Orot HaTechouva : la techouva comme sécurité intérieure
Le Rav Kook expose comment la techouva permet à l'homme de dompter ses forces et de corriger ses fautes.
Rav Yaakov Nahon
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## Présentation d'Orot HaTechouva
Donc, puisqu'il en est ainsi, on commence Orot HaTechouva. Très bien. Je vais essayer de vous présenter un peu Orot HaTechouva. On commence à peu près par le début. Je ne suis pas préparé à ça, mais j'ai déjà fait ça une cinquantaine de fois dans ma vie, alors… Bon, premièrement.
Je ne sais pas dans quelle mesure vous avez déjà eu des cours sur le Rav Kook lui-même. Pas encore. Il est vraisemblable que vous ayez à un moment donné un cours aussi sur un autre livre. Bah, tiens, tu as droit à un livre, prends. Je sais que pendant le courant de l'année, on est aussi en cours sur un autre livre du Rav Kook. Tiens, si tu peux… Tu me passes là-bas, à gauche, c'est ça, Orot. Ce livre-là s'appelle Orot, et c'est, disons, parmi les très, très, très nombreux écrits du Rav Kook, un livre qui contient, à l'intérieur de ce texte, des thèmes essentiels qui parlent essentiellement du peuple d'Israël, de sa relation à la terre d'Israël, et aussi de l'évolution du peuple d'Israël dans l'histoire.
C'est un livre essentiel. J'ai eu l'immense chance d'être l'élève du fils du Rav Kook. Vous avez certainement dû entendre parler du Rav Tzvi Yehouda HaKohen Kook, qui enseignait pendant des dizaines d'années. C'était le Rosh Yeshiva de Merkaz HaRav, tout en étant le fils de son père, qui était celui qui avait mis en marche…
Et je vous rapporte un message qui sort directement de sa bouche, qui disait la chose suivante. Parallèlement à un texte qui est connu, qui parle des écrits de Shlomo HaMelech, que tu connais peut-être, cet enseignement-là. Tu le connais ? Tu vas me dire si c'est ça ou pas, d'accord ?
On dit à propos des textes de Shlomo HaMelech, qui a écrit beaucoup de textes, que tous les textes de Shlomo HaMelech sont du Kodesh. C'est du Kodesh, c'est du saint. Mais Shir HaShirim s'appelle Kodesh Kodashim. Et la question entre nous, tu réponds par état… La question entre nous, c'est pourquoi ? Je pose la question. Vous avez le droit de répondre.
De Shlomo HaMelech, son Kodesh, et pourquoi Shir HaShirim, c'est Kodesh Kodashim ? Si vous avez une idée, levez la main très haut, on commence. Tu dis ton nom un peu, attends, vous me passez les feuilles bientôt pour que je m'habitue un peu à vos noms. Mon nom, c'est Yaakov Nahon, vous le… ça va, mais le vôtre, il faut que j'apprenne. Moi, c'est Gabriel, c'est peut-être le… Tu lèves ta voix fort.
— Peut-être que c'est parce que c'est lui qu'on lit le Chabbat ?
— Shir HaShirim, oui. Erev Chabbat, erev Chabbat. On le lit parce qu'il est Kodesh Kodashim. Mais ce n'est pas parce qu'il est Kodesh Kodashim qu'on le lit le Chabbat. C'est parce qu'on le lit le Chabbat qu'il est Kodesh Kodashim. Tu es d'accord ? Ken ? Parce que, moi, c'est Mendel.
— Comment ?
— Mendel. Parce que la Kuppa Shlomo a été donnée par HaKadosh Baroukh Hou, donc chaque livre qu'il va écrire, c'est quelque chose qui est lui-même de HaKadosh Baroukh Hou.
Donc c'est pour ça qu'on pourrait appeler chaque livre de Shlomo Kodesh. Oui, mais pourquoi est-ce que Shir HaShirim c'est Kodesh Kodashim ?
— Kodesh Kodashim ? J'ai entendu que Shir HaShirim était un livre qui pouvait se rapporter à la jeunesse de la personne. Et donc, par rapport à ça, vu que jusqu'à l'âge de 13 ans une personne n'a pas encore fait d'avodah, on pourrait appeler Kodesh Kodashim parce qu'elle est encore simple. Je ne pense pas que Shir HaShirim concerne forcément des gens très jeunes.
Les protagonistes, c'est en fait… c'est un roman d'amour, hein. C'est le courant. On va atteindre d'autres réponses. Ton nom ?
— Eytan.
— Eytan. Attends, tu donnes ton nom en entier, et tu lèves ta voix très fort, parce que le monsieur en face n'entend pas très bien. Non, non, tu donnes ton nom encore très fort.
— Amsalem.
— Très bien. Amsalem, ce sont des noms que je connais.
Shir HaShirim ne parle pas de la relation entre nous et Dieu ? Shir HaShirim, ça ? Ça ne parle pas de la relation entre l'homme et Dieu ? Entre Israël et Dieu ? Alors, tu dis entre l'homme et Dieu ou entre Israël et Dieu ?
— Entre les deux.
Essentiellement, je crois qu'on peut le dire: Shir HaShirim raconte surtout le roman d'amour qu'il y a entre le peuple d'Israël, qui est derrière « Ken, le Dodi », et celle qui est l'amoureuse du Dod. Le Dod en question, ce n'est pas Israël. Le Dod, l'amoureux en question, c'est le bon Dieu. Et celle qui est finalement en train de raconter son amour par rapport à Dieu, c'est un représentant de la Knesset Israël, de la Congrégation d'Israël, dont nous sommes des représentants actuels, et nous sommes des représentants extrêmement importants de cette Congrégation.
Parce que cette Congrégation s'est promenée dans le monde pendant des milliers d'années. Elle a ramassé des messages partout. Elle a laissé des racines partout. Et le moment de rentrer à la maison est venu. On est rentrés ici, on apporte avec nous les messages du monde entier, pour comprendre le monde et être capables de parler au monde. La situation du peuple d'Israël est celle d'un peuple qui a été choisi très officiellement pour être le centre spirituel du monde.
Et pour y arriver, on lui a donné un endroit qui est l'endroit le plus saint de tout le globe terrestre: c'est la terre d'Israël. Je ne sais pas si vous êtes suffisamment conscients de la densité de sainteté qui se promène sur cette terre. Ce n'est pas comme ailleurs. C'est un endroit qui est différent.
Moi, je raconte toujours cette anecdote qui est la mienne. Quand je suis venu en Israël, à l'époque en bateau, et que j'avais déjà… Je faisais mes prières et tout ça, je me souviens. Et à un moment donné, on était en prière, et je commençais ma prière, et puis, à un moment donné, je me disais: mais qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe avec cette prière ? Ça marche. Ça marche autrement que d'habitude.
Quand j'ai commencé à sentir ça, on nous a dit: on arrive à Kheifa [Haïfa]. C'est-à-dire que la rencontre avec la terre d'Israël, c'est la rencontre avec un lieu dans lequel il y a une présence de Chekhina, de sainteté, qui est à un autre niveau que le monde entier.
Et cette présence de Chekhina nous remplit le cœur. Et notre rôle ici, en Erets Israël, le peuple d'Israël, après l'expérience qu'on a de milliers d'années dans le monde entier, c'est d'être capable, le moment venu, de donner le message de la connaissance de Dieu au monde entier, de la façon la plus intelligente et la plus capable. Et c'est ce qui se peut.
C'est ce qui est en train de se passer de plus en plus, b'Hachem. Vous êtes au courant, quand même, de la façon dont Bibi s'est fait recevoir en Inde ? …
Cours de Machon Meir
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