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Parachat Yitro (03/02/15)

54 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Yitro (13/02/17), 60 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bé'hirin b'aim, paracha Yitro. Vous êtes invités à vous la fête des garçons, Tou Bichvat, tout ce que vous voulez. Essentiellement, le nom de la Torah. Le Rav Zini dit toujours qu'il y a deux parachiot dans la Torah qui portent le nom d'un goy: c'est paracha Yitro et paracha Balak. Ce sont les deux parachiot les plus importantes de la Torah, dit le Rav Zini, parce qu'il y a là Matan Torah, on va expliquer pourquoi.

Et deuxièmement, c'est la paracha de Balak, où il est marqué que le peuple juif est en dehors du reste de l'humanité, que c'est un peuple à part. Ces deux principes, le fait que Hakadosh Baroukh Hou va se dévoiler en donnant la Torah,, dans le sens où il y a un peuple qui est unique et qu'on ne peut pas compter dans le reste de l'humanité: ce sont les deux enseignements principaux qui vont permettre de comprendre comment.

Hen am levadad yishkon, ubagoyim lo yitchashav. C'est un peuple qui, tout seul, résidera et ne sera pas compté dans le décompte des nations. Paracha Balak, ce n'est pas la question ici. C'est-à-dire que quand vous comptez les soixante-dix nations, le compte de l'humanité, il reste encore un peuple qui ne fait pas partie des soixante-dix. C'est la paracha de Bilam. Quand on arrivera à la paracha, on en parlera. Maintenant, j'aimerais revenir à la paracha de Yitro. Bon.

Donc on arrive dans Parachat Yitro, et ça commence comme ça: Yitro a entendu parler de tout ce qui s'était passé avec le peuple juif, qu'Hachem a fait sortir d'Égypte. Vous vous rappelez, Yitro, c'est le beau-père de Moshé. J'aimerais dire deux mots sur Yitro, pour expliquer un peu ce qu'il est.

C'est un personnage assez unique dans l'histoire du peuple juif. Quand vous regardez notre histoire, en général, il n'y a pas beaucoup de gens qui nous aiment bien. Dans l'humanité, il y a beaucoup de gens qui veulent nous tuer, qu'il y ait une cravate ou qu'ils lancent des pierres: ils ont deux manières d'agir, mais en fait ils ont le même but. Et il est très rare de trouver quelqu'un qu'on ne connaît pas, qui ne nous a rien fait, et qui dit: c'est bien, Kol Kavod, on est contents, on est avec vous. C'est très, très rare.

Pourquoi ? Oui, je comprends, mais malgré tout, Yitro ne s'est pas arrêté au statut de beau-père. Il a continué avec le peuple juif, et ce n'était pas obligatoire. Personne n'est obligé. Vous avez donc ce personnage de Yitro, qui est un des seuls personnages de l'histoire du Tanakh qui ne soit pas juif et qui va aimer les juifs. Comme c'est assez rare, ça vaut le coup de regarder.

Est-ce que vous savez aujourd'hui qui considère Yitro comme son prophète ? Les Arabes, ce n'est pas Charlie Hebdo leur prophète. Il y a des gens aujourd'hui qui considèrent Yitro comme leur prophète: ce sont les druzes. Les druzes sont des gens qui travaillent avec nous, qui font leur service militaire en général, qui sont fidèles à Israël pour la plupart.

Eux aussi vont être, si vous voulez, descendants spirituellement de Yitro. Ils vont se réclamer de Yitro et ils vont être, pour nous, des alliés. C'est impressionnant, parce qu'il s'est passé trois mille ans depuis. Et cela fait partie de tout ce qu'on a aujourd'hui dans la Torah. Tous les personnages de la Torah sont des peuples. Quand on revient à l'époque messianique, aujourd'hui, ces personnages deviennent des peuples, et ils continuent à se comporter exactement comme les gens qu'il y avait dans la Torah.

Vous vous rappelez Ismaël, qui lance des pierres sur Israël pour le tuer ? Pourquoi voulait-il le tuer ? Vous vous rappelez ? Ismaël, bien avant l'Akedah, bien avant… Parce qu'il voulait hériter de l'héritage d'Abraham, c'est-à-dire de la terre. Et Essav, lui, se bat avec Yaakov pour savoir à qui appartiennent le monde futur, la Bera'kha et les choses spirituelles.

Et c'est encore eux, les chrétiens, les descendants d'Essav, qui se disent Yerouch Israël, le véritable Israël, et qui disent: nous sommes les descendants authentiques, vous avez fauté, maintenant Israël, c'est nous. Ce n'est pas très connu pour ceux qui ne connaissent pas. Non, parce que les druzes sont moins importants dans l'histoire du peuple juif que les chrétiens et les musulmans, ils sont moins influencés. Mais c'est quand même impressionnant de voir que ces gens-là aujourd'hui, ce ne sont pas des descendants, physiquement, ce ne sont pas des descendants. Mais vous avez un peuple, qui sont des tribus, qui se trouvent en Orient, et qui sont de très grands défenseurs d'Israël, ils adorent Israël. J'avais, lors de mes Milouim, un druze avec moi: dans sa voiture, il avait un drapeau d'une taille énorme, qu'il mettait partout. J'ai connu un autre homme, dans sa maison, dans la chambre de tous ses enfants, il y a des drapeaux.

Et d'ailleurs, quand vous voyez quelqu'un en Israël, comment le reconnaître ? Si c'est un druze ou un Arabe ? Extérieurement, ils n'ont pas de différence. Vous ne pouvez pas voir la différence. Comment savoir si c'est un druze ou un Arabe ? Vous savez ? Non. Un druze parle très bien l'hébreu. Un Arabe israélien a deux cents mots de vocabulaire, pas plus, parce que c'est la langue de l'ennemi pour eux. Donc ils n'apprennent pas l'hébreu, ils apprennent juste ce dont ils ont besoin pour travailler, pour travailler dans le bâtiment, tout ça. Par contre, l'arabe, c'est leur langue. Ils parlent arabe à la maison, mais ils parlent aussi hébreu, donc ils parlent parfaitement l'hébreu. Si vous parlez hébreu avec un druze, il ne fait pas d'erreur. Il a un accent, mais il parle très bien. C'est comme ça que vous pouvez les repérer. Parce qu'eux se considèrent comme israéliens.

Oui, il y a des gens profondément sionistes chez eux. Ils adorent l'histoire d'Israël, ils aiment beaucoup Israël, ils sont très sionistes. Pour certains, il y en a qui sont passés de l'autre côté, mais d'une manière générale, la majorité d'entre eux restent fidèles. Oui, c'est précisément ça. Ils aiment aussi Israël. Il faut voir comment ils parlent d'Israël, comment leurs sages parlent du peuple juif. Non, ce n'est pas eux, c'est Malkat Sheva. Non, ils ne disent pas ça. Ils disent juste, sur Yitro, que leur prophète était le beau-père de Moshé.

Justement, Yitro est juif, il est reparti, et ce n'est pas clair ce qu'il est devenu après. Il ne s'est pas joint à nous. Mais encore un mot, je voulais vous raconter quelque chose. Un jour, j'allais voir mon Rav, le Rav Zini, de Haïfa. J'avais terminé mon cours d'infirmier combattant, j'étais à l'armée, et j'ai posé une question d'halakha, qui s'impose à n'importe quelle personne qui est combattant ou infirmier. Est-ce qu'on doit transgresser le Chabbat ? Vous savez qu'on ne peut pas transgresser le Chabbat pour n'importe quoi, même quand on est infirmier.

La question, c'est: est-ce qu'on peut transgresser le Chabbat pour sauver un druze ? Est-ce que c'est clair ? Oui ? Parce que normalement, tu ne peux …

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