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Parachat Nitzavim (26/09/16)

55 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Nitzavim-Vayeilech (16/09/14), 54 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bon, alors on commence. Bekhira Bahayim? Paracha Nitsavim. C'est une paracha très courte, qui se trouve toujours à proximité de Roch Hachana. Pourquoi ? Parce que se tenir debout, c'est quand quelqu'un est en jugement, il se tient debout. Les juges, eux, sont assis, et non debout. Et croyez-moi, il se passe quelque chose quand on est debout pendant qu'un autre, assis, nous juge. Un jour, j'étais à l'armée, et comme j'étais infirmier de la Poga, c'est moi qui étais responsable de tout le matériel médical. Il y a eu

des vols. Donc c'est moi qui suis passé en jugement. Moi, ça ne me dérangeait pas de payer ce qui avait été volé, franchement, c'est rien du tout. Alors je leur dis: « Bon, il n'y a pas de problème, dites-moi s'il y a deux couteaux, deux ciseaux et tout ce qui a été volé, je les rembourse, il n'y a pas de problème. C'est l'armée, moi c'est pareil. » Celle qui me jugeait, elle me fait… « Non mais… tiens-toi debout, tu es en train d'être jugé. » Je

fais voir ça, va… Non, non. Et croyez-moi, quand on se tient debout et qu'il y a quelqu'un qui est assis, qui est en train de vous juger, ça fait quelque chose. Ça peut rester stable, bon, là ce n'est pas stable, on est jugé devant HaKadosh Baroukh Hou, donc c'est toujours stable. Mais si quelqu'un dit: « J'ai une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle », il y a plein de blagues qui commencent comme ça. La mauvaise nouvelle, c'est que la semaine prochaine on est jugé. Et la

bonne nouvelle, c'est que celui qui nous juge, c'est notre père.

Donc c'est sur Nitsavim. Nitsavim, c'est tenir debout, c'est tenir droit, et c'est un rapport avec Roch Hachana. Il y a un autre rapport qu'on a avec Nitsavim, qui est souvent lié: Nitsavim va y'alekh. Qu'est-ce qui se tient debout ? Le peuple. Et qu'est-ce qui va partir ? D'ailleurs, je vous conseille de prendre des notes, si vous voulez avoir des dvar Torah à raconter après, à table, chez les amis, quand vous serez invités pour Chabbat et tout ça. Vous savez une chose ? Dans la vie, quelque

chose que vous avez, vous pouvez le donner. Quelque chose que vous n'avez pas, vous ne pouvez pas le donner. Je vous donne un exemple. Un enfant qui n'a pas reçu d'amour ne pourra pas en donner. Quelqu'un qui n'a pas reçu d'attention aura du mal à en donner. Quelqu'un qui n'a pas reçu de patience aura du mal à en donner. Et si vous n'êtes pas capables de donner ce que vous avez reçu, ça veut dire que ce n'est pas encore à vous. Vous comprenez ?

Le dvar Torah, s'il est à vous, vous pouvez le donner. Tant que vous ne pouvez pas le donner, c'est qu'il n'est pas encore à vous. C'est-à-dire que quand vous prenez des notes, vous êtes capables, après, de donner. Quand vous écoutez un cours, il y a des idées qui vous approchent, qui vous touchent, qui vont faire quelque chose. Mais ce ne sera pas encore à vous, le dvar Torah. Il sera à vous quand vous serez capables de le redonner, de le retransmettre à votre manière. Ça ne

me dérange pas que chacun y mette sa note personnelle dans le dvar Torah, mais il faut être capable de l'ordonner, c'est-à-dire que c'est à vous. C'est pour ça que j'espère, mes chers élèves, qu'avec le temps vous allez tous prendre des notes. Comme ça, vous serez capables de refaire ces dix vrais Torah, parce que c'est impossible, sachez-le, de ne pas prendre de notes et de refaire un autre Torah. C'est très difficile. Ok ?

Donc je reprends: on a dit que les deux parachiot sont liées. Généralement, elles sont même dans la même semaine: Nitsavim et Vayelekh. J'explique le lien. Pour que nous, on se tienne debout, il faut que Moshé parte. Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas vivre toute notre vie dans l'ombre de quelqu'un comme Moshé Rabbénou. Moshé Rabbénou est tellement grand que nous, on n'existe pas. Vous comprenez ? Moshé Rabbénou rentre en Israël, l'histoire est finie. Moshé Rabbénou construit le Beit Hamikdach, il conquiert toute la terre en trois

semaines, le Beit Hamikdach en un mois, l'histoire est finie, et donc ce qu'on a fait, on a applaudi, c'est tout. Vous comprenez ? David HaMelekh construit le Beit Hamikdach, pareil, un Beit Hamikdach indestructible. Donc quand les gens sont trop grands, on est dans leur ombre, et des fois c'est problématique. Donc Nitsavim Vayelekh: si vous vous tenez debout, Moshé doit partir. Vous avez compris ? Je regarde s'il y en a qui ont décidé tout d'un coup de prendre des notes. J'ai encore un stylo, j'y ai pensé.

Ok.

Donc encore deux idées sur Nitsavim. Premièrement, être jugé. Deuxièmement, se tenir debout, être éternel, alors que Moshé part. C'est ce qu'on va retrouver. Autre chose encore sur Nitsavim. Regardez, la paracha commence comme ça: « Hayom », Hachem nous dit, c'est le jour de la mort de Moshé. Donc on connaît exactement la date où ces versets ont été écrits, ce qui est très rare. Quelle date ? Quelle année ? 2000… combien ? Hein ? 40 ans après la sortie d'Égypte, ok, donc ça va encore. 2448. Oui.

C'est son dernier jour, il est encore vivant. Ce n'est pas comme les huit derniers versets de la Torah, où il y a le marocain dans la Guemara: comment est-il possible qu'il écrive quelque chose lui-même, alors qu'il est mort ? Donc ce n'est pas forcément lui qui écrit. Là, on est encore loin, on est encore à quatre parachiot de la fin, donc c'est encore Moshé. Les quatre dernières parachiot ont été écrites le dernier jour de sa vie. C'est vraiment le marathon à la fin. Moshé est là

pour nous donner les dernières recommandations d'un père qui va quitter ses enfants et qui va essayer de les aider à aller dans le droit chemin, et ça ne va pas être évident.

Donc ils se rassemblent tous, et il y a marqué Lovrecha Bevrit, pour faire avec eux une alliance, l'alliance avec Hachem. Ils se rassemblent tous, vous savez pourquoi ? Vous vous rappelez ? Certains ont vu Rachi, c'est dans le premier Rachi. Parce que certains auraient bien voulu répondre: « Moi, j'étais pas là, sinon j'aurais répondu ça, sinon j'aurais dit ça. » Tout le monde est là: s'il y a quelqu'un qui a quelque chose à répondre, qu'il le dise. Moi, je viens vous donner les dernières instructions. Donc

Moshé Rabbénou va rassembler tout le monde. Il se passe quelque chose quand il y a beaucoup de monde dans un endroit. Je donne un exemple: si vous avez deux beit knesset où vous pouvez prier, une où il y a 20 personnes, une où il y a 200 personnes, il vaut mieux prier dans celle où il y a 200 personnes, parce que ça fait un autre effet quand vous priez avec 200 personnes.

Cours de Machon Meir

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