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Parachat Yitro (13/02/17)

60 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Yitro (14/01/14), 54 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Ouverture de la paracha

Bienvenue à Bamidbar. C'est une paracha très connue, la paracha des recensements. Elle est célèbre chez les Tunisiens, pour Paracha Terouma… c'est bien. Et puis, elle est encore plus célèbre, puisqu'il y a le don de la Torah, qu'on va quand même recevoir après beaucoup d'efforts et beaucoup de temps. Donc presque aussi célèbre chez les Tunisiens que Terouma…

Qu'est-ce qu'on va voir dans la paracha ? Il y a beaucoup de thèmes. S'il y a des questions, évidemment, comme d'habitude, n'hésitez pas. Oui, vas-y.

Il y a des niveaux, il y a des niveaux de pureté. Je répète la question: pourquoi n'a-t-on pas le droit de s'approcher du Mont Sinaï, alors qu'on a reçu l'interdiction de monter, qu'on devait se purifier et tout ? A priori, pourquoi ne pouvaient-ils pas monter ?

Réponse: il y a une différence entre le niveau de pureté que peut atteindre un Juif et le niveau de pureté que peut atteindre Moshé. Et à Roch Hachana, Chalom Alekhem, Mokhi Beim… Aaron, Moshé, Yehoshoua: chacun est monté à son niveau. On dit que Moshé est monté jusqu'en haut, Aaron est monté plus bas, Yehoshoua est monté plus bas. Chacun est monté à son niveau. Vous voyez ? Le potentiel. Il faut faire attention entre le potentiel et la réalité. Tout le monde dit que le Rambam avait le potentiel d'être un tsadik comme Moshé Rabbénou. Quand on se promène dans la rue, on voit que tout le monde n'est pas Moshé Rabbénou. Vous avez remarqué ? Donc le potentiel ne suffit pas encore.

L'homme est libre, et donc il doit réaliser son potentiel. Ce n'est pas uniquement de prendre trois jours sans la refaire. Tout d'abord, ce n'est pas encore Moshé Rabbénou. Ils ont monté des degrés de pureté chaque jour, et tout ça, mais ils n'ont pas encore atteint ce niveau de Moshé Rabbénou.

Il est écrit, dans la paracha de la semaine dernière, que Dieu ne l'a pas fait sortir de la terre, par la terre de ce destin, c'est-à-dire le Goush Katif …

Car c'est proche. Vous comprenez ? Voilà, on n'est pas habitués à avoir autant de monde. On voit que David est là. Donc asseyez-vous.

Donc, pourquoi ne pas entrer en Israël directement, et recevoir la Torah là-bas ? D'abord, c'est une bonne question. Vous savez que le mont Sinaï est appelé le mont Horev, et que la montagne où il y a le Beit Hamikdash s'appelle aussi Horev. Les deux ont le même nom. Donc les deux ont un potentiel, si vous voulez, de recevoir la Torah.

L'endroit le plus logique pour recevoir la Torah, c'est l'endroit où il y a le Beit Hamikdash, d'accord ? L'endroit le plus saint du monde, c'est là-bas, logiquement, pour recevoir la Torah. Le mont Sinaï, c'est là où on n'avait pas le niveau. Et la montagne du Temple, elle n'avait pas encore le niveau. Donc, si on avait eu la force, d'accord ? Si on n'avait pas eu peur des guerres, si on n'avait pas eu peur des ennemis, on serait sortis directement d'Égypte, on aurait tourné à gauche, on serait montés directement par le littoral, l'endroit le plus proche possible. On aurait traversé le Goush Katif. Là-bas, on aurait éclaté les Philistins en quelques temps et mouvements, oui.

Il y a une différence entre les guerres contre Amalek et les guerres à l'intérieur d'Israël. On verra que quand on entrera en Israël, les guerres seront beaucoup plus dans le domaine du naturel. Quand Moshé Rabbénou est là, il fait des miracles, tout va bien. Quand Moshé Rabbénou n'est plus là, les guerres sont plus compliquées. Il faut avoir un autre niveau de grandeur, de maturité, que Moshé. Jusqu'à présent, ce sont les Moshé qui ne réussissent pas.

Donc, quand on rentre directement en Israël, vous connaissez un peu la géographie de la région. On traverse le désert. Ça prend quelques jours, deux semaines maximum. Après, on tourne à gauche directement pour monter vers Gaza, Ashkelon, Ashdod. Après, on tourne à droite et on monte vers Jérusalem. D'accord ? Ça réduit le plan, et on reçoit la Torah à la main.

Et ça ne s'est pas passé ainsi, pour une raison, nous dit la Torah, dans la paracha de Chela'h: parce qu'on avait peur de la guerre. Un peuple qui sort d'Égypte, un peuple faible, qui a vécu les asservissements pendant des centaines d'années, n'a pas la force de faire la guerre pour sa terre. Le fait même qu'on soit revenus en Israël, et qu'on ait réussi à se battre pour notre terre, c'est quelque chose d'assez extraordinaire.

A priori, le peuple juif a l'habitude d'habiter en galout. En galout, on ne lève pas trop la tête. Les goyim font ce qu'ils veulent de nous: quand ils veulent nous massacrer, ils nous massacrent, quand ils veulent nous expulser, ils nous expulsent. Ça ne fabrique pas forcément des grands soldats pendant deux mille ans de diaspora, vous comprenez ? Et tout d'un coup, on arrive en Israël, et on devient des super soldats. On devient le modèle des armées modernes, et tout le monde vient apprendre cela. L'armée américaine, les armées européennes viennent dans le Néguev, dans les bases de l'armée, on leur apprend à…

À faire des combats à l'intérieur de la ville. Ils apprennent ça chez nous. Donc, comment ça s'est passé, ce n'est pas évident. Ce n'est pas quelque chose de logique. Un peuple qui sort de l'exil arrive directement à se défendre seul. C'est une surprise, à la limite, pour le peuple juif, qu'on ait réussi à faire ça.

Et c'est parce que le peuple juif a en lui deux personnalités. Il a la personnalité de Yaacov, celui qui se prosterne sept fois devant Essav, et tout ça.

La personnalité du Juif de galout, et là la personnalité d'Israël, celui qui sait combattre Essav, celui qui sait vaincre l'ange d'Essav: c'est une autre personnalité. Les deux se trouvent à l'intérieur du peuple juif. Quand on a fait le switch, quand on est passés de Yaacov à Israël, on est arrivés au pays d'Israël. Alors, il y a des forces qui se réveillent en nous, qui existaient, et qui ont commencé à apparaître. D'accord ?

Voilà pour la question: pourquoi n'a-t-on pas reçu la Torah à Jérusalem ? Est-ce qu'on peut continuer, ou vous avez une autre question ?

Alors, le Meshekh Ḥokhma explique… Il faudra en parler avec les gens qui ont utilisé un autre type de yeshivot. Il dit, oui, l'idéal, c'est *Hachem, Lachem, Hachem…

Et on a eu quatre rois qui ont eu des comportements différents. Le plus haut niveau, le meilleur roi qu'on a eu, c'est David. Je peux dire que justement, David, qui est marqué dans la Guemara… Mais il est resté un débat: il y a quatre rois, et trois rois n'ont pas de place dans le monde futur. La Guemara dit qu'on voulait en rajouter un quatrième, mais on ne l'a pas rajouté, à cause de son père. Alors, votre avis, c'est qui ? Pourquoi ?

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