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Lag BaOmer et le mérite de Rabbi Chimon bar Yochaï

Pourquoi tout Israël allume des feux à Lag BaOmer, et ce que l'on célèbre dans la mémoire de Rabbi Chimon bar Yochaï.

23 min

Rav Dov Bigon

Ensuite : LE MONDE CONTEMPORAIN AU TRAVERS DE LA PARACHA: MASSEY, 1 h 11

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On est le premier jour de l'Omer. Lag BaOmer est un jour spécial. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles ce jour est venu dans le monde. Selon la halakha, c'est ce jour-là que les disciples de Rabbi Akiva ont cessé de mourir. Il y avait 22 000 disciples, et ils sont morts entre Pessa'h et Lag BaOmer.

C'est pour cela que ce jour-là, on arrête les habitudes de deuil: ne pas se raser, ne pas se marier, pas de musique. À la fin de l'Omer, on arrête avec tout cela et on recommence à vivre de manière normale. Il y a une différence entre les Sefaradim et les Askenazim: les Askenazim ont l'habitude de se raser à la fin de l'Omer, les Sefaradim ont l'habitude de se raser à la fin de l'Omer.

Le Rav nous dit qu'on va fêter, avec l'aide de Hachem, Lag BaOmer, le 33e jour de l'Omer. La question est de savoir pourquoi on doit fêter ce jour-là. Le Rav nous explique que ce jour-là ont cessé de mourir les élèves de Rabbi Akiva, qui étaient au nombre de 24 000. Étant donné qu'ils ont cessé de mourir, on fête ce jour. La question est: à quel moment exactement le deuil s'arrête-t-il ? Pour nos frères askenazim, il s'arrête le 33e jour de l'Omer: ils peuvent déjà se raser, se couper les cheveux.

Pour nos frères sefaradim, on le fait le 34e jour de l'Omer, l'après-midi. C'est-à-dire que cette année, ce lundi après-midi, on pourra se couper les cheveux et se raser. Le Rav veut essayer de comprendre un peu mieux ce jour particulier.

Yehoudi be'Erets, ze lo madlik medourot. Ze mashou lo normali... Mi elat, ve'al metoula... Ma ze ? Mina mefou ze ba minhag haze. Ze lo katoud ba Torah. Katoud ba Torah l'adlik medourot.

Et c'était le mot le plus populaire, le plus populaire. J'ai demandé à plusieurs personnes qui vivent à l'extérieur, à quelqu'un qui était plusieurs fois hors de la terre d'Israël. Il n'y en avait pas. Là-bas, les Madlikim sont aussi éloignés. Oui, chez les… Les Hassidim peut-être. Chez les Habad. Les Habadnikim, oui. Les Madlikim font quelque chose de petit, quelque chose de pratique. Mais ils l'ont appris d'ici. Oui. C'est ce genre de mot.

Le Rav nous demande: il y a un minhag très spécial, une coutume très spéciale le jour de Lag BaOmer, c'est d'allumer des feux. On se pose la question de savoir d'où vient cette coutume, on ne comprend pas. Mais on voit que toute la société israélienne, religieux, pas religieux, de droite, de gauche, du centre,

Hassidim, opposants aux Hassidim, sionistes, anti-sionistes, toute personne qui est en Israël allume un feu le jour de Lag BaOmer. Et quand on était en Galout… qu'est-ce qui s'est passé ? On voit que même quand on était en Russie, on n'avait pas ce minhag, cette coutume d'allumer des feux. On allumait peut-être des bougies pour les tsadikim, etc.

Mais quand on arrive en Israël, on voit que tout Israël, de façon spontanée, allume des feux. La question est de savoir ce qui se cache derrière ce phénomène.

Ahari, zekher tsadik livrakha, assa minhag, shabbat yom hapt'ira... Rabbi Shimon Bar Yohaï, shalefiya masoret. Lag BaOmer, l'adlik ner zikaron, ner neshama, be-miron. Kol ha-ner ha-zeh ayah, kara, shemen, kisad begadim, ze ayah ner. Ra'u anashim sha kakha, az kol ahad amar to... Anigam adlik, le nishma yitra... Rabbi Shimon Bar Yohaï.

Ils ont vu que c'était une petite lumière, alors ils ont fait une grande lumière. Tout le monde fait une lumière ici. Mais le fond de tout cela, c'est la lumière de la mémoire de Rabbi Shimon Bar Yohaï. Pourquoi Rabbi Shimon Bar Yohaï a-t-il aujourd'hui une mémoire de ce genre, qu'aucun grand maître en Israël n'a ? Ni Moshe Rabbénou, ni Aharon HaCohen,

ni David le roi, ni Abraham. C'est juste lui. C'est juste lui. Tout le monde fait une grande fête. Et ce n'est pas seulement cela: il y a des centaines de milliers de gens qui sont venus à Méron, à la tombe, pour faire des réunions et tout cela. Pourquoi ? Qui es-tu, Rabbi Shimon Bar Yohaï, pour que l'on te célèbre avec tant d'honneur, que tout le monde te remercie le jour de ta mémoire ? Qu'est-ce que tu as fait ?

Le Rav nous dit: d'où viennent ces feux ? Cela a commencé à Méron. À Méron, là où était enterré Rabbi Shimon Bar Yohaï, élève de Rabbi Akiva, on a commencé à allumer une bougie en souvenir du Rav. Quand on a vu qu'on allumait une bougie, d'autres sont venus et ont allumé d'autres bougies. Quand il y a eu beaucoup de bougies, certains ont commencé à dire: on va faire un grand feu. De ce grand feu fait à Méron, sont issus tous les feux qui se sont propagés dans le pays.

En souvenir de Rabbi Shimon Bar Yohaï. Et là, le Rav pose une grande question. Moshe Rabbénou: est-ce que le jour de sa mort, de sa hilloula, on le fête, on allume autant de feux que cela ? Le jour de la mort d'Aharon, du roi David, d'Abraham, de tous nos pères, est-ce qu'on fait des feux comme cela ? Non. Seulement pour Rabbi Shimon Bar Yohaï. Qu'est-ce qu'il y a de spécial chez Rabbi Shimon Bar Yohaï ? Qu'il ait le mérite que le Am Israël le fête autant. Qu'est-ce qui se trouve chez Rabbi Shimon Bar Yohaï qui ne se trouve pas chez les autres Rabbanim ?

Alors là, on va nous expliquer ce que c'est.

Le Rav nous dit que certains veulent expliquer que Rabbi Shimon Bar Yohaï est tant fêté par le Am Israël parce que c'est lui qui est l'auteur du livre qui s'appelle le Zohar. Le Zohar, les profondeurs de la Torah, les secrets de la Torah, et ce qui en découle, la Hassidout, les études de la pensée juive, etc. Toutes ces choses-là viennent de Rabbi Shimon, par le mérite de Rabbi Shimon qui a écrit ce livre. Et c'est pour cela que le peuple d'Israël le fête.

Le Rav veut essayer de comprendre pourquoi le Saint béni soit-Il, à travers cet homme, a voulu que le Zohar se dévoile. Qu'y avait-il de particulier dans cet homme ? Pour cela, il faut expliquer un peu. Nous avons une Torah qui est divisée en trois parties. Une partie s'appelle la Torah écrite, Tanakh. Une autre partie, la Torah orale: Mishna, Guemara, Halakha, tout ce qui les entoure. Une troisième partie, nous l'appelons la Torah intérieure,

ou Torah ha-Sod, ou Torah ha-kabbale: c'est la même chose. C'est une Torah, mais avec un côté intérieur. La Torah ha-Sod, jusqu'à il y a quelques centaines d'années, était un secret. On ne l'étudiait pas, on ne l'occupait pas, seulement quelques personnes, des uniques. Ils l'ont étudiée par la kabbale. Après le Ari (le Rizal), qui fut un grand maître dans ce domaine, …

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