Éduquer par l'amour : la leçon de Vaera
Pourquoi la culture d'Israël rejette les coups, et comment Vaera oppose l'amour à la violence éducative.
Rav Dov Bigon
Ensuite : Vayakhel-Pekoudei : le Mishkan, une demeure pour la Chekhina, 23 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Nous commençons avec les dix paroles. En général, ce qui représente la culture des Égyptiens, c'est qu'ils entourent les paroles, tout le monde entoure les paroles. Pourquoi tu te débrouilles ? C'est un maquillage, un maquillage judaïque.
Qui a déjà reçu des coups, nos anciens amis ? Ah, Bédash, vous étiez en galout. Vous étiez en galout, c'est pour ça que vous avez reçu des coups ?
Le Rav nous dit que lorsqu'on rentre dans la paracha de Vayikra, qui est la deuxième paracha de Chemot, on voit qu'on commence les makot, les plaies sur l'Égypte. Makot, ça veut dire des coups. Qu'est-ce qu'on découvre ? Qu'en Égypte, il y avait des coups. On voit les Juifs, ils se frappent les uns les autres. On voit les Égyptiens, ils frappent les Juifs. On voit que dans la galout, on parle de makot, des coups, des coups, des coups. Maseret Makot, il y a un traité qui s'appelle les coups. Comment c'est possible ? Qu'est-ce qui se passe ? Comment ça se fait que tout le monde se frappe ?
C'est une question de culture. Il y a une culture où l'éducation est faite par des coups. Il y a une culture où l'éducation n'est pas faite par des coups, mais d'une façon positive. Il est vrai qu'il est écrit Chosek Shivto Sonei Beno, mais ce n'est pas la vérité. C'est juste pour mettre des limites aux enfants. Mais entre le fait de donner des coups, ou des règles, ou des choses comme ça…
Un enfant qui reçoit des coups, ça lui fait quelque chose dans la tête. Mais les Égyptiens, qu'est-ce qu'on peut faire ? Il n'y a pas d'autre façon d'éduquer les Égyptiens que par celle-là ? Même le Rav David, comment il éduque les enfants qui sont à lui ? Des coups, tous les jours des coups, c'est vrai ? Oui ou non ?
Le Rav nous dit que, lorsqu'on voit, cela dépend des cultures. Il y a des cultures où l'éducation passe par les coups, les makot, elle passe par les klalot, les malédictions. Il y a des cultures comme ça: pour éduquer, il faut frapper. Mais ce n'est pas ça. C'est clair que dans l'éducation, on ne doit pas frapper. Il est vrai qu'il y a un verset qui dit:
Celui qui manque de son bâton, c'est-à-dire celui qui ne frappe pas son fils, « non, je ne vais pas le frapper », a de la haine envers lui. Mais cela ne veut pas dire qu'il faut frapper véritablement. Parce qu'un enfant qui reçoit des coups, Chazé Shalom, c'est une plaie au cœur. Si un enfant entend une… une injure, une malédiction sur lui, c'est une plaie dans la tête et dans le cœur. Là, nous…
Dans la culture égyptienne, on voit que la façon qu'ils avaient choisie d'éduquer, entre guillemets, c'est par les coups. Il y a Erets Israël, et elle va tout changer.
Le Rav nous dit que la culture d'Israël est tout autre. La culture d'Israël, ce n'est pas « dodé de kou », ce n'est pas frapper, ce n'est pas jurer, c'est aimer. Ava, aimer, c'est comme un chef d'affaires.
À l'image d'Abraham, Yitzhak, Yaakov, même si à l'intérieur de leur maison ils avaient des problèmes, de quelle façon ont-ils éduqué leurs enfants ? En augmentant l'amour, en augmentant l'ahava. Rav Kook dira: c'est le chemin quand on retourne en Erets Israël. Quand on retourne en Erets Israël, on met en avant l'amour, l'ahava. Avec l'amour, avec l'émouna, la confiance et l'incertitude. HaKadosh Baroukh Hou est avec nous, on éduque. C'est ce que l'enfant doit recevoir à la maison. L'enfant, à la maison, doit recevoir beaucoup d'amour de ses parents, beaucoup de…
Il faut être entouré par ses parents. C'est comme ça qu'il va pouvoir grandir. Quand on est en dehors de la Terre, on met en avant la hira, la crainte. Quand on revient en Erets Israël, on met en avant l'ahava, l'amour.
Aujourd'hui, il y a beaucoup d'enfants. Aujourd'hui, tous les enfants sont parents. Je leur disais qu'il fallait les soutenir fortement. Et comment le font-ils ? J'ai une chagourette, tu vois. Je prends la chagourette, je dis aux enfants…
Je l'ai prise, non pas la techouva, le mackal, et je me suis réveillé, et j'ai donné le mackal à un enfant. Pourquoi ne l'a-t-il pas apporté à son frère ? Un mackal comme celui-là, jusqu'à aujourd'hui, cet enfant est déjà un père pour plusieurs enfants. Et je dis: papa, ce mackal, je ne l'oublierai jamais. Pourquoi t'es-tu réveillé ? Et le grand-père m'a dit: c'est vrai qu'il y a une loi de droit, mais jamais une loi de droit…
Non, c'est bon.
Le Rav nous dit que, lorsqu'on met en avant le lien de l'amour, c'est cela qui doit être tout le temps vrai dans notre famille, parmi les enfants. On doit tout le temps les entourer d'amour. Maintenant, par contre, lorsqu'il se passe des choses catastrophiques dans la famille, que les enfants se battent entre eux, se frappent entre eux, alors là…
Tu peux manifester la midat ha-din, mais tu dois faire comme si tu t'énervais. C'est la midat ha-kaas, la mesure de la colère, comme si une personne allait s'énerver. Mais en fait, à l'intérieur, tu restes plein d'amour, tu restes plein de chesed.
Il est écrit que Dieu parle à Moshé, et aujourd'hui il lui dit: « Je suis le Seigneur ». Il y a ici les noms de Dieu: Dieu et le Seigneur. Je voudrais enseigner une chose personnelle. Dieu est un. Un seul est notre Dieu, dans le ciel et sur la terre. Mais ses noms dans la Torah, il y en a beaucoup. Il y en a dix, il y en a plusieurs. Il y a beaucoup de prononciations, beaucoup de… Comment peut-on expliquer cela, que d'un côté Dieu est un seul ?
Le Rav nous pose une question. Au début de la paracha, on voit deux noms d'Hachem: on voit Elohim, le nom Elohim, et le nom Yud Kevav Ke, le tétragramme. Le Rav nous dit: on dit tous les jours que Hachem est un, que le Dieu compris est unique, il est un, il n'y a que lui. Alors comment se fait-il qu'il y ait beaucoup de Chemot, beaucoup de noms au HaKadosh Baroukh ? On voit Elohim, on voit Yud Kevav Ke.
Alors ils sont deux ? Ou… ou il est unique ?
Parfois au niveau de la joie, de la grâce, et d'autres niveaux, beaucoup de niveaux. C'est ce qu'il dit. Tout ce qui est écrit sur Elohim, c'est au niveau de la loi. C'est ce qu'il dit. Lorsque Elohim a parlé à Moshé, il a parlé avec lui d'une parole. Pourquoi ? Parce qu'il a pu parler à l'homme. Pourquoi a-t-il dit ce qu'il avait dit à l'homme ? C'était avant cela. C'est pourquoi il dit: comment, Moshé Rabbeinu, comment dis-tu…
Hachem, rachitchaltei ta derech, yesh koshy, kvar ata ba betaanouta. Et ma de ani Hachem ? Le midat ha rachamim. Alta chchoub shani midat ha din. Hachem,
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