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Parachat Beha’alotekha (13/06/16)

58 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Beha’alotekha (21/05/13), 57 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Parachat Behaalotekha, on est le lendemain de Chavouot, donc tout le monde a bien étudié. On rentre donc dans la parachat Behaalotekha. Cette paracha apparaît après l'énumération des Bné Israël dans la parachat Bamidbar et le rôle des Lévites dans la parachat Massei. Et tout d'un coup, les Kohanim se disent: « Oui, mais nous, dans tout ça ? »

Chaque chef de tribu apportait son sacrifice, et tous les sacrifices étaient identiques. Il y en a qui n'ont pas ouvert la bouche. C'était Aaron avec sa tribu, qui n'étaient pas trop… Aaron était un peu déprimé. Il se dit: « Peut-être que, à cause du veau d'or et de tout ça, je n'ai plus de place. Je n'ai pas participé à quelque chose que j'ai fait. » Et on lui répond: « Non, t'inquiète pas. Toi, tu vas t'occuper de la Ménorah, tu resteras plus élevé qu'eux. »

La Ménorah, la construire, c'est Moshé qui va la construire, et l'allumer, ce sera le rôle des Kohanim. Dans le Beit Hamikdash, chaque jour, ils devront allumer la Ménorah. Il y avait aussi des miracles liés à la Ménorah, et elle va indiquer que la Chekhina est présente en permanence dans le peuple juif. Ce rôle que les Kohanim vont avoir, on en parle dans Behaalotekha.

La Ménorah, c'est un peu compliqué, parce que, au niveau de la construction, faire une chose pareille, encore plus dans le désert, c'est relativement impossible. L'or, c'est un métal très friable, il n'est pas solide. L'or qu'on utilise en général n'est jamais pur. D'accord ? Parce que dès qu'il est pur, on le touche et il change de forme, on peut le modifier avec les mains. D'accord ? Donc, rapidement, il va changer de forme.

Deuxièmement, la Ménorah devait être faite d'une seule pièce, d'un seul trait. Pas de plusieurs pièces qu'on assemble et qu'on colle ensemble. Imaginez, dans le désert, créer quelque chose comme ça, c'est compliqué. Donc, en fait, c'est le Saint béni soit-Il qui l'a faite. Moi, j'ai du mal… Il est marqué Tsav à propos de la Ménorah: qu'elle soit faite d'elle-même. Il a participé, il a organisé tous les travaux. Mais la Ménorah elle-même, il est écrit qu'elle s'est faite d'elle-même.

Parce qu'il y a eu une difficulté. C'est-à-dire, comment fait-on en général pour faire une sculpture ? On fabrique un moule. En général, on fabrique un moule, on met de l'or, donc liquide, en le faisant beaucoup chauffer, et on le verse dedans. Justement, dans le désert, faire des choses pareilles, ce n'est pas évident. Le feu, on peut toujours en fabriquer. L'or, il y en avait beaucoup quand on est sorti d'Égypte. Donc tous les bijoux, chacun apportait ses bijoux, et on les a mis dedans.

Le veau d'or a été réduit en poudre. C'est-à-dire qu'ils l'ont moulu. Moulu ? Moulu, oui. Ils l'ont moulu et dilué dans de l'eau, et d'après ce qui est dit, c'était une sorte de; et ils l'ont fait boire aux Bné Israël. Et ceux qui avaient fabriqué le veau d'or, eh bien, il les a testés. Donc il n'y a pas… L'or du veau d'or, on ne peut pas l'utiliser pour le Kodesh.

Dans la halakha, on a un principe: avec quelque chose qui a servi à l'idolâtrie, on ne peut pas faire de Avodah Zara, et on ne peut pas utiliser cela pour le Beit Hamikdash. Un homme a un animal, cet animal a servi à faire de l'idolâtrie: on ne peut pas l'amener au Beit Hamikdash. Oui, mais il y a des choses qui sont impures, qu'on ne peut pas réparer. Il y a une halakha comme ça, qu'on ne doit pas amener. Etnan Zona et Mehir Kelev. Quelqu'un… une prostituée…

Elle demande qu'on la paye. Un homme qui n'a pas d'argent lui dit: « Tiens, je te donne un mouton. » Elle prend le mouton et dit: « Bon, pas trop là, je dois apporter un Korban Hatat au Beit Hamikdash. » Eh bien, elle ne peut pas. Elle n'en a pas le droit, parce que Etnan Zona, c'est interdit. Et il y a une autre personne qui a vendu son chien, et avec l'argent du chien, elle a acheté une chèvre. Cette chèvre ne peut pas aller au Beit Hamikdash. Parce que l'argent a une odeur. L'argent a une odeur.

C'est-à-dire que dans la vie courante, l'argent n'a pas d'odeur. Mais dans le Kodesh, l'argent n'a pas d'odeur… C'est-à-dire que dans le Kodesh, on va jusqu'à la pensée qui accompagne… Vous savez que dans… C'est quoi la question ?

— Non, en or, oui, mais pas l'or du veau d'or. C'est tout ce que j'ai dit. Il y a beaucoup de choses en or dans le Beit Hamikdash. Mais j'ai dit que le veau d'or lui-même ne pouvait pas être utilisé dans le Beit Hamikdash. Je vais vous donner un exemple. Je vais vous raconter une histoire. Ce n'est pas si évident que ça.

Il y a un jour, Rabbi Eliezer, le Rav de, s'est fait enfermer à cause des chrétiens. Les premiers chrétiens l'ont enfermé. Et il était en prison. Quand il est sorti de prison, tout le monde est venu le voir. Et évidemment, quelqu'un qui sort de prison, surtout à l'époque, on ne sait jamais, quand on entre en prison, si un jour on en sortira. Ce n'est pas comme aujourd'hui, où il y a théoriquement certaines conditions en prison. D'accord ? À l'époque, quelqu'un qui entrait en prison n'avait aucune idée de ce qui allait se passer. Et il a donc été enfermé à cause des chrétiens, qui ont dit du mal, qui ont raconté des choses sur lui. Et il sort de prison.

Et donc tout le monde vient le voir. Et qu'est-ce qu'ils viennent faire, les gens ? Vous dites: on vient faire la fête avec lui. Rabbi Eliezer, Gdol Hador, il sort de prison, tout le monde est content. Non. Tout le monde vient le consoler. Quelqu'un sort de prison, on ne vient pas le consoler. On est content avec lui, n'est-ce pas ? Et chacun essaie de le consoler, et n'y arrive pas. Et à la fin, Rabbi Akiva arrive à le consoler. Pourquoi ? Parce que quelqu'un qui n'est pas de la famille de Rabbi Eliezer, s'il lui arrive quelque chose comme ça, c'est qu'il a fait une faute. Et s'il lui arrive quelque chose comme ça, il est chrétien, c'est-à-dire qu'il a commis une faute de chrétien. Il le sait.

Et ils ne trouvent pas quoi. Ils ne trouvent pas quoi. Ils cherchent et ne trouvent pas quoi. Les gens essaient de le consoler: peut-être que tu as fait ça, peut-être que tu as fait ça. Et Rabbi Akiva vient les voir et dit un jour: dis-moi, parce que ces gens-là vivaient à l'époque des premiers élèves de Yeshoua. Les apôtres eux-mêmes. D'accord ? C'est-à-dire qu'ils ont connu ces gens-là. Il y a quelqu'un qu'on appelle Yaakov Isichnaya, dont on va parler. On dit que c'était Jacques, un des apôtres. D'accord ?

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