La souffrance qui mène à la techouva selon Orot Hateshouva
Comment la douleur de l'âme, prise de conscience de soi et du monde, ouvre la voie du retour.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : La douleur de la faute et le chemin de la techouva, 52 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Qu'est-ce qu'on a dit ? On a dit sept. Tête, bête, qu'est-ce qu'on a dit ? Dernier coup. Israël, qu'est-ce que tu as dit ? On a fait Zayn. On a fait Zayn, je crois. Tu ne penses pas ? Si vous voulez, on va essayer. Tu marques aussi, et j'essaie de marquer aussi l'endroit pour m'en souvenir.
Tout le monde, pardon, je devrais bien marquer les choses, mais je n'ai pas fait parce que… Alors, on va prendre Péret Chet, ou paragraphe Chet, à la page Nuntet. Alors on va demander à notre grand-dame de nous dire ça. Tu lèves ta voix un peu fort, un peu fort.
On va lire, puis ensuite je vous pose une question. Je suis presque sûr que vous avez tous une réponse là-dessus, mais on va voir. On va voir avec vous.
Alors, Shemoukou, Rav Chambourou … C'est vrai.
Une souffrance spirituelle. Pourquoi est-ce qu'on peut souffrir à un niveau spirituel ? Parce qu'on prend conscience d'une chose qui ne va pas, d'accord ? Cette prise de conscience est finalement l'étape essentielle de départ pour une techouva. La prise de conscience du niveau spirituel dans lequel on est, qui est un niveau spirituel qui n'est pas comme il faut, ça fait mal.
Et finalement, quand les choses sont comme il faut, ça évolue vers une techouva. Voilà, donc: Tzara Oukhani, Mimma Hama, Dachayim Oukhanim Shel Asma. De l'état, la prise de conscience de l'état spirituel dans lequel on est, qui apparemment est douloureux. Il y a quelque chose qui ne va pas. Et quand on a la force de faire face à cette douleur, qui est finalement la douleur de l'âme.
Face à une insatisfaction profonde, parce que ça ne va pas, c'est ça qui va mener à ouvrir des portes. Techouva. Il dit: cette douleur-là, c'est finalement Ke'ev HaTechouva. Maintenant, Oumosif. Excusez-moi de ce jeu entre le français et l'hébreu. Les juifs peuvent se permettre de faire des choses comme ça. Veshe laolam koulou. En zané, Shoé le trem. Yah.
Mais c'est peut-être aussi la prise de conscience d'un état du monde qui est douloureux. Il me fait mal que je participe à une époque dans le monde qui est aussi douloureuse que ça, par le fait que le monde ne fait pas ce qu'il faut.
Comment ? C'est un appel à la techouva, qui nous concerne nous, mais qui concerne aussi l'éventualité de ce que devrait faire normalement le monde. Face à une situation qui n'est pas ce qu'il faut. Ok, la techouva. Donc apparemment, quand il dit, je crois que chez la Olankoulo, c'est face à un…
Face à quoi ? Qu'est-ce qu'il a dit avant ? Il a mal face à l'état du monde. Oui, mais avant, il avait parlé de lui-même ? Oui, shalatsmo. D'accord, le mot shalatsmo. C'est-à-dire, quand tu fais face à ton problème, à toi, ça fait mal. Veshe laolam kulo aussi: quand tu prends conscience de l'état où se trouve le monde, qui pourrait être autre chose que ça.
Tu vois, dans certains textes de Jérémie, des choses comme ça: l'homme veut quitter la cité parce que ce n'est pas ça. Ce qui se passe, ce n'est pas ça. Alors, Hachem, je pense qu'on n'en est pas là du tout, ici, nous. Mais dans certains cas, peut-être.
Donc, aussi bien ce qui nous concerne, nous, que la prise de conscience de l'état du monde: quand cette douleur est gadol admehod, ad kidé, qu'est-ce qui se passe ? Ça fait tellement mal que je n'arrive pas à parler. Ad kedé stima tam she la mekorot asher la rayonot. Stima, c'est quoi ? C'est un bouchage. She la mekorot asher la rayonot: de ce qui peut être finalement la source d'une pensée, rayon, des idées, de parler, tfila et tsaaka, qui sont les expressions de la personne pour exprimer sa douleur.
Mais on arrive, d'après ce qu'il nous dit ici, à des moments où on est dépassé. At kedé stima tam she la mekorot asher la rayonot. Au point de boucher les sources de notre pensée, de notre parole, de notre possibilité de prier, de crier. À la limite, les hargashot, on n'est même plus capable de les sentir.
C'est assez impressionnant que le Rav mette à côté Argacha et Shira, qui est la capacité de s'exprimer. Qu'est-ce qu'il veut dire par « en bas » ? Il dit que ce qui est dit ici est finalement puisé dans un texte du Zohar où l'on parle apparemment de cette détresse humaine quand ça ne va pas. Vous voyez, dans le 18, il cite le texte de…
Tu connais le Zohar, qui sont des textes liés au Zohar. C'est très ancien comme texte, avec une explication du Gaon de Vilna. Il cite ici un texte du Zohar qui dit Ben Betzlouta. Voyez le texte ? Le 18, deuxième ligne, en bas. Ben Betzlouta, Ben Betzahaka. Qu'est-ce que c'est, Betzlouta ? Hein ? La prière, hein ? Celoteon. Donc aussi bien la prière que la capacité de s'exprimer: tout est bouché.
Alors qu'est-ce qu'on fait ? Le Rav, mitromimim, bedeliga, mitromimim… on se lève. Qu'est-ce que c'est que deliga ? Sauter. C'est notre texte: d'Shirashiri, medalega le harim. Il saute. L'émou tanyalot, lachasof, maze lachasof beivrit.
Exposer, découvrir, ouvrir, pour s'ouvrir à des Orot. Mais quel genre de lumière s'agit-il ? Orot, Melech, Ayim, Mi, Mekorah, Doumya. Où est-ce qu'on voit justement ce thème du silence, dans une souffrance ? Dans les dômes à Aharon, ok, après la mort de ses enfants. Il se tait, il ne parle pas.
Et on dit que, justement, le fait qu'il se soit tu à ce moment-là a fait que, plus tard, il y a eu une paracha, dans la paracha elle-même, dans laquelle Yom HaRachem et Aharon. C'est un enseignement qui est donné directement par Aharon et pas par Moshé. En général, ça passe via Moshé. Dans ce cas, c'est Aharon qui a eu ce scroute à travers le fait qu'il s'est tu. Il s'est tu et a fait face…
C'est doublé. Le Rav transporte ça sur un texte qui est en bas, dans Ésaïe: le thème de ne pas avoir à parler, le thème de la sécheresse. C'est le thème du vent chaud, le thème de la soif, dans lequel on n'a pas quelque chose. Donc il cite ici un texte d'Ésaïe, dans lequel il dit: « Ve'ayah ha-sharav ».
C'est quoi le Shabal ? C'est le vent chaud, au fond. Le Hagam, c'est quoi, un Hagam ? Un étang plein d'eau. Donc tu es dans un vent chaud où il n'y a rien, ça passe à un étang plein d'eau. Tzimaon, la soif, devient Nabouemayim. Nabouemayim, c'est un flot, un flot d'eau. Mais il tire finalement sa force d'apparaître de la soif.
Se taire, dans ce contexte-ci: la contemplation intérieure, la prise de conscience, accepter sa situation. Que Dieu nous garde. Enfin, Baroukh Hachem, ce …
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