avec le temps, et il fait écran à cause des fautes. Et le Rav va loin.
Et il nous dit encore, on a vu ce texte-là, mais il revient encore: Ve lo havanot hayachid levad, et là aussi gam havanot haklal. C'est-à-dire le fait que tu vis dans un …
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