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Parachat Behoukotai (12/05/15)

51 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Behoukotai (13/05/14), 39 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, Bourkhi Rabbanan, paracha de Béhoukotaï. Une paracha qui termine le livre de Vayikra. Après qu'on ait parlé, dans le livre de Vayikra, de beaucoup de sujets qui touchent à la pureté individuelle de l'homme, à la tsidkout, au fait d'être tsadik, d'être juste pour l'homme, on termine donc la paracha entre Béréchit et Béhoukotaï sur deux sujets qui sont d'ordre national.

Béhar traite de la Chemita et des lois concernant la terre. Béhoukotaï traite beaucoup de ce qui se passe quand ça ne va pas. Ça veut dire quand on est; quand tout va bien, tout va bien, et quand on n'est pas bien, alors là, tout va mal. Ce qui se passe, c'est ce qu'on va voir. Il y a aussi des berakhot.

Les thèmes qu'on va traiter dans la paracha sont des thèmes qui vous dérangent, vous, en tant qu'Occidentaux, comme nous en tant qu'Occidentaux. C'est tout d'abord le thème de la malédiction.

Quand on vient d'une société occidentale, c'est dans l'air, c'est dans notre sensibilité, c'est dans tous les dessins animés qu'on a eus depuis l'âge de 3 ans, jusqu'à l'âge de 16 ans, avec les séries au milieu: qu'une malédiction, ça sonne mal. Malédiction. Après 16 ans, le cerveau commence déjà à être plus ou moins formé. Et donc, un Dieu qui fait des malédictions, il ne peut pas pardonner. Là, je ne dis pas que ce n'est pas normal. Je dis que vous, en tant que personnes qui viennent de l'Occident, et en tant que gens qui devront parler avec des gens qui viennent de l'Occident, vous verrez que c'est quelque chose de difficile.

Et encore une fois, rappelez-vous qu'à chaque fois qu'il y a quelque chose qui vous paraît difficile, c'est toujours quelque chose d'ordre culturel. Ok ? Ce n'est pas sympa, ce qui nous arrive. Bon, ok, mais justement, regarde, tu viens d'un sujet. J'ai compris ce que j'ai dit.

Si on se comporte mal, la personne se jette d'un toit et dit: « Ouais, mais quand je suis arrivé, je suis mort. » Ah oui, c'est vrai, tu t'es jeté. Non, malgré ça, étant donné que vous vivez dans un monde qui a été éduqué, formé par des milliers d'années de christianisme, c'est quelque chose qui, quelque part, dans la sensibilité générale, passe mal. Ok ? Donc ça, ce sont les clés que je vous donne à chaque fois que vous ouvrez une discussion avec quelqu'un.

Vous pouvez noter le choix. Hachem, vous verrez une discussion avec quelqu'un sur un thème du judaïsme, sur un sujet, sur quelque chose d'ordre moral. Et la personne en face de vous, vous voyez qu'en fait, qu'est-ce qui la dérange ? Toujours, c'est d'ordre culturel. Et ce qui la dérange, c'est parce qu'elle vient d'un milieu occidental, chrétien, gauchisant, ce que vous voulez.

Ces gens-là sentent les choses. Ils sentent d'où ils sentent. Ils ne savent pas d'où ils sentent, en fait. Ils ne le savent pas. Mais en fait, ça vient de l'éducation de dizaines d'années de télévision où ces valeurs ont été inculquées. Et parmi les valeurs, il y a: ne pas se venger, c'est toujours assez mauvais, le faible a toujours raison. Tout ce que vous ressentez, que vous voyez dans les morales qui s'inculquent dans les films, dans les dessins animés, que vous avez depuis votre plus jeune âge. Et donc, vous sentez ça très fort, que c'est la morale, c'est la vérité.

Maintenant, toutes ces choses-là doivent être traitées avec le cerveau. Pas avec les sentiments, avec le cerveau. C'est-à-dire qu'avec le cerveau, on doit être capable d'analyser si c'est bien, si c'est mal, si c'est vrai, si c'est faux. Ok ? Alors la morale doit être analysée avec le sentiment sympathétique, nous dit Lévinas. C'est-à-dire en voyant tout à fait ce qu'il y a de particulier, ce qui marche, ce qui ne marche pas dans cette morale. Ok ?

Donc le thème, dans la paracha qu'on va être obligé d'expliquer, ne s'adresse pas essentiellement aux gens qui viennent d'un pays occidental. Non, parce que même quelqu'un qui est né au Maroc est encore dans un pays occidental, parce qu'il a vu des dessins animés en français depuis qu'il est petit. Alors c'est bon. Ouais, partout. Et encore, ça va, c'est empirant. Ça supposait, par exemple, les James Bond il y a 30 ans: là-bas, ils tuaient les méchants à la main, et maintenant ils ne tuent pas, ils les épargnent. Ok ? Ça veut dire que ça va en empirant.

Donc, quel est le thème qu'on va voir ? Le thème de la paix et de la guerre dans la paracha. Il apparaît. Quand est-ce qu'il nous promet la paix ? Quand est-ce qu'il nous dit qu'on n'aura pas la paix ? Cela apparaîtra dans la paracha.

On va voir aussi pourquoi on a besoin d'une dimension d'exil. Pourquoi l'exil existe-t-il dans la paracha ? On n'en parle qu'en Erets Israël. Et pourquoi a-t-on besoin de ces dimensions d'exil ? Quel est le but de l'exil ?

C'est quelque chose qui accompagne finalement la vie des Juifs, puisque déjà, on voit dans la personnalité de Yaakov: il y a Yaakov et Israël. Yaakov, le Juif de l'exil. Et Israël, le Juif israélien qui sait se battre et qui n'a pas peur d'Essav et du monde occidental. Le fait que ces deux personnalités coexistent dans Israël veut dire qu'elles sont possibles et qu'elles coexistent dans l'histoire, dans le destin d'Israël. Donc, pourquoi a-t-on besoin de l'exil ? Pas seulement comme punition, alors qu'il y a évidemment d'autres choses.

Et on va voir, évidemment, parmi les preuves de la résurrection d'Israël, du fait qu'on soit revenu en Israël, les signes manifestes du fait que la période que nous vivons est une période de résurrection nationale. C'est-à-dire une période, pour utiliser le terme de Noah HaKhamim, une époque messianique. C'est exactement l'époque messianique. Ça m'étonnerait qu'on arrive jusqu'à la fin de la paracha pour parler d'Arakhim, si on arrive, bakasha. Voilà.

Ouais, mais les thèmes sont… Bon, s'il y a d'autres questions, d'autres thèmes, moi je suis toujours là-dessus. Bon. J'aimerais, donc, la paracha commence comme ça: si vous allez selon mes lois, alors tout ira bien, vous aurez beaucoup de bracha, vous aurez beaucoup de… comment on dit ça ? Une très bonne économie, une très bonne agriculture, et tout ça.

Et donc ça commence comme ça. Et après, il est écrit: vous serez en paix. Quelle est la paix dont parle la Torah ? Parce qu'il y en a qui s'imaginent que la paix, c'est si on va manger du houmous à Damas. Alors il est écrit: vous serez en paix, et la paix ne passera pas par votre pays. Et il n'y aura pas de khayya raa, de mauvaises bêtes, de fauves, ou de fauves terroristes, parce que c'est la même chose sur la terre.

Et il n'y aura pas de peuples qui combattront autour de vous, qui devront passer par votre pays. Donc là, on se dit: ah, c'est bien, alors on s'embrasse avec nos ennemis. Non. Suite du passage: vous …

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