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Qui est l'homme intègre ? Tamim Tiyei et la mission d'Israël

Le verset cardinal « Tamim Tiyei » expliqué à partir du Devarim, de la Torah et de la mission du peuple d'Israël.

1 h 03

Rav Rony Akrich

Ensuite : A couper (fin), 1 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bon, bonjour à tous. Le verset sur lequel nous travaillons, le verset central, le verset cardinal, c'est Tamim tihyé im Hachem Elokhékha, donc parler de l'homme intègre. Nous avions déjà vu, précédemment, deux cours à ce propos. Nous avions vu la différence entre le Rambam, qui considère que c'est un enseignement et non un commandement, et d'autres qui le considèrent comme un commandement. Je ne vais pas revenir sur tout ce que j'ai dit, on attend que ce soit mis sur la télévision internet.

La semaine dernière, nous avions vu l'homme intègre dans le sens de la perfectibilité, c'est-à-dire de l'amélioration de l'être, en considérant l'individu comme étant soit déterminé, soit libre dans son arbitre, et vice versa. Deuxièmement, nous avions vu également ce que voulait dire, chez l'homme, l'individu, le sens du fatalisme, et nous avions essayé d'établir un rapport entre fatalisme et déterminisme. Si tu veux te mettre avec lui, il a la feuille, ça sera plus facile pour toi. Donc, à la référence 9.

Tout cela est fait à partir des versets du Tanakh. Dans le Tanakh, nous avons le livre de Devarim, dont l'origine de ce verset est significative. S'il y a une table, vous avez deux feuilles, passez-leur, parce que j'imagine qu'ils ne l'ont pas. Ça promet pour la vie de demain. Le livre de Devarim n'est pas un livre dicté par l'Éternel, mais écrit par Moshé.

En fin de compte, le livre de Devarim, Mishné Torah, est une directive, une directive donnée à Yoshoua afin de mener les enfants d'Israël à la conquête de la Erets Israël, et non pas une conquête pour un nationalisme exacerbé, mais pour permettre la pleine révélation du peuple, nation porteuse...

Donc il est clair, bien entendu, que c'est là la grande différence. David, tu peux fermer la porte, s'il te plaît ? Tu es gentil. J'insiste là-dessus dans tous les cours que je donne en hébreu et en français, parce que j'en ai plus que ras-le-bol de rencontrer des individus aussi déficients, aussi séniles, concernant une compréhension tellement primaire du don de la Torah. Je me retiens dans l'exacerbation de mon propos, mais je suis malheureux de voir à quel point nous sommes capables de réduire à l'infinitésimal de la compréhension le don de la Torah, pour en faire une vaste religion qui, comme disait notre ancêtre Marx, vous connaissez la suite. Il est question de Torah, d'enseignement, afin d'élaborer un peuple-nation. Je le répète une fois.

Ce peuple-nation est dans la pleine aspiration de sa réalisation pleine et entière, afin, à travers cette réalisation, d'en devenir le vecteur de son rayonnement sur l'humanité, en attente de rédimation et de rédemption, c'est-à-dire de délivrance, c'est-à-dire d'accouchement. Les épées deviennent des socs de charrues.

Si on n'a pas lu Isaïe... des fois je serais méchant, je dirais: jeter la kippa à la poubelle. Étant donné que je ne joue pas sur les anthropomorphismes divins, l'épaule de Dieu, la main de Dieu, je ne veux pas faire des comparaisons anthropomorphiques qui nous mettraient mal à l'aise. On va rester rambamiques. On n'accepte pas, justement, de donner un mouvement à Dieu, une figure à Dieu, une image à Dieu. Certains s'en serviront, mais pas nous.

Tamim tihyé im Hachem Elokhékha, c'est donc la phrase cardinale de notre propos. Au verset 9, la référence 9, il est écrit: Pérek Yoztrèt... Kekhol acher cha'alta me'im Adonaï. Je vous rappelle que c'est Moshé qui parle. Ça aussi, c'est important de le savoir: qui écrit quoi, qui parle avec qui ? Nos gosses, à l'école primaire en Israël, quand ils apprennent le Tanakh, une des premières matières d'examen, c'est: qui parle, qui écrit, qui... Examen: Betsefer Yessodi Betanakh. Kekhol acher cha'altem me'ét Hachem Elokékhem, tout ce que vous avez demandé à l'Éternel. Vous allez voir de quoi il est question. Avant de continuer à lire, je vous pose la question: qu'avaient demandé les enfants d'Israël à l'Éternel au moment du don de la Torah ?

C'est une chose qui a fait couler beaucoup d'encre. Ne nous parle pas, toi, laisse Moshé être ton vecteur. Pourquoi ne nous parle pas toi ? Parce que ce que disait l'Éternel, la voix que l'on voyait, la lettre que l'on visualisait, était inaudible pour les enfants d'Israël. Vous voulez un exemple ?

Je vais rendre cette pièce d'une obscurité totale. Quand j'appelle « total », ça veut dire que vous ne verrez pas le bout de vos semelles. Et je vais rallumer cette pièce avec une lumière intensive. Au moment où je rallume la lumière, êtes-vous capables de distinguer le bout de votre semelle ? Non. C'est une réaction physiologique qui s'appelle le nystagmus, la préparation oculaire à percevoir ce qui va peu à peu se révéler à vous.

La parole est comme cette lumière. Elle est inaudible. Pourquoi ? Parce que les enfants d'Israël sont dans l'incapacité physique, physiologique, intellectuelle, spirituelle, de pouvoir capter la lettre, le mot, la phrase, le sens, la sémantique de tout cela. Et Moshé leur dit que... Je vous rappelle que Devarim, c'est Mishné Torah, la seconde Torah, entre guillemets bien sûr. Parce que dans Devarim, si vous le relisez de A à Z, vous verrez que, pour être gentil, 30 % de la Torah n'y est pas. Amusez-vous un jour à chercher tout ce qui, dans Devarim, n'est pas, par rapport à tout ce que vous avez entendu dans Chemot, Vayikra, Bamidbar. Vous verrez que c'est intéressant. Ça vous remet un peu l'esprit en place, et ça vous évite de vivre dans les illusions. Les illusions, dans la littérature, elles sont souvent perdues. L'Illusion perdue.

Kekhola hachem al tamim Adonaï Elokhékha bé-Horev, béyom haKahal, c'est-à-dire le jour où nous nous sommes rassemblés, Kahal, d'accord ? Lo osef lichmoa et kol Adonaï Elohai, veet ha-èch hagdola. Vous comprenez, vous ne pouviez plus entendre la voix de l'Éternel, et ce feu, c'est-à-dire... Horev, c'est le Sinaï, Har Sinaï. Horev, c'est-à-dire... Je ne rentre pas dans la raison pour laquelle il s'appelle Horev, ce n'est pas notre sujet, donc je ne vais pas le traiter.

Veeta haèch hagdola hazot lo ere od, velo hamout. Vous avez entendu ce qu'ils disent, les enfants d'Israël. Moi je leur dis: à cette époque-là, vous avez demandé à Dieu de ne pas entendre sa voix, ni de voir son feu, afin de quoi ? De ne pas mourir. D'accord. Pourquoi allait-on mourir ? Je ne vais pas le dire, moi. Dites-le vous.

Allez, allez ! Dieu a pris le temps de vous donner plus de 50 milliards de neurones et autant d'intervalles synaptiques. Montrez-lui que ça sert à quelque chose. Réfléchissez. Si la lumière et la parole de l'Éternel sont inconcevables pour moi, l'humain, au point que j'en ai peur de mourir, ça veut dire quoi ? Quelle est l'occurrence réflexive que j'entends ici ?

Moshé... oui, mais le peuple, non. Pour quelle raison ? C'est que si Dieu était en plein dévoilement, quelle est la suite de ma phrase ? Si Dieu se dévoilait totalement, où serait la place de l'homme ? Nulle part. Ça veut dire que l'homme serait mort. Raison pour laquelle l'enseignement kabbalistique utilisera …

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