Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Parachat Vaera (23/01/17)

55 min

Rav Yossef David

Ensuite : PARACHAT VAERA (24/07/08), 59 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, deuxième paracha du livre de Chemot. Après avoir parlé du peuple juif qui grandit, de l'esclavage qui commence, et de Moché Rabbeinu qui va naître, qui va commencer à parler avec Pharaon pour essayer de le convaincre de les laisser sortir. Évidemment, cela n'a pas trop marché. Moché va donc commencer à parler à Pharaon dans le langage qu'il comprend, c'est-à-dire…

C'est un langage qu'ils comprennent. Chez Yerouchalayim, en général, quand on leur parle, ils ne comprennent pas. Vous voyez ? On va y arriver.

Donc, la fin de la paracha de la semaine dernière: Moché Rabbeinu ne comprend pas. Il va voir HaKadoch Baroukh et lui dit: « Depuis que tu m'as envoyé, c'est encore pire. » HaKadoch Baroukh lui répond: « Écoute, je ne t'ai pas dit que cela se passerait en deux jours ? » Et il lui parle un peu durement. Il dit Vaédaber Elokim. Vaédaber, on dit que c'est un langage difficile. Elokim, c'est le nom que HaKadoch Baroukh utilisait quand Il agissait sous la midat hadin, la rigueur.

Ani Hachem: je suis celui qui réalise ses promesses. C'était marqué sur les Avot: Il s'appelait El Shaddaï, et El Shaddaï, c'est Celui qui tient ses promesses. Il se nommait Hachem lorsqu'Il réalise ses promesses.

Vous voyez, la grandeur des Avot, c'est qu'ils ont accepté que tout ce qui leur avait été promis ne se réaliserait pas en eux, ne se réaliserait pas dans leurs descendants. C'est une grandeur, parce que quelqu'un leur dit: « Oui, mais tu ne le verras pas. »

Cela se passera dans quatre cents ans. Il faudra Mitzraïm. Moché Rabbeinu, HaKadoch Baroukh le lui explique: en Égypte, ils n'ont rien reçu, ils n'ont reçu que des promesses. Mais ils n'ont pas râlé, ils n'ont rien dit. Et toi, tu commences à dire: « Qu'est-ce qui se passe ? » Alors HaKadoch Baroukh le sermonne.

Il lui dit: « Ne t'inquiète pas. J'ai entendu les cris des enfants d'Israël, je me suis rappelé mon alliance avec eux, et je vais les sortir de là. » Voilà: si c'est un élément que l'on voit dans l'extrait de la semaine dernière, c'est quelqu'un qui pose la question.

HaKadoch Baroukh, Lui, ne change jamais, il n'y a pas de différence. Il y a beaucoup de différence entre la manière dont nous sommes et la manière dont HaKadoch Baroukh est. Par exemple, nous pouvons vouloir quelque chose, et cela peut rester à l'état de volonté. HaKadoch Baroukh, quand Il veut quelque chose, cela se réalise automatiquement.

Il est écrit: « Retsono », c'est-à-dire que la volonté de Hachem, c'est Hachem. Il n'y a pas de différence entre Lui et Sa volonté. Contrairement à l'homme, où il y a une différence entre lui et sa volonté. Il est écrit: « Lo mahshavotaï, mahshavoteikhem »: « Mes pensées ne sont pas vos pensées. » C'est-à-dire que, s'il y a des choses que l'on arrive à comprendre quand on accueille Hakadoch Baroukh parce qu'Il nous les a expliquées, il y a beaucoup de choses où c'est différent.

Justement, Rachi explique, là-bas, dans la paracha de la semaine d'Amer. Qu'est-ce que c'est ? C'est se rappeler: Il s'en souvient toujours. Mais…

… entrer dans la décision, c'est-à-dire que cette chose-là va entrer dans les préoccupations actuelles. Parfois HaKadoch Baroukh décide. Par exemple, j'ai un exemple: le peuple juif a fauté lorsqu'il est entré en Israël, et surtout après l'époque de Chlomo, il a beaucoup pratiqué l'idolâtrie. On avait déjà prévu que cela allait mal se passer pour eux. Mais HaKadoch Baroukh les a laissés pendant deux cents ans, trois cents ans, il n'y a pas eu de destruction du Temple. D'accord ?

Il savait déjà, on l'avait prévenu, les prophètes l'avaient déjà prévenu, c'était déjà comme cela. Et à un moment, Il a dit: « Maintenant, c'est le moment. » Donc, avant, Il ne savait pas ? Avant, Il n'avait pas décidé ? Non. Il a décidé que maintenant c'était le moment où cela allait se faire.

Il avait dit à Avraham: quatre cents ans. Vous vous rappelez la promesse que Hachem a faite à Avraham: « Ta descendance vivra dans un pays qui ne lui appartiendra pas pendant quatre cents ans. »

Maintenant, vous vous rappelez, si vous regardez dans Rachi, il est écrit que l'ange est venu annoncer à Avraham que c'était Pessa'h. Il lui a dit: dans un an, jour pour jour. C'est donc Isaac qui est né à Pessa'h. Et quatre cents ans plus tard, c'est la sortie d'Égypte, à Pessa'h. C'est donc vraiment quatre cents ans.

Alors, quel est le problème ? Pourquoi les gens ne savaient-ils pas ce qui allait se passer ? Il y avait des gens qui s'opposaient à sortir tout de suite d'Égypte. Des religieux ! Comme à notre époque, les gens qui disent: « Il faut encore rester dans le galout. »

Ce n'est pas le moment de partir. Il y en avait à l'époque en Égypte. Parce qu'ils disaient: « Attendez, on nous a dit quatre cents ans, et nous en sommes à deux cent dix ans. Donc il reste encore du temps. » Vous comprenez ?

En fait, quand HaKadoch Baroukh fait une prophétie, on ne peut pas forcément comprendre comment elle va se réaliser, parce qu'il y a plusieurs chemins pour la réaliser. HaKadoch Baroukh a dit quatre cents ans, et ce furent quatre cents ans: « Ta descendance sera quatre cents ans dans un pays qui ne lui appartient pas. » En vérité, cela commençait en Israël, puisqu'Israël habitait en Terre d'Israël, mais il n'avait pas encore conquis la Terre d'Israël, il était encore étranger là-bas.

Puisqu'il fallait qu'ils demandent Avimélekh et tout cela. D'accord ? Donc Israël aussi était déjà étranger sur cette terre. En fait, la prophétie que HaKadoch Baroukh a adressée à Avraham, on ne savait pas comment elle allait se réaliser, mais quand on est sortis d'Égypte, on a compris qu'en fait cela commençait en Israël, ces quatre cents ans. D'accord ?

Il est écrit: « dans une terre qui n'appartient pas. » C'est-à-dire que lorsque tu es en Israël et que tu n'as pas encore conquis la terre, la terre ne t'appartient pas, puisque tu es encore avec un humain. Quand tu es en Égypte, dans un pays qui ne t'appartient pas, tu es encore dans un pays qui ne t'appartient pas. Dans une terre qui ne t'appartient pas. D'accord. En hébreu, on peut dire: « Tu habiteras dans une terre qui ne t'appartient pas. » Il n'est pas écrit « dans cette terre qui ne t'appartient pas ». Même si on avait déménagé dans trois pays différents, cela reste une terre qui ne t'appartient pas.

Donc cette prophétie, on ne l'a pas…

Quelle était la réalisation ? Sachez que c'est souvent comme cela. HaKadoch Baroukh a une prophétie, et on ne sait pas encore comment elle va se réaliser. Et en fait, dans l'histoire, il y a plusieurs chemins qui sont prêts. Et ces chemins sont prêts selon …

Cours de Machon Meir

Dans la même série

311 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Rav Kook, Moadim.

  1. 257
    Parachat Vaera (04/01/16)
    1 h 01
  2. 258
    Parachat Vaera (08/01/13)
    1 h 03
  3. 259
    Parachat Vaera (13/01/15)
    51 min
  4. 260
    PARACHAT VAERA (17/01/12)
    55 min
  5. 261
    Parachat Vaera (23/01/17)
    En cours de lecture
  6. 262
    PARACHAT VAERA (24/07/08)
    59 min
  7. 263
    Parachat Vaera (24/12/13)
    54 min
  8. 264
    Parachat Vayakel-Pekoude (10/03/15)
    58 min
  9. 265
    Parachat Vayakel-Pekoude 5777
    54 min
  10. 266
    Parachat Vayakhel (18/02/14)
    59 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav