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Parachat Behar (16/05/16)

1 h 03

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Behoukotai (12/05/15), 51 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bon, Kémyn Bayim. Paracha de Béhar, donc la paracha qui traite essentiellement de lois concernant la terre d'Israël, qui sont la Shemitah et le Yovel. Il y a aussi d'autres halakhot qu'on va voir en passant, qui seront liées, mais ça va être le sujet principal. On a une loi un peu particulière, on ne va pas forcément comprendre pourquoi, qui dit qu'une fois tous les sept ans, on n'a plus le droit de travailler la terre. Et la terre, tout celui qui veut se sert, il récolte et compagnie.

Il nous promet, le Saint béni soit-Il, que la sixième année on aura trois fois plus de rendement. Pourquoi trois fois plus ? La sixième, une fois, deux fois… La huitième, parce que la septième tu n'as rien planté, la huitième tu ne vas pas récolter grand-chose. Donc on a une promesse comme ça, que la Shemitah va être réalisée, qu'elle va devenir une bracha.

Ça doit permettre de régler les problèmes économiques qui peuvent être créés par la Shemitah elle-même. Maintenant, on verra si ça règle tout. Et on va voir pourquoi la Torah a dû… Évidemment, parce que pendant un an tu ne travailles pas la terre. Donc tout un pays mange de la terre, et là, à ce moment-là, ils peuvent manger, mais tout le commerce qui est autour de la Shemitah est forcément fortement ralenti. On va voir qu'on peut forcément arrêter. Non, fortement ralenti.

Donc on va parler de pourquoi il y a la Shemitah, à quoi ça sert, pourquoi il y a le Saint béni soit-Il, etc. Vous vous rappelez que le principal motif de tout ce que je dis, c'est la même phrase qui revient: ce n'est pas parce que quelque chose est marqué dans la Torah qu'il est vrai, c'est parce qu'il est vrai qu'il est marqué dans la Torah. Donc à chaque fois on va expliquer les choses qui sont dans la Torah, pourquoi c'est vrai. Vous comprenez ? Pas dans le sens « ah, c'est marqué dans la Torah ». C'est vrai que ça n'a pas l'air vrai, mais si Hachem l'a dit, alors non, on ne dira jamais ça.

On essaiera toujours d'expliquer, d'une manière intellectuelle, pourquoi c'est… ça se comprend, ça s'explique. On n'a pas le droit… on a le droit de prendre pour nous: tu passes dans un champ, il y a des pommes, tu te sers, mais tu n'as pas le droit de récolter tout ça dans des cartons et de les amener au marché et compagnie.

Toutes les halakhot, c'est comme ça. Quelles que soient les mitsvot qui existent, même si tu ne comprends pas, tu dois le faire. Mais le but du cours… C'est parce que… Regarde, c'est qui dit ça, d'accord ? Ce n'est pas moi, moi je n'aurais pas osé inventer une phrase pareille. explique comme ça: il y a beaucoup de gens qui croient en Hachem, qui croient dans la Torah, ce sont des gens qui ont trouvé Hachem. Il y a des gens à qui ça paraît un peu tordu, mais ils ne le disent pas, parce qu'ils disent: bon, finalement Hachem a dit.

Mais en vrai, ce n'est pas comme ça. En vrai, Hachem a dit, c'est parce que c'est vrai. Ce n'est pas du tout pareil. Et donc nous, on doit essayer de comprendre pourquoi Hachem l'a dit. Une bonne partie des de l'émouna, de ce qu'on m'a dit, une bonne partie des écrits de nos, c'est une explication du pourquoi des lois. Le pourquoi des mitsvot. Vous comprenez ? Toujours. Toujours. Les hakhamim appellent ça taamei hamitsvot.

Taam, ce n'est pas la raison, c'est un goût, ce n'est pas toute la raison. C'est une explication, oui. C'est vrai, mais ce n'est pas pour ça qu'on le fait. Non, ça, c'est pour ça qu'on le fait. Mais nous, ça ne nous suffit pas. Pourquoi nous expliquons les halakhot ? Pourquoi on explique les mitsvot ? La force de l'émouna de quelqu'un vient du fait qu'il est en accord avec lui-même. Il est en accord avec lui-même dans ses actes, il est en accord avec lui-même dans ses pensées, dans son idéologie.

Un membre de la Knesset, avec une petite kippa comme ça sur la tête, voyait que tout ce qu'il faisait, il se battait contre la terre d'Israël, il se battait contre tout ce qui était contre le Chabbat, contre les religieux. Il voyait que tout ce qu'il faisait était en désaccord avec sa kippa. Alors il a enlevé la kippa. C'est bien. Je trouve ça bien, parce que le maître n'était pas religieux depuis longtemps déjà.

Maintenant, quand vous avez quelqu'un qui a une émouna forte, c'est quelqu'un qui est en accord dans son monde. Si quelqu'un a étudié, par exemple, la technologie, c'est en accord avec son monde de Kodesh. Il a étudié la science, c'est en accord. Il a étudié les religions, c'est en accord. Il a étudié la philosophie, c'est en accord. Quelqu'un qui a tout ça, plus il grandit dans les domaines, plus vous devez grandir en parallèle dans le Kodesh. Parce que si vous ne grandissez pas, vos connaissances restent au niveau de quelqu'un de…

Prenez quelqu'un, en Israël, de tradition. Vous lui parlez de Torah, de Kodesh, il dit « ah ouais, c'est intéressant ». Il s'imagine que parce qu'il a étudié en cinquième, en sixième, il a appris l'histoire de Yehoshoua et quelques lignes de Rachi sur la Torah, c'est une compréhension d'un enfant de douze ou treize ans. C'est tout. C'est-à-dire que la compréhension du monde a énormément changé depuis, mais la compréhension du Kodesh est restée à ce niveau-là. Et donc forcément, ce sont des gens qui n'ont pas de force dans leur émouna, et ils ont du mal à faire les mitsvot.

Quelqu'un qui a, dans le Kodesh chez lui, des réponses à toutes les questions, à des questions profondes, voit que c'est en accord avec ce qu'il pense, en accord avec la grandeur des questions qu'il a lui-même. Les réponses sont à la grandeur. Alors c'est quelqu'un qui a une émouna forte. C'est quelqu'un qui va mieux prier. C'est quelqu'un qui va faire les mitsvot avec plus de kavana.

Tout le monde est meilleur, on peut le voir sur vous-mêmes. Ça fait déjà plus de six mois que vous êtes là. Combien de temps ? Six mois pour certains, même huit mois. Vous l'avez changé. Vous avez étudié l'émouna essentiellement, et vous l'avez complètement changée. Vous l'avez améliorée dans votre comportement, vous l'avez améliorée dans votre, et vous avez plus envie de l'utiliser. Vous êtes déjà mieux. C'est la Torah qui a fait ça.

Et même si vous sortez de la yeshiva cette année ou l'année prochaine, quand vous grandirez dans le parce que vous allez faire des universités, ou alors dans l'armée parce que vous allez vous engager, quand vous aurez ces outils, vous aurez la grandeur de votre neshama, la grandeur du Kodesh. Elle aura les réponses, elle sera d'envergure suffisante par rapport à ce que vous allez grandir, et vous ne serez pas troublés par ça. Vous comprenez ?

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