Kol Israël Yech Lo Olam Abba : le monde qui vient
Le sens de la formule des Pirké Avot, les tables brisées de Moshe et les trois piliers de Chimon HaTsadiq.
Rav Yaakov Nahon
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
[00:00] Bon, la dernière fois, je m'étais un tout petit peu attardé, au tout début de Pirkei Avot, sur ces quelques psoukim qui sont dits en général pendant cette époque dans laquelle on dit Pirkei Avot. Prenez votre livre au tout début. Dans mon édition, je pense que c'est pratiquement la même chose chez tout le monde, c'est là, vous voyez. Et je lis avec vous: Kol Yisrael Yesh Lahem Helek Le'Olam Abba. Vous voyez ? Vous suivez ?
Tous ceux qui suivent le texte lèvent leurs mains droites. Ceux qui dorment, ils ne peuvent pas, mais les autres, oui. Tu ne lèves pas ta main droite ? Tu ne dors pas, quand même ? Alors, lève ta main. En avant. Tourne. Tout le monde a levé sa main. Tourne.
[00:37] Alors, Kol Yisrael Yesh Lahem Helek Le'Olam Abba. C'est-à-dire, quand on dit Kol Yisrael, dans ce sens, je crois que chacun des individus du peuple d'Israël… C'est-à-dire de façon collective, une des données essentielles de la vitalité de ce peuple, c'est qu'il se prépare, dans ce monde déjà, à continuer une vie spirituelle, spéciale, qui continue après la mort aussi, mais qui déjà se vit en nous, avec une relation avec la dimension spirituelle céleste.
[01:39] Nous allons appeler ça sous le nom de Olam Abba. La lecture du mot Olam Abba peut être faite de différentes façons. On peut lire l'expression Olam Abba comme le monde à venir, mais il y a une autre lecture de Olam Abba, qui est le monde qui est en train de venir avec nous constamment, qui vient et se développe autour de nous grâce à notre vie. Et il grandit en nous-mêmes, et il va continuer ensuite, même après.
Cet événement qui s'appelle la mort, qui n'est pas la fin, mais un changement de vie. On ne vit plus sur les mêmes façons, enfin.
[02:10] Vous avez, chacun de vous, je crois, l'occasion d'élever des vers à soie, non ? Oui ? Oui ? Non ? Vous avez raté quelque chose, quand même. C'est assez sympathique. Quand on élève des vers à soie, on voit qu'il y a… on commence, on reçoit des petits œufs. Des feuilles de mûrier, on met ça, ça grandit, même très très petit, ça commence à grandir sur le mûrier, ça grandit, ça grandit, ça grandit, puis finalement le ver grandit, devient blanc, et à un moment donné il s'arrête, il commence à faire une maison, il sort de sa bouche de la soie, il se fait un cocon, il rentre dans ce cocon. Et qu'est-ce qu'il devient, dans ce cocon ? Un ver, qui fait de la soie.
[03:11] D'ailleurs, ces cocons sont utilisés ensuite pour retrouver de la soie. Sachez que les industries de soie ne permettent pas à ces cocons d'arriver à leur fin. Ils sont pris, le cocon est pris tout de suite, avant que ça devienne ce qu'est le processus de la nature. Le processus naturel, c'est que le ver qui est à l'intérieur, peu à peu, rentre dans ce cocon et devient un papillon qui est capable de faire un trou.
[04:07] Ça se rend compte. Chalom. Baroukh haba. Ça va ?
[04:12] Tu veux rentrer ? Tu restes ? Je ne sais pas si tu auras un livre. Essaye. Cache-toi, tu es un copain.
En tout cas, en sortant de ce cocon, le papillon, c'est quelque chose de complètement différent. Mais c'est la suite du ver, et il est capable d'aller de l'avant. Quelque part, ça ressemble un peu à ce qui se passe chez nous, au niveau de notre vie. À un moment donné, on arrive et puis on meurt, paraît-il.
[04:53] Et puis, euh, ce n'est pas fini. Ça continue. Il y a autre chose. Et ce Olam Abba, il est déjà préparé dans ce monde, et on passe ailleurs, et tout ce qu'on a fait ici est récupéré, est récupérable. Puis ensuite, il y a un traitement en haut, dans lequel on essaye d'utiliser ce qu'il y a de mieux chez nous, et ce qui a encore besoin d'être corrigé et traduit, selon ce que nous disent les grands textes du Ari.
[05:20] Chaar HaGilgoulim en particulier, qui parle des Gilgoulim, que quand quelqu'un a besoin de compléter ce qu'il n'a pas encore fait dans ce monde, on le recycle dans ce monde de différentes façons: ou en participant à la vie de quelqu'un d'autre, ou en venant à nouveau depuis l'âge de zéro… l'âge zéro. Enfin, il y a toutes sortes de façons de recycler ces âmes pour les compléter, ce qui manque encore. Bon.
[05:50] On fait partie du grand voyage, et c'est ce qu'on appelle, disons, le Olam qui va de l'avant. Nous l'appelons Olam Abba. Le peuple d'Israël est le protagoniste par excellence de cette aventure-là.
Kol Yisrael Yesh Lahem Helek Le'Olam Abba. Comme il est dit, en citant Isaïe, qui sait ce qu'il dit: Ve'amer … il dit quelque chose qui est drôle, enfin. Il n'y a pas de Resha'im en Israël. Voilà. Ve'amer.
[06:22] C'est-à-dire, le potentiel de Tsidkout qui existe à l'intérieur d'Israël concerne chacun de ceux qui sont là. Quelquefois, apparemment, il y a des erreurs, par-ci, par-là, mais a priori, notre façon de vivre, c'est de faire les choses comme il faut. À ce moment-là, on vit. Et on vit en tant que tsadik. Un tsadik, c'est quelqu'un qui fait ce qu'il faut faire. Et en tant que tel, et parce qu'ils vivent ce qu'il faut, cette vie-là, cette vie de la Torah, ils ont droit à vivre pleinement le potentiel vital qui se trouve, ni plus ni moins, en Terre d'Israël.
[06:53] La Terre d'Israël, c'est un endroit spécial avec un potentiel spirituel d'une qualité inouïe, et ceux qui vivent la Torah comme ils le vivent sont capables de rencontrer vraiment le bonheur. Un homme peut être heureux en Israël. Une âme juive se retrouve dans son pays, elle a des occasions de vivre des moments inouïs, de beaucoup de grandeur.
[07:29] Ne serait-ce qu'un Chabbat bien vécu, c'est déjà un monument. Et pour ceux qui ne le font pas encore, jusqu'au bout, je vous invite à travailler vos Chabbatot, à apprendre ce que c'est qu'un Chabbat, parce que c'est dommage de rater cette chose extraordinaire qui s'appelle un Chabbat. Et quand vous serez mariés, encore plus. Vous aurez la joie d'être avec votre compagne, avec vos enfants, un Chabbat en famille.
[08:00] Vous le savez, vous avez grandi dans un monde juif, mais enfin, quand ce sera vous qui serez le chef de famille, ce sera encore beaucoup plus grand.
[08:35] Alors on nous dit que ce peuple d'Israël a droit à la terre, et on le désigne, dans notre texte, sous le nom de Netzer Matai. Je pose la question: est-ce que vous vous souvenez du nom, du sens du mot Netzer ? Qui s'en souvient ? Vous voyez, Netzer Matai, 10 sur 10.
Le mot netzer veut dire bourgeon. Et bourgeon d'une plante, ça veut dire que c'est un début. D'accord ? Un netzer, c'est un bourgeon. Un bourgeon, ce n'est pas encore la fleur. C'est un début. C'est un …
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