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L'homme à l'image de Dieu : la ressemblance et le libre choix

Le Sfat Emet, la distinction entre Bria et Yetzira, et la place de la volonté humaine face au déterminisme.

56 min

Rav Rony Akrich

Ensuite : L'identité d'Israël à travers la sortie d'Égypte, 1 h 01

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tov. On s'est arrêté au Sfat Emet, le Rabbi Migour. Je reprends le Mekor 14, la référence 14. Ah, t'as pas de feuilles, toi ? Tu lis l'hébreu ? Tu me la rends après, s'il te plaît.

Euh, Tamim tihyé 'im Hachem Elokékha, il reprend le verset. Si, on l'a fait. Ouais, tu veux faire 11, 12, 13 si on le refait.

Hachem HaKadoch Baroukh Hou, la Torah, la Guemara, la Michna, le Rambam, le Talmud, le Rambam. Je reprends 11, mais c'est… Je te crois, donc je te… Hachem HaKadoch Baroukh Hou, la Torah, la Guemara, la Guemara, le Talmud, le Rambam. Ça veut dire quoi ? Que l'Éternel implante. La Torah, c'est véritablement le plan. Il implante. Le Talmud, le Rambam.

Alors, le Talmud, nous savons que la traduction dit que c'est l'image, à l'image d'eux. C'est-à-dire, selon la volonté auquel aspire l'Éternel concernant sa créature. D'mouto, zedome, zedimoui, zedome, zelo dimoui, zedome. C'est-à-dire que cela ressemble.

Dans une traduction plus claire: non seulement il fait l'homme à son image, en conséquence de la volonté qu'il a de créer cette créature, mais il lui accorde la potentialité d'être ressemblant à l'Éternel.

À quel niveau ? Au niveau des attributs. Puisque la seule chose que révèle l'Éternel à Moshé qui demande à le voir, c'est: « Tu ne peux pas me voir face à face, sinon tu mourrais. » Entre parenthèses, la chose est compréhensible. Pensez simplement: lorsqu'on sort de l'obscurité la plus totale, on a une réaction au niveau de la pupille qui s'appelle le nystagmus, et qui fait que nous avons une impossibilité à visionner.

Donc, proportionnellement, relativement, le propos est compréhensible. Voir quelque chose qui ne relève pas de la seule lumière, d'une certaine manière finie, mais apercevoir la lumière infinie nous amènerait à ce que cela devienne absolument insupportable.

D'ailleurs, c'est intéressant: au mont Sinaï, on l'a vu la semaine dernière, les enfants d'Israël demandent à la parole divine de cesser, et demandent à ce que Moshé

soit le porte-parole.

— Très bien. C'est-à-dire qu'il devienne Navi, en fin de compte.

— Porte-parole, oui, tu voulais dire ?

Non, je dis que là, il y a la volonté de créer la créature, pas de ce qu'il adviendra de la créature. Dans le Sefer Béréchit, au Perek Aleph: Vayivra Elohim et HaAdam. Mais au Perek Bet, qu'est-ce qui est marqué ?

Vayitser Adonaï Elohim et Adam afar min haadama. D'accord ? Entre la Bria et la Yetzira, il y a comme le Selem, la volonté de créer. Mais lorsqu'il est créé, il est encore, si vous me permettez, l'être androgyne. Alors que dans Vayitser, la création n'est pas ex nihilo, comme dans Vayivra, mais la création

de ce qui sera à partir de ce qui existe. À ce moment-là, l'homme et la femme vont être créés, puisque séparés de la dimension androgyne, le masculin et le féminin, et ces êtres-là vont se voir attribuer la ressemblance, si tu préfères.

C'est-à-dire que, s'il n'y avait pas cette ressemblance possible, c'est-à-dire la pleine prise de conscience des attributs qui m'ont été attribués,

on aurait complètement oublié le cerveau reptilien de l'être, où il garde en mémoire la conscience qu'étant devenu je, avant cela il a été nous. Et c'est la raison qui freine: nous avons tellement, dans l'essence de l'être, cette poussée provenant du flux vital, d'être en quête de retrouver le nombre entier, c'est-à-dire le un. Raison du mariage, raison de l'enfantement, etc., etc.

— Oui, bon, on l'avait vu. Je me rappelle maintenant, on l'avait vu.

Et il n'a pas empêché à l'homme de recevoir. Vous savez qu'en hébreu, Tov veut dire aussi bien bien que beau.

— Ouais.

C'est-à-dire aussi bien bien que beau. Tova ou Bracha. Prenons le Tov, dans le sens de bien, et précédons la Bracha, dont je vous ai dit qu'elle est la possibilité que nous avons de générer quelque chose.

Parce que la racine de Paracha, c'est Béréch, le genou, sur lequel les femmes s'agenouillent pour donner naissance. Donc, bénédiction est une traduction de la bonne bénédiction, de la bonne parole, qui peut générer beaucoup de choses. Faites attention à ce que vous dites.

Mais la Paracha en hébreu est porteuse d'un projet qui va donner naissance à quelque chose.

L'Éternel avait décidé de donner à l'homme, de l'offrir à l'homme. L'Éternel avait décidé d'offrir la vie

Bessrout ve lo bergesed, c'est comment tu traduis ça en français ?

— Oui, par… Bessrout.

— Non, oui. Bessrout ve lo bergesed, oui. Par le mérite. C'est-à-dire, et pas par… comment dire… par amour pur et dur.

— Oui, par amour acquis, quoi.

Sans a priori. Ve-la-shé nehemi dotou benissayon etzadat. Et c'est la raison pour laquelle il a mis l'homme face à l'épreuve.

— Ah oui, on l'a vu la semaine dernière.

Véritablement, le fait qu'il oublie de manger de l'arbre de la vie: parce qu'en fin de compte, personne ne fait très attention dans ce chapitre 2, au moment où il dit qu'il a implanté l'homme dans le jardin d'Éden, où précédemment il a été dit qu'il y a des arbres aux beaux paysages, des arbres fruitiers, l'arbre de la vie et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Et l'homme est passé à côté de la rencontre avec l'arbre de la vie.

Car s'il avait acquis

la nécessaire liberté de vouloir vivre, alors la connaissance aurait pris un sens pour la vie. Mais vouloir connaître simplement pour connaître, c'est-à-dire au niveau de la connaissance quantitative, c'était insuffisant, et l'homme devient mortel.

Parce que face à la connaissance qualitative, s'il avait mangé, s'il avait, comment dire, abordé l'arbre de la vie, alors ça veut dire qu'il aspirait à l'éternité. Raison pour laquelle je parle de connaissance qualitative. En aspirant à l'éternité, il fallait que la connaissance puisse être un véritable projet pour un devenir éternel, et pas simplement le projet d'un temps.

Vous voyez, rien n'est aisé dans ce que nous apprenons.

Il est bien clair que nous avons souvent l'impression que les mitsvot que nous faisons viennent nous limiter par rapport au projet énorme auquel nous appartenons. Et il dit que c'est cela, en vérité, comment dire,

Aïcha, la femme ImePhata, elle…

— Ah, le mot en français, j'ai oublié.

— Pitouï.

— Séduire, oui, voilà. C'est une sorte de séduction.

— Merci pour la traduction.

Alors, Beyessod Pitouï, anachash veinbashemet chelemet. C'est la séduction du serpent, nachash, véritablement, qui empêche l'homme

de pouvoir se réaliser à travers l'accomplissement de ses droits et de ses devoirs. Parce que le Nahach, dans son nom même, propose cette question, à savoir essayer de donner une raison à tout ce que l'on fait, foncièrement. Or, il y a des choses, nous le savons, comme dira Shoah Melech concernant la vache rouge, qui nous sont absolument et totalement inconnues, en tout cas

dans ce que cela peut porter à conséquence pour l'avenir de l'homme. Et l'avenir de la création.

Ça, c'était dans le Sfat Emet, Sefer Devarim, Parachat Choftim.

Cours de Machon Meir

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