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L'homme, être en devenir : Béréchit 2, 7 et la Tshouva

Comment Béréchit 2, 7 relie la dualité de l'homme, la Tshouva et la perfectibilité de l'être.

1 h 05

Rav Rony Akrich

Ensuite : Caïn et Abel : le dialogue muet et le meurtre, 1 h 00

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Vous ouvrez le Tanakh, Sefer Béréchit. Nous étions au Pérek Alef. Et après cette introduction, nous passons au vif du sujet. Je vous avais lu dans le Pérek Alef le verset 27. Qui est-ce ? Dan. Le nom de famille ? Krieger. Voilà. Yotser Béréchit … Chav Zahi … nous avions lu Vayivra Elohim et Adam, Bet Salmo, Bet Selem Elohim.

— Vous voyez ? Je vous avais parlé du prototype humain, c'est-à-dire de l'être androgyne. Et nous allons voir maintenant, au chapitre Beth, le verset Zayin. J'étais au chapitre Aleph, et nous passons au chapitre Beth. Vous y êtes ? Eh bien, c'est bien dommage.

Verset Zayin, verset 7. Oui, c'est à quel propos ? C'est au cours ici ? C'est à midi, mon chéri. Comment tu t'appelles ? R ? Le nom de famille ? Cohen Aviel. Voilà, donc il nous manque un Bushnino Reuven. Vous êtes Bushnino ? Je m'en doutais. L'esprit perspicace. Donc, chapitre 2, verset 7. Vous y êtes ?

Oui, mais là, ce n'est pas… c'est une chose que vous devriez posséder comme votre pantalon, afin de ne pas être nu. Et je ne parle pas de la nudité du corps, bien entendu.

Vayietzeh Adonaï Elohim … Eta Adam, afar min ha-adama, vayipar be-apav nishmat … Rahim, vayi, Adam, nene, feshraya. Je vous mets en comparaison littéraire ces deux versets: celui du verset 27 du chapitre 1, où nous avions dit que l'Éternel, Dieu, Créateur,

Celui qui est créateur ex nihilo, c'est-à-dire de la hylé à partir du néant, du prototype humain qui s'appelle l'être humain androgyne, c'est-à-dire comportant en son sein le masculin et le féminin. Elohim est le Dieu créateur des lois immuables. Vous avez dû noter; les choses sont claires. Il l'a créé à son image, c'est-à-dire que l'Éternel a un projet.

On ne prend pas de photos, Tsélem, si ce n'est que l'on a un projet. Aujourd'hui, on fait des magnets pour les mettre sur le frigidaire. C'est aussi un projet. Pri-mate, mais un projet. Il est donc question ici de ce que nous avions vu, Bara, Elohim, alors qu'au verset 7 du chapitre 2, on nous répète presque la même chose: Vayetser Adonaï Elohim et Adam.

Et je vous ai expliqué ce que j'entends par « et Adam », l'essence de l'homme. Quand l'homme est l'acrostiche de trois personnages, dont je vous ai prouvé qu'ils ne peuvent être l'acrostiche d'eux-mêmes ensemble que parce qu'ils ont un PPDC absolument indéniable, un plus petit dénominateur commun indéniable: l'humilité. L'humilité étant la capacité de l'homme…

Tout ceci est intimement lié. Dans votre esprit, ça peut paraître difficile, mais tout ceci est intimement lié à la notion de techouva. À vous d'y découvrir les relents qui sont inscrits à l'intérieur. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le cours est enregistré, filmé, parce qu'il est retransmis aussi à nos téléspectateurs, mais également à votre inscription personnelle, parce que vous avez besoin de laisser des traces de la connaissance et de la pensée. Sauf des esprits très élaborés, ayant un IQ avec un EQ développé — EQ, c'est Emotional Quotient, à savoir un quotient émotionnel développé qui permet à l'intellect d'emmagasiner.

Mais sinon, il faut écrire, mes chers, écrire. Donc Vayetser, c'est la création, mais non pas ex nihilo. Yetsira, c'est ce que l'homme sera capable de faire, c'est-à-dire qu'à partir de la matière première, dans le cas précis divine, à partir de ce qu'il a créé à partir du néant, eh bien, à partir de cela, il va faire l'homme: Vayetser. Or, Vayetser, vous remarquez immédiatement dans le texte

que la langue hébraïque met deux youd à Vayetser. Nos sages, dans la Guemara, se sont précipités sur ce propos, qui n'était pas insipide, à savoir deux youd pour nous dire qu'il y avait dans l'homme, dès le moment de sa création réelle, matérielle, la dualité. Youd, youd. La dualité entre le projet et la réalité.

Tout en sachant, comme dira Schopenhauer, que le désir n'est pas souvent au rendez-vous de la réalité. Et voici ce que nous appelons, dans le Zohar, Chever Kli, le vase brisé, parce qu'il y a, entre la volonté divine, qui est inabordable par la pensée humaine, une volonté de s'inscrire

dans la finitude de la réalité qui est la nôtre. Si vous prenez un objet qui a ce volume-là, et que vous essayez d'y faire pénétrer un liquide beaucoup plus important au niveau du volume et de la densité, il est évident que la bouteille ne résistera pas. Il y aura une implosion. En conséquence de quoi le monde est duel.

En conséquence de quoi, vous comprenez que si le monde est duel, c'est-à-dire qu'il est différentiel entre l'aspiration qui est la mienne et la réalité à laquelle je suis confronté, la réponse que je devrais apporter, le retour qui sera le mien, le repentir, c'est-à-dire la remise en cause ou en question, seront donc nécessaires afin d'essayer de retrouver

dans la finitude de la réalité quelque chose de l'infini existant. Traduction dans le monde qui est le mien: où est le bonheur ? Il est où, le bonheur ? Parce que, dans la réalité, il est clair qu'il y a cette dualité qui n'est pas manichéenne, qui n'est pas manichéenne. C'est-à-dire qu'on ne peut pas dire que le bien est bien

face à un mal qui ne serait que mal. Peut-être certains l'ont-ils lu, dans Par-delà bien et mal de Frédéric Nietzsche: il y a cette composante qui servira, ou qui avait servi, pardon, à la dialectique de Hegel, à savoir que si le bien est une thèse et le mal est l'antithèse,

quelle en est la synthèse profonde ? Ça s'appelle la dialectique de l'histoire. Dialectique matérialiste chez Marx, dialectique psychanalytique chez Freud, dialectique historique chez Hegel. Mais dans le texte biblique, dans le texte dicté par l'Éternel à Moshé, il y a cette expression: « Je crée l'homme ». Mais l'homme qui se révèle ici est un homme qui est lui-même face à lui-même.

Et tout le travail de ce que je vais écrire, page après page, ce sera d'essayer d'emmener l'homme vers la synthèse de son être, non plus à ce qu'il se demande: où est le bonheur ? mais: qu'est-ce que réussir sa vie, comme l'écrirait M. Luc Ferry ? Qu'est-ce que réussir sa vie ? Et la vie ne se réussit

qu'à partir du moment où l'individu est capable de s'entendre et de se comprendre comme un. Un exemple ? Vous ne pouvez pas être quelque chose dans le cœur et quelque chose d'autre dans la parole. Je vais vous dire, mes chers: dans la techouva, demandez à l'homme, dès sa création — non pas l'ex nihilo, mais celle de Yetsira —

il faut que vous soyez ce que vous dites. Il faut que vous soyez ce que vous pensez. Il faut que vous soyez ce que vous faites. Sinon, dans notre langage médical — et je parle du département de psychiatrie — ça s'appelle les premiers relents de l'occurrence schizophrénique, où il y aurait un dédoublement de personnalité entre ce que tu dirais, ce que tu ferais, ce que …

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