Guerre du Liban 1982 : un soldat, la Torah et le klal
Souvenirs de la guerre du Liban et de la pensée sur le soldat qui combat pour le peuple.
Rav David Partouche
Ensuite : Le Zimoun de David HaMelekh à la fin des temps, 9 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bonjour à tous. C'est incroyable, bonjour à tous. Bonjour à tous. Il y a deux jours, nous avons parlé de Pourim, mais j'avais promis de parler aussi de la guerre dans laquelle j'étais. Vous vous souvenez, les gars ? La guerre du Liban. Nous parlons de la guerre qui a eu lieu il y a 35 ans environ, non ? C'est 82 à l'heure actuelle… nous sommes aujourd'hui… alors combien ça fait ? 33, 34 ans ?
Ça fait 35 ans qu'il y a eu la guerre de Kippour, dont j'ai participé, et je devais vous en parler.
Et l'autre force était l'armée syrienne, qui était plus forte que les soldats. Une armée de vaisseaux, de tanks, d'armes. Et nous savions que lorsque nous entrions au Liban, nous nous rencontrions avec ces deux forces: les forces des soldats et les forces de l'armée syrienne. On était à l'époque de la guerre du Liban, en 1982. Et on savait qu'il y avait Yasser Arafat, qui faisait du mal au peuple d'Israël, un grand terroriste.
Et on savait que, d'un côté, on avait Arafat qui était au Liban, et qui avait conquis une partie du… Il s'était installé au Liban, il faisait du mal, même à ses frères. Et il y avait aussi la Syrie, qui était également sur le territoire. Donc on savait qu'on avait deux forces en face de nous: la force d'Arafat et la force de la Syrie. Et pourquoi a-t-il commencé la guerre ? Pour deux raisons. Les terroristes entraient directement dans les régions du Nord.
Il y a Hachemonaïm, Tsefat, Avivim, Dovev, les yéchouvim. Et il y a aussi les Katioucha, comme aujourd'hui le Hamas fait aux Kassam, ou le Hezbollah, qui le faisait aux Katioucha. Et le Bet HaTzava Souri était une grande menace sur la Galilée. Comme dans la guerre de Kippour, sept, dix ans auparavant, ils avaient pris le Golan. Il y avait l'impression que cette fois-ci, ils prendraient le Golan aussi, et la Galilée aussi, et qu'ils feraient la tournée des mesparayim.
On avait l'intention de partir en guerre parce qu'il y avait une grande menace. C'était quoi ? D'un côté, depuis des années, il y avait Arafat et son groupe de terroristes.
Ils rentraient dans le nord d'Israël, dans la frontière nord, Kiryat Shmona, Tsefat, etc., Dovev, et ils faisaient des attentats. Ils faisaient des attentats pendant des années, et ensuite ils rentraient au Liban. Ça, c'est la première menace. La deuxième menace, c'était la Syrie. La Syrie était à l'époque une très grande force, une très grande menace contre Israël. Ils avaient l'intention non seulement d'attaquer le Golan et de le prendre, mais d'arriver jusqu'à la Galilée, de façon à venir dans le nord et…
Et donc ça allait nous écraser, ça allait nous serrer entre les deux pays arabes et la Syrie. Donc nous étions obligés de repousser ces forces-là, ces menaces contre Israël.
Il y a un ambassadeur. Un ambassadeur, c'est un chagrin, tu m'entends ? Il y a un ambassadeur d'Israël en Angleterre, qui s'appelle Shlomo Argov. Les terroristes ont tiré sur lui, il a été touché à la tête, et il a survécu très difficilement. Où ça ? À Londres. Il y a un ambassadeur d'Israël en Angleterre. Et quand le gouvernement d'Israël l'a appris, à l'aide de Begin, Arik Sharon, Raful, Ramatkal, ils ont décidé de partir en guerre. C'est comme si le ballon, le chagrin de Chabbat Gava Gamal …
Alors, chaque guerre, lorsqu'elle commence, commence par un déclencheur. Qu'est-ce qui a déclenché la guerre du Liban en 1982, malgré toutes les tensions qu'il y avait entre Arafat, d'un côté, et la Syrie, de l'autre ? Ça se passe à Londres. À Londres, on a notre ambassadeur israélien, qui s'appelle Argov.
Argov va se faire tirer dessus par un terroriste arabe, et il va être grièvement touché. Pendant vingt ans, il sera en chaise roulante, et au bout de vingt ans, il mourra. Mais c'est cela qui va décider Menahem Begin, qui était le Premier ministre, et Arik Sharon, qui était le ministre de la Défense, à partir en guerre au Liban et à envoyer Tsahal combattre au Liban.
Il y a un passage dans la Torah qui dit karnei Re'em karnav. On parle de Yossef, quand il a les cornes du taureau, qui va se battre. Karnei Re'em, c'est une sorte de…
Et même Menahem Begin, c'était votre Premier ministre.
Il y a eu d'autres dizaines d'amis, des gens comme moi, qui ont étudié à l'Ester, et le premier jour, un autobus est venu nous chercher, et ils ont commencé à établir la liste des soldats qui partaient vers le nord pour la guerre. Le Rav Dov Lior, le maire de l'Ester, le Rav Ha'ir, est venu et nous a bénis. Presque tous étaient là, sauf un, qui, après la traduction, je vais vous expliquer qui était le seul absent.
J'étudiais à l'époque à la yeshiva de Kiryat Arba. Les autobus. J'étais jeune marié, j'étais jeune kolel'man, et les bus sont arrivés pour nous prendre et nous emmener au combat. Avant de partir, le roch yeshiva, le Rav de Kiryat Arba, Rav Dov Lior, nous a bénis, et il manquait une personne à l'appel.
Je vais vous expliquer pourquoi il manquait cette personne. Pourquoi cette même personne n'était-elle pas présente ?
Parce que le chauffeur de bus a dit: « Vous, les mitnachalim, qui vous implantez sur votre terre, vous vous implantez dans des endroits qui sont impraticables. » Et avec mon bus, aller jusqu'à Karmel, qui est au sud d'Hébron, c'est très difficile pour moi. Mais tant pis, on ne va pas le prendre, il restera en dehors du bus, donc il ne viendra pas au combat.
Et il ne savait pas qu'on nous emmenait à la guerre, le premier jour, qu'on nous emmenait au nord, et qu'il restait à la maison. Il n'y avait pas de téléphone, et on ne pouvait pas le rappeler depuis le bus. Il n'y avait pas de SMS, pas de YouTube, pas de Facebook, rien. Il savait qu'il y avait une guerre, mais il ne savait pas qu'on réunissait son équipe. Ce n'est que le dimanche matin, quand il a commencé à recevoir des appels, et que personne ne l'a évoqué à la maison, qu'il a compris qu'il se passait quelque chose, et il est sorti en hâte.
Et il a essayé d'arriver à notre base, au nord. Cette même personne qui manquait à l'appel, parce que le chauffeur du bus n'a pas voulu aller le chercher, s'appelle Moshe Klein. Moshe Klein était le conducteur de l'équipe du tank dans lequel nous nous trouvions. Nous étions quatre dans le tank, nous avons fait toutes nos préparations à l'armée, tous nos miluim, nous avons fait cela ensemble. C'était le conducteur du tank, une partie intégrante de l'équipe. On n'a pas pu le prévenir.
Nous sommes partis dans le bus, il n'y avait pas de téléphone, pas de SMS, aucune possibilité de l'appeler. C'est seulement le lendemain, alors que nous étions déjà partis, qu'en essayant de nous contacter, il a découvert …
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