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Parachat Chemot (06/01/15)

60 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Chemot (10/01/12), 58 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Bonsoir, bonsoir. Paracha de Chemot. Nous commençons le livre de Chemot. Comme on l'a dit, le livre de Béréchit se termine sur la famille d'Israël, et maintenant on commence avec le peuple d'Israël. Entre le livre de Béréchit et le livre de Chemot, on passe du passage de la famille au passage du peuple. Je voudrais d'abord expliquer un peu ce concept de famille et de peuple.

Avant d'entrer dans la paracha elle-même, il y a, parmi la morale, un ordre, une ordonnance: être proche de nos proches. Je sais que ce n'est pas évident, parce que je ne sais pas si vous avez remarqué: soit on arrive à être proche de tout le monde, mais avec ce cousin-là, ce frère-là, jamais ! Être proche de sa famille fait donc partie de ce qu'on doit être. Mais, à part ça, on doit faire passer notre famille avant. Vous comprenez ?

Cela contredit beaucoup la morale moderne. La morale du XXIᵉ siècle, le postmodernisme, et tout ce que vous trouvez: il y a en Occident une volonté de briser la famille, les valeurs de la famille. Et je voudrais expliquer, d'une manière totalement logique — dans les Chiourim on essaye de parler de choses intellectuelles, pas de choses « Hachem a dit » — pourquoi il est bien de construire un système moral basé sur la famille. D'accord ?

Aujourd'hui, en Occident, on tape sur la famille. Tous les mouvements féministes ont pour but de dire: la femme, c'est important. Attends — la femme est importante dans la famille, elle n'est pas plus que rien d'autre. Donc tous ces mouvements ont pour but, en fait, de détruire la famille. Il y a des raisons très profondes à cela. Mais, de manière générale, les gens qui font ça ne savent pas pourquoi ils le font.

Parce que l'UNICEF, l'UNESCO, et tous les gens qui poussent ce genre de mouvement sont intéressés à encourager, par exemple, le féminisme. En encourageant le féminisme, on encourage le carriérisme chez la femme, on diminue les naissances, et on diminue la population mondiale. Ce sont les calculs de gens très haut placés qui poussent ce mouvement.

Il y a des gens qui poussent ce mouvement, qui le financent, mais ils sont très loin de ceux qui le font. Et même, ils le disent, c'est écrit sur les sites de l'ONU: il faut réduire la population mondiale. Il y a trop de gens, bientôt il n'y aura plus de quoi manger, il n'y aura plus à manger pour tout le monde. C'est ce qu'ils disent, ce n'est pas vrai. Donc, pour réduire la population, on va pousser la femme en avant.

En poussant la femme en avant, elle va faire carrière. En faisant carrière, elle va arrêter de se marier tôt, elle va faire moins d'enfants, et ainsi de suite. C'est une des choses. Le deuxième argument, c'est que, dans le cas de la guerre, plus il y aura de femmes dans les gouvernements, moins il y aura de guerre. Ce sont une partie des arguments. Ce n'est pas forcément vrai. Je vous donne seulement l'argumentation qu'il y a derrière tout cela.

Maintenant, ceux qui sont touchés par tout cela — le concept très important dans le judaïsme, c'est le concept de la femme. Hein ?

Je ne dis pas, regardez: en Israël, c'est vrai, on a la paracha, ce n'est pas pareil, mais on produit, je ne sais pas, dix à vingt fois plus de toutes sortes de choses que dans d'autres pays du monde. Par exemple, la daat — c'est marqué dans la Torah, quand on a un pays de da'at — eh bien on en produit dix à vingt fois plus. Les dattes qu'on a en Israël ne viennent pas d'Israël: ce sont des noyaux de dattes qu'on apporte d'Irak, les premiers qu'on a plantés.

Au niveau de la productivité, on a à peu près vingt ou trente fois plus. On peut faire énormément en productivité, on peut beaucoup améliorer. On est très loin de ce qu'on pourrait faire, au niveau énergie comme au niveau alimentation. Il ne faut donc pas s'inquiéter pour cela.

Pourquoi la famille est-elle importante ? Parce que, en vrai, quand on construit la morale, c'est un argument qui marche pour tout. Si vous parlez avec des gens, c'est quelque chose qu'il faudra savoir retenir. Une morale doit se construire par cercles concentriques.

D'abord notre proche, nos proches, vraiment frères, sœurs, pères, mères. Après la famille, le peuple juif; après le peuple juif, l'humanité; après l'humanité, les animaux — pas avant. Les gens qui mêlent les animaux avant tout le monde, vous avez remarqué ? Et après les animaux, les plantes, la planète Terre, tout ce qu'on veut. Le soleil, lui, est posé là chaque jour. Heureusement, il n'y a pas encore de possibilités, sinon on aurait trouvé des mouvements qui disent qu'il faut sauver le soleil.

Dans l'humanité, il y a toutes sortes de mouvements qui poussent dans toutes sortes de directions. Et tous les mouvements qui poussent dans cette direction détruisent ces différents degrés de cercles concentriques dans lesquels la morale juive les construit. Maintenant, le problème, c'est que si vous détruisez ces cercles-là, vous rendez tout le monde malheureux. Quelqu'un qui sera plus gentil en dehors de la maison qu'à l'intérieur, sa femme ne sera pas contente, ou son mari ne sera pas content.

Ses enfants grandiront mal, ils sortiront avec des problèmes dans la tête, et vous créez un milieu complètement détruit. Vous propagez les destructions quand vous ne tenez pas votre cercle concentrique. Il y a donc une logique morale, intellectuelle — sekhel, si l'on veut, qu'on peut expliquer avec des mots — sur le fait de construire par cercles concentriques.

Maintenant, je passe de la famille au pays, au peuple. Pourquoi le peuple ?

La planète entière. Quand on s'occupe du national, on a un problème avec toutes les autres nations. Tous les peuples qui, dans leur opinion nationale, font des guerres, ne supportent pas ceux qui ne leur ressemblent pas. Le peuple juif est différent, parce que le national d'Israël est universel. C'est-à-dire que, quand Israël est national, son but est d'aider l'humanité. Ce n'est pas forcément compris par Israël lui-même. Dans la Torah, c'est très bien compris.

Veni v'richu b'cha kol mishpura ta'adama: « Seront bénies en toi toutes les familles de la terre. » Cela passe justement par le fait qu'on investisse dans notre peuple. Investir d'abord dans son peuple, puis dans d'autres peuples, ce n'est pas seulement bien à cause de la proximité. C'est que j'ai un lien naturel avec les gens de ma famille et de mon peuple, et qu'il est donc plus facile pour moi d'investir en eux. Il y a des gens qui disent: mais pourquoi tu fais ça pour lui et pas pour l'autre ?

Le a expliqué: toute morale est forcément nationale. Imaginez un pays d'Europe, disons un pays qui n'est pas trop ancré, disons la Hollande. La Hollande est un pays qui se distingue par rapport au reste de l'Europe. Et imaginez qu'on dise maintenant: on va donner les mêmes …

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