Gidon, l'autel de la paix et l'idéal à défendre
Le verset où Gidon bâtit un autel nommé « Adonai Shalom » et ce que la paix suppose d'intégrité intérieure.
Rav Rony Akrich
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Tov. Donc je vous rappelle que la semaine dernière, le cours que vous avez enregistré sur Machon Meir portait véritablement sur la contestation de Gidon vis-à-vis de l'Éternel, par rapport à la promesse de l'Éternel concernant la délivrance d'Israël. Dans la situation où nous nous trouvons, au sixième chapitre de Shoftim, les enfants d'Israël sont confrontés à une hégémonie possible de la part de Midian, et Gidon a l'air, comment dire, interloqué, interpellé, par le fait que l'Éternel n'intervienne pas auprès des enfants d'Israël. Nous l'avions dit: d'un côté il y a une responsabilisation, d'un autre côté on a l'impression d'une irresponsabilité de la part de Gidon concernant la situation générale dans ce territoire du nord-est d'Israël. Et bien entendu, celui qui voudra en savoir plus devra réécouter le cours.
Voilà. Boker tov, shalom lekoulam, à ceux qui restent, comme résiduels, d'une histoire commencée il y a plusieurs mois. Vayomer lo Adonaï: vous vous rappelez que Gidon avait demandé à avoir des preuves que l'ange en question, le prophète en question, était véritablement la voix de l'Éternel, c'est-à-dire le porte-parole de l'Éternel. Vous vous rappelez comment Gidon l'invite à manger ? Bien évidemment, l'ange en question, n'étant pas humain, ne peut pas se délecter des mets succulents préparés par Gidon. Et au moment où tout est prêt, il lui dit de déposer cela sur un rocher, même de verser sa soupe sur le rocher.
À ce moment-là, l'ange, le prophète, disparaît. Regardez juste le verset d'avant, pour vous remettre le pied à l'étrier, le verset 22: Vayar Gidon ki malakh Adonaï, et Gidon vit qu'il était l'ange de l'Éternel. Vayomer Gidon: ah, Adonaï Elohim, ô Éternel mon Dieu, ki al-ken raïti… J'ai vu l'ange divin, panim el panim, face à face. Donc il est clair que nous sommes là, à ce verset 22, dans la situation que je viens de vous raconter.
Vayomer lo Adonaï: l'Éternel s'adresse à Gidon. Shalom lékha. Nous savons que le shalom n'est pas seulement la paix, mais que la paix n'est conséquente que de la plénitude. J'ai expliqué tout à l'heure, dans un clip qu'on a fait avec David, que lékh léchalom, c'est « va vers la paix ». Lorsque je dis à quelqu'un, et vous écouterez peut-être le clip, que lorsque vous bénissez quelqu'un qui part en voyage, en mission, au travail ou à l'école, on dit lékh léchalom, et pas lékh béchalom. Quand David dit à Absalom, lékh léchalom, Avchalom, il est mort. Lékh léchalom, c'est « va en paix », comme je l'ai dit dans le clip que nous avons filmé, pour une simple raison: celui qui dit « va vers la paix » a conscience des difficultés du chemin, mais il te bénit pour que la finalité soit la meilleure possible. Yafé, nahan ? Yafé. Vayomer lo Adonaï, shalom lékha. On me hat.
C'est-à-dire que la paix est liée à la plénitude. Vous ne pouvez être en paix avec vous-même que si vous êtes plein de cette entièreté-là, pas déchiré à l'intérieur. Hachem ? Lorsque vous êtes… C'est la raison pour laquelle la guématria du doute est la même que la guématria d'Amalek. Car le doute détruit. Vous comprenez ? Donc il n'y a pas de plénitude, donc il n'y a pas de paix. C'est important. Al tira, n'aie pas peur. L'otamout.
Comme quoi la crainte de l'homme, la crainte de l'individu, est une des craintes les plus morbides de l'homme: celle de mourir. Je ne rentre pas dans la discussion. Quelques secondes. Et lorsqu'il se rend compte qu'il a été le témoin de quelque chose de transcendant, il a besoin de s'exprimer. Naran…
Beaucoup plus que par la parole. Quand vous êtes dans cette plénitude, dans cette paix intérieure, les mots, à la limite, les réactions sensitives, à la limite, ne signifient plus grand-chose. Vous avez besoin de montrer, de concrétiser, de réaliser, de faire quelque chose. Alors il construit quoi ? Mizbéa'h.
C'est-à-dire qu'il construit un mizbéa'h à l'Éternel, Vayikra lo, et il lui donne un nom: Adonaï Chalom. « L'Éternel est Chalom ». Comment s'appelle le nom de l'Éternel ? Chmo Chalom, ve-chotamo, ou alors ve-hou nikra, chotamo emet: son nom est Chalom, et son cachet est la vérité. La vérité la plus objective qui soit, la plus essentielle qui soit. Et son nom, c'est Chalom. Et si Chalom est le nom de Dieu, c'est parce qu'il y a dans le terme de Chalom le mot Chalem, ce qui est un. Le plus un possible. Nous sommes à l'origine de la volonté créatrice du Un, mais nous sommes…
Si quelqu'un peut fermer la porte, merci. Nous sommes en vérité les composites de ce « un » là. C'est-à-dire ? Azi lav, adayomazé, oudenou bé Ofra… Il est encore, je vous rappelle, qu'il habite le village d'Ofra, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est dans le nord de Binyamin, aujourd'hui. Ofra, qui est la ville principale, la préfecture, en quelque sorte, de cette tribu des Ézriens. Et nous rentrons dans le sujet. Vayehi balaïla hahou. On a l'impression d'être dans un conte de fées. Vayehi balaïla hahou, et ce fut en cette nuit. Vayomer lo Adonaï, et l'Éternel lui dit, ou lui ordonna, étant donné qu'il y a un impératif après, car: « Et l'Éternel lui dit: prends. »
C'est à midi le cours, mes chéris. Donc, ce fut en cette nuit. Je vous interpelle en vous disant que le verset commence par Vayehi. Je ne vous explique plus, vous savez ce que cela veut dire. Vayehi balaïla hahou, vayomer lo Adonaï: prends, pars, chor, c'est-à-dire un taureau, ce qui appartient à ton père, ou pars au chénî, et à un autre qui aurait l'âge de sept ans. Certains avaient l'habitude, dans le culte idolâtre, d'attendre que l'animal atteigne l'âge de sept ans, pour l'offrir comme si, à l'âge de sept ans, il était au mieux de sa forme et de sa chair.
Et alors il lui dit: tu prends deux bœufs. Chor, bœuf, ce que vous voulez. Et il lui dit, ce qui m'intéresse, c'est après: vehartassa et hamizbéa'h hahabaal. Attendez, on est dans la ville d'Ofra, où l'on rencontre Gidon, à qui il a été dit, vous vous rappelez: Adonaï immékha, guibor ha-hayil. L'Éternel est avec toi, vous vous rappelez ? Im, et pas ito, imo, c'est différent. Mains dans la main, une seule et même obédience. Et dans cette ville d'Ofra, qu'est-ce qu'il y avait au milieu de la ville ? Il n'y avait pas une église, il y avait peut-être une synagogue, mais il y avait un lieu de culte idolâtre. D'accord ?
Et il lui dit: « Vehaarta et hamizbéa'h », ça veut dire « le détruire ». Et ce lieu appartient à qui ? Alors celle-là, c'est la meilleure: à Chérlé Avicha. Où a grandi Gidon ? Dans une maison qui, tout en se revendiquant d'une appartenance et d'une obédience israélites, accomplissait un culte relevant de la pure idolâtrie. Et c'est dans cette maison de Yoach, vous vous rappelez, le père de Gidon, que l'Éternel va envoyer son ange, …
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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