La parashat Tetssavé
Rav Yossef David
Ensuite : Lag Baomer : la lumière de Rabbi Chimon bar Yochaï, 14 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Donc on va prendre la paracha Tetzaveh. La paracha Tetzaveh continue en fait la suite de la paracha de la semaine dernière, Térouma, et parle de la construction du Mishkan. C'est le Mishkan, ce qu'on appelle le tabernacle en français, le temple portable avec lequel on se déplaçait dans le désert, et qui a continué à accompagner le peuple juif dans ses batailles, jusqu'au jour où il a été capturé par les Philistins dans une bataille où il ne devait pas sortir avec eux. Il est revenu à Jérusalem jusqu'à ce que Shlomo construise le Temple. Il a duré très longtemps, c'est le Mishkan. On va en parler un peu aujourd'hui.
Donc on va dire deux mots d'abord sur la paracha Térouma. Dans la paracha Térouma, il y a une phrase qui est essentielle pour comprendre: Veassou Li Mikdache, Veshakhanti Betokham. Veassou Li Mikdache, Veshakhanti Betokham. Ils feront pour Moi un sanctuaire, et Je résiderai parmi eux.
Ils feront pour moi un temple, et à ce moment-là, moi je résiderai où ça, dit Hachem ? Non pas dans le temple, mais en eux. C'est-à-dire qu'il y a un troisième élément dans le monde qu'il est nécessaire d'amener dans le monde, pour que la présence divine descende sur terre, qu'elle arrive dans les hommes, dans le peuple juif, et après dans l'humanité. Et cet élément, on l'appelle le Temple. Le Temple, c'est ce qui va nous permettre justement de faire cette jonction entre le ciel et la terre. Donc évidemment, ça va se trouver à Jérusalem, au Kodesh Hakodashim, sur le mont du Temple, à l'endroit le plus proche du ciel.
Donc on a la nécessité de construire le Temple. Aujourd'hui, la chose qui manque le plus à l'humanité, dans toute l'humanité, ce qui fait qu'il y a encore des gens qui se haïssent, qu'il y a des guerres et toutes sortes de problèmes, c'est qu'il n'y a pas de Beit Hamikdash. C'est-à-dire que si on demande à quelqu'un qui se dit religieux, il dit: « Bon, moi franchement le Beit Hamikdash, je trouve pas ça très moderne. »
Vous demandez à des religieux sionistes, ils vont vous dire: « Moi, je travaille dans le high-tech, je me vois mal avec mon bélier à l'amener pour... » Bon, ils sont contents que pour le moment ça se passe comme ça. Vous demandez à un juif orthodoxe, il vous dit: « Le Beit Hamikdash, il fait rien, on attend qu'il nous tombe du ciel. » C'est bon. Donc vous comprenez qu'en fait il n'y a pas beaucoup de gens qui s'en occupent et qui font avancer cette idée de Beit Hamikdash. Mais il faut savoir que c'est ce qui manque le plus aujourd'hui.
La Guemara raconte qu'à l'époque de Shlomo, où il y avait tout, le Beit Hamikdash qui était entier, et le royaume d'Israël uni, et tout, et bien il n'y avait pas une seule guerre dans le monde entier. Même entre la Mongolie et la Chine. Ça veut dire que quand il y a la présence divine très forte sur terre, les gens ne veulent plus faire d'avérot, ils ne veulent plus faire la guerre. Il y a quelque chose qui... est rempli.
On dit que parmi les choses qui ont disparu avec le Beit Hamikdash, il y a le goût des fruits, quand le Beit Hamikdash n'existe plus. Et par exemple, les hommes aujourd'hui ont plus envie d'aller avec leurs femmes, ils ont envie d'aller uniquement avec d'autres femmes, pas avec la leur. C'est-à-dire qu'avant, il existait un homme avec sa femme. Quand il y a le Beit Hamikdash, un homme a envie d'être avec sa femme. Il n'a pas envie d'être avec une autre. C'est-à-dire qu'il voit des femmes dans la rue, c'est bon, deux femmes, c'est comme des chats, des chiens.
Ils ne voient pas les autres femmes comme quelque chose qui dit « Waouh ». Naran, naran, naran, naran. On va expliquer après, c'est une bonne question. Mais le Beit Hamikdash amène ça, a priori. Alors évidemment, le Beit Hamikdash amène aussi beaucoup d'autres choses. Et les Bné Israël, pour pouvoir justement se permettre d'avoir le Guilouï Arayot, ils ont commencé à faire la Vazara. Parce que quand il y a une présence divine très grande sur terre, il y a un danger d'idolâtrie. Car qu'est-ce que l'idolâtrie ? L'idolâtrie, c'est quelqu'un qui voit Hachem partout, qui va le voir dans quelque chose de beau.
Alors c'est clair que dans le beau il y a certainement une étincelle divine. Et donc il va y avoir un bel arbre ou un bel animal, et il va commencer à faire de l'idolâtrie des saints. Parce qu'ils voyagent même partout. Donc, quand il y avait la présence divine, il y avait un danger. Au premier temps, c'était très fort, il y avait un danger d'idolâtrie. Mais il faut comprendre que, a priori, le Beit Hamikdash va être quelque chose qui va nous permettre d'élever toute l'humanité au niveau de la morale, et nous permettre d'avancer vers un monde bien plus... grand.
Donc, pour expliquer la différence entre la paracha Térouma et la paracha Tetzaveh, il y a un grand khidouch du Rav Cherki qui explique la différence entre Térouma et Tetzaveh. Dans la paracha Térouma, le nom d'Aaron n'apparaît pas. Dans la paracha Tetzaveh, le nom de Moshe n'apparaît pas. Bien que le nom de Moshe veuille apparaître, puisqu'on lui dit: « Et toi, qui es-tu ? Tu feras venir Aaron ton frère. » D'accord, il n'y en a qu'un de frère, donc on recalcule à qui il parle: à Moshe. Ce n'est pas compliqué. Et pourtant Moshé n'apparaît pas.
On dit que Moshé lui-même avait dit, à l'époque du veau d'or, et on va voir le rapport avec le veau d'or: « Efface-moi de ton livre et ne touche pas au Mien, Israël. » Et vous savez qu'une demande d'un tsadik comme Moshé Rabbénou est toujours un peu réalisée. Donc pas dans tout le livre, mais au moins dans la paracha, textuellement, on va voir qu'il n'apparaît pas. Et donc la paracha, vous savez, c'est la paracha d'Aaron. Pourquoi c'est la paracha d'Aaron ? Parce qu'elle parle essentiellement des habits du Kohen Gadol.
Alors que là, on a toute une paracha, la paracha Térouma, qui parle de tout le Mishkan, c'est-à-dire toutes les parties du Mishkan, et il y a quand même beaucoup de parties. Et les habits prennent une paracha entière: c'est la paracha de Tetzaveh. C'est les habits du Kohen Gadol, donc d'Aaron. Donc, pourquoi cette séparation, et quel rapport avec Aaron ? Vous savez, il y a deux sortes de tsadikim. Il y a le tsadik qui ne fauté jamais, et il y a le tsadik qui fait techouva.
Donc si on en a deux comme ça, qui est Moshé, qui est Aaron ? D'accord: Moshé Rabbénou, celui qui ne fauté jamais. D'ailleurs quand on fait le veau d'or et qu'on voit Aaron, il dit: « Moi, pourquoi tu as fait le veau d'or ? » Voilà, tu pouvais mourir, pas de problème. C'est-à-dire que …
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