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La douleur de la faute et le chemin de la techouva

Comment la souffrance de l'âme face au péché devient le prix de la techouva, selon le Rav Kook.

52 min, 2018

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Orot HaTechouva : la techouva comme sécurité intérieure, 57 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bon, je vous propose, enfin, je voudrais avoir votre acceptation. Je crois qu'on se trouve autour du Père écrite, autour des Yudales. Mais qu'est-ce que votre présence là ? Tu veux lire toi-même, Yitzhak ? C'est bien.

Elle ressent l'indépendance des émotions. Et alors, le rythme de la techouva s'éloigne d'elle. Elle éloigne de près le feu de la crainte, de la colère et de la peur de ce jour. Et dans cela, elle-même s'éloigne. Et elle peut, après l'arrivée du vent, retourner à l'éternité. Elle sera assise dans sa chambre et dans son propre abri.

Je ne sais pas, laissez un peu ouvert, moitié ouvert, laissez un peu ouvert pour ceux qui sentent que c'est ouvert, que si... s'il y a des tsadikim qui veulent venir. Premièrement, dans cette rencontre que nous avons ici, dans ce texte, avec la souffrance de l'âme face au péché. Le titre, le titre de notre Père écrite, on le reprend encore, oui, le titre du Père écrite, à la page Nun Hey,

Mach Ove Achet, Re Yisouré HaTechouva, O Marpeh HaRatan. Comment on va traduire ça ? Tu veux essayer, Youssef ? Mach Ove Achet, la douleur de la faute. La douleur qui accompagne la faute, par la souffrance du péché, c'est essentiellement vécu au niveau de l'âme qui souffre, du fait qu'on ne fait pas ce qu'il faut. Souré HaTechouva est l'interdit de techouva.

Non, Yissouri, c'est un nouveau... c'est avec un Yud, je te dis, c'est pas avec un Aleph. C'est Yissouri, c'est encore un thème de douleur. La douleur de la techouva, dans la réorganisation de l'être intérieur après la faute: il y a tout un travail, une souffrance, de rejeter les choses mal faites et de récupérer les choses bien faites. Il y a une souffrance. Et cette souffrance, c'est ce qui est dit ici, Yissouri, la techouva. Donc, à travers la techouva...

La techouva, la réorganisation du monde intérieur, le rejet du mal, et qui ressemble, comme le Rav l'a dit, à différents endroits, presque à une opération chirurgicale dans laquelle tu rejettes un membre malade: il y a une souffrance. Et aussi, finalement, à la fin de ce processus, Marpé Aherata, le fait que la techouva finalement s'installe, et la nouvelle direction est en marche.

Et il y a une guérison de l'être qui se met en marche comme il faut après la faute. Et qu'après la faute, l'homme, quelque part, est malade. Qu'il le veuille ou qu'il ne le veuille pas, en réalité, il ne fonctionne pas comme il faut, pas sur son idéal. Dans la faute, il y a le fait que la personne qui fait la faute a donné, disons, une priorité à, par exemple, une joie sensuelle, sexuelle, des choses de ce genre-là, qui ne sont pas, disons, sensuelles.

Il y a un plaisir, mais ce plaisir sensuel est accompagné d'une douleur spirituelle, par le fait qu'on ne fait pas ce qu'il faut. Et à cause de ça, on rejette d'une certaine façon toute la présence de l'âme. Et quand on fait techouva, les choses reviennent à leur place et la réalité...

La vitalité, comme il le faut, s'installe. Et il y a une guérison qui vient en même temps que la techouva. Marpé, guérison, et Arata, la lumière de la techouva qui revient. Je reviens à nouveau sur notre texte de Youdalef, à Avonot, Em Etse Mayagoun. Donc, le péché, c'est-à-dire le fait de ne pas faire ce qu'il faut, au dépens d'un certain plaisir qui est interdit, apporte une douleur.

Et la douleur de l'âme, qui est ressentie à travers la faute, c'est ce que le Rav appelle, c'est la douleur. C'est finalement: le péché est accompagné de la douleur, de la douleur de l'âme de ne pas faire les choses comme il le faut. Oukshane shama mitahéret. Donc, quand le chaman se purifie, en reprenant, en faisant sa techouva, en reprenant la direction comme il le faut,

mais, à travers cette volonté de se purifier, apparaît en fait une... Alors, il y a une dimension de l'âme qui s'appelle ici, qui est décrite ainsi en termes de Mitta Heret, elle reprend sa place. Et Imar Geshet Eta Atzmiyout Che Naront. Cette Neshama à qui on a permis d'apparaître, elle apparaît en nous avec sa sensibilité.

Je récupère mon âme, mais quand je récupère mon âme, je récupère aussi sa sensibilité. Et quelquefois, ça fait mal. Ce qui est dit, il marguait chez tête à Asmiyot chez l'avant. Quand elle réalise, elle prend conscience de vraiment où se trouve la faute. Il se peut qu'au moment où la faute a été faite, il manquait une certaine conscience, malgré le fait que c'est dit, c'est pas dit chet, mais avant, où normalement il y a une conscience.

Mais, apparemment, la techouva permet de réaliser plus, finalement, la portée de la faute et comment ça faisait mal à l'âme. Tu voulais me poser une question, ou ça ? Je ne sais pas pourquoi. Tu lèves ta voix.

— L'âme, elle ressent tout le temps cette douleur-là de la faute, non ?

L'âme, peut-être, mais il y a une possibilité, apparemment, dans la présentation qui est donnée par le Rav, d'être en contact ou pas avec cette dimension de l'âme. C'est-à-dire: l'être conscient, le corps, avec sa sensibilité, peut rejeter d'une certaine façon l'âme, qui est une partie de nous-mêmes, mais on peut apparemment la mettre de côté, un peu.

Ça se passe aussi, disons, physiquement. On peut provoquer d'une certaine façon qu'une douleur physique soit amortie, quelque part, alors qu'en réalité c'est quelque chose qui ne va pas là-bas. Mais tu couvres... Dès que tu ouvres la plaie, à ce moment-là, ça fait mal. Mais la douleur est là-bas. Azi mergé shetet atzmiot shelav onot. Et à ce moment-là, le Rav parle de yagon de la techouva. Ce yagon de la techouva, il faut le comprendre: c'est une souffrance, la souffrance de la techouva.

On a vu un peu ça avant. Enfin, je pense que c'est à travers l'effort et la douleur de la réorganisation du monde intérieur, comme il le faut: mettre les choses à leur place. Et ça, quelquefois, ça se fait à travers le fait que je rejette quelque chose, je récupère une autre chose, ça fait mal. Et il y a la prise de conscience de la faute précédente, et cette prise de conscience grandit à travers la techouva dans son processus de guérison.

Mais il y a une douleur. J'ouvre la plaie pour pouvoir m'en occuper. Ve Boer Bekirba, Boer Bekirba, au fond de... Apparemment c'est au fond de l'âme. Bon, c'est tel. Boer Bekirba est à Tsar, la douleur, chez la Kharata, Kharata. Tu t'en souviens un peu, Etra, Kharata ?

La douleur. La douleur. La douleur de Véaboucha et la honte, quand elle est consciente, devant son Créateur, de la faute qui a été faite. Véapachadayom, c'est la prise de conscience aussi: nous savons que si on fait une faute, on perd contact avec le divin, et on peut être …

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