LE MONDE CONTEMPORAIN AU TRAVERS DE LA PARACHA: VAÉRA
Rav Yossef David
Ensuite : LE MONDE CONTEMPORAIN AU TRAVERS DE LA PARACHA: VAYEIRA, 55 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bon, ok, la paracha de Vayikra. Prenez ces feuilles. Tiens, fais passer, s'il te plaît. Attends, je vérifie si ce sont les bonnes. Il y a ma marque Vayikra dessus, parce qu'il y a une feuille avec une erreur chez moi. Non, ce n'est pas Vayikra, parce que Vayikra existe aussi. C'est Vayikra.
En attendant, je sais qu'ils sont là, qu'ils attendent. Qu'ils lisent un peu la paracha, parce que je ne sais pas combien de temps on va attendre. Est-ce qu'ils arrivent ? Écoutez, on va commencer. Tant pis, ils prendront en route. De quoi parle notre paracha ? En fait, elle est collée sur la paracha d'avant. Et sur la paracha d'avant, qu'est-ce qui s'est passé ? Rappelez-vous. Là, au moins, je m'imagine que tout le monde a lu. Ok.
Juste un petit rappel: combien de temps, chronologiquement, dure la paracha d'avant ? On parle de la naissance de Moshe Rabbeinu, et ça veut dire 80 ans, et à la sortie d'Égypte, c'est au bout de quand il avait 80 ans. Disons que notre paracha, ce n'est pas tout à fait 80 ans, il n'a pas encore fait son anniversaire, parce que les plaies vont quand même durer quelques mois. Disons 79 ans. On a donc 79 ans qui sont passés depuis le début du livre de Chemot, où l'on parle de la naissance de Moshe Rabbeinu. C'est important pour…
On peut se rassurer en voyant que les processus historiques prennent du temps. Entre le moment où naît celui qui va délivrer Israël et le moment où il délivre, ça peut prendre 80 ans. C'est un peu angoissant pour celui qui attend. Tout le monde disait: « Il est né, le délivreur d'Israël », et après on n'en entend plus parler pendant quelques dizaines d'années. C'est angoissant. Oui, il refuse, et tout, ça prend du temps. Il y a plusieurs choses qui vont se passer: il va passer par Midian, tout ça.
Alors, tout au début, première partie, qu'est-ce qu'on a ? On va faire rapidement les parties, comme ça on va pouvoir… Ça, c'est déjà… Ah oui, mais après, ça va être un peu plus tard. Déjà, HaKadosh Baroukh Hou va donner son programme à Moshe Rabbeinu. Il va lui dire: écoute, voilà ce qui va se passer, il va se passer comme ça, comme ça, comme ça.
Et il lui parle comment ? Il lui parle gentiment ou durement ? Durement. Pourquoi ? Quel est le premier pasouk ? Attends, je vais faire participer ceux qui ont lu le Richon à la synagogue. Vas-y, le premier pasouk, ça parle comment ?
— Alors: Elohim, Elohim. On peut dire Elohim tout le temps, mais quand tu dis le pasouk, il vaut mieux dire Elohim. Ani Hachem. Ok, tu peux le suivre dans la chaîne quand tu veux. Baor Chabba, Baor Chofra…
Il y a plein de nouveautés. Tu n'as plus ce qui part ? Ça te fait un look un peu eskimo, mais ce n'est pas grave, on va te garder quand même dans le champ. Bon. D'accord, mais c'est quoi ces termes, Vayidaber et Elohim ? On est habitués dans la hiérarchie, ça veut dire quoi ? Quelle est la différence entre Vayomer et Vayidaber ?
Le mot Vayidaber, il y a des lettres qui sont un peu difficiles, dures, comme ça. Vayomer, c'est plus doux. Généralement, Vayidaber, c'est plus dur que Vayomer. Maintenant, une autre chose qu'on peut voir: c'est Midat HaDin, c'est une chose de difficile, et c'est le nom d'Hachem. D'accord ? Elohim. Vayidaber Elohim. Attends… Oups, on est déjà dans le premier pasouk, ok ?
Donc: Vayidaber Elohim el Moshe. Si c'est Elohim, si c'est Midat HaDin, HaKadosh Baroukh Hou va parler durement avec Moshe Rabbeinu. J'ai une question: pourquoi il parle durement ?
— À cause de Moshe ? Moshe est gentil, pourquoi il parle durement ?
— À son peuple, à son peuple.
— Et pourquoi il dit ça ? Pourquoi Moshe Rabbeinu n'est-il pas d'accord ? Pourquoi il n'est pas content ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
Moshe Rabbeinu a reçu comme mission de faire sortir les Juifs d'Égypte. Il se dit: bon, d'accord, on va y aller, on va faire sortir. Au début, il n'est pas très rassuré, parce qu'il se dit: je ne vais pas convaincre Pharaon. Au bout d'un moment, après une longue période de négociations, de persécutions, HaKadosh Baroukh Hou va réussir. Mais là, il faut établir ça, ok ? Durement, oui. Juste après, on ne dit pas Vayomer. Non, c'est juste le début.
Il parle durement, et après il est plein de pitié. D'accord. Il commence durement, et après il lui rappelle… C'est juste le début qui est dur. Après, voilà, il va devenir Hachem, tu comprends ? C'est l'introduction. Moshe Rabbeinu ne comprend pas que ça se passe lentement.
Il faut comprendre une chose: aujourd'hui, dans notre génération, ça fait plus de 150 ans que ça dure, d'une manière générale, une grande partie du peuple juif a du mal à comprendre qu'il y a des processus historiques qui prennent du temps.
Par exemple, Chabbat, on a fait une discussion, il y avait quelques chèvres là, pas tout le monde était là. On a dit qu'il y a beaucoup de gens qui croient que la Gueoula, ça doit se passer d'un seul coup. Il va arriver, boum, il fait tout. Ça, c'était vrai dans Harry Potter. Dans Harry Potter, tu arrives avec une baguette magique, tu fais comme ça, et tout se termine. Dans la Gueoula, ce sont des choses qui se passent lentement.
Même en Égypte, où l'on est sortis précipitamment, ça a pris quand même pas mal de mois, tous ces plaies, tous ces miracles. Et Moché, plusieurs dizaines d'années avant, a commencé le travail, jusqu'à ce qu'il finisse ce travail.
Ça, c'est dans Harry Potter. Il tomberait du ciel comme ça, avec du feu tout autour ? Non. Le Rambam n'est pas d'accord. Dans Harry Potter, c'est vrai, mais pas dans le Rambam. Le Machiah est un homme politique, qui serait à la tête du peuple juif. Son travail, c'est d'abord de faire des guerres, qui ne seront pas instantanées. Ça prendra, selon le Rambam, plusieurs années. Ce n'est pas sûr qu'il arrive à finir le travail. S'il arrive, pendant tout le temps où il règne sur le peuple juif, à gagner la guerre, c'est-à-dire délivrer le peuple juif des Goyim, de la totale…
Aujourd'hui, on est déjà plus sous la domination des Goyim, mais on a encore une petite pression américaine, européenne, de droite à gauche. Ça, il faut qu'on le termine. C'est-à-dire qu'on doit devenir vraiment un État d'une telle force que le monde a peur de dire quoi faire. Aujourd'hui, on a peur de demander au monde l'autorisation de faire quoi que ce soit.
C'est aussi beaucoup dans notre tête. L'esclave, ce n'est pas forcément quelqu'un qui a des chaînes. Souvent, l'esclave, c'est quelqu'un qui est esclave dans sa tête. Et aujourd'hui, on est beaucoup plus libres qu'on ne le laisse paraître. On est beaucoup plus indépendants face aux Goyim. Mais comme on traîne encore cette …
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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