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Tehilim 107 : la délivrance vue par David

Le psaume lu à Pessa'h et à Yom HaAtsmaout : exil, Gueoula et reconnaissance envers Hachem.

1 h 03

Rav Rony Akrich

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Ouverture et rappel du psaume

Tov. Tehilim 107, les enfants. Hier, vous avez déjà entendu à quel point ce Tehilim est quelque chose d'absolument extraordinaire, la construction didactique et la philosophie qui sont à l'intérieur. Ça va ? L'Arzès, fermez la porte derrière vous.

Donc, Tehilim 107, chacun un petit, Kouf Zayin. Nous nous étions arrêtés… D'abord, on dit Boker Tov, Shalom, aux élèves, Amazinim et Vea Sofim, aux téléspectateurs, et si certains sont malvoyants, aux auditeurs. Nous nous étions arrêtés au verset Tetz Zayin, que nous n'avions pas lu.

Je rappelle pour notre ami qui n'était pas là, et nos deux amis qui n'étaient pas là hier: le psaume 107 a été choisi par nos sages pour introduire la fête de Pessa'h. Ce même psaume va être choisi par la Rabbanout HaRachit en 1948 pour introduire les festivités de Yom HaAtzmaout et de Yom Yerouchalayim.

Je n'ai pas besoin de vous faire un dessin sur le parallèle que nous avons trouvé entre Pessa'h, Yom HaAtzmaout et Yom Yerouchalayim. Il s'agit ici de Ta'alich HaGueoula, d'un processus de délivrance, qui a fait que la Rabbanout HaRachit y a trouvé un bon pour l'introduire dans la prière qui est la nôtre. Ce que nous avions vu hier matin.

Et c'est la raison pour laquelle je n'ai pas voulu laisser en plan ce qui nous restait à lire. On va le lire beaucoup plus rapidement qu'hier, mais l'expliquer quand même. Vous vous rappelez, hier nous avons parlé de Gueoula, mais il y avait quelque chose d'absolument extraordinaire dans le propos de David, puisque c'est David qui écrit cela. C'est cette dialectique qui existait chez David: nous présenter, à un moment donné,

l'antithèse de ce qu'il voulait nous donner comme synthèse de l'histoire. C'est-à-dire que l'antithèse était ici l'exil, la rencontre avec un habitat

qui n'était pas le mien, mais qui n'était qu'un lieu de séjour. Mais s'il était considéré par moi comme l'habitat, il allait engendrer nombre de vicissitudes. Et quand je dis le mot vicissitudes, je suis gentil, je suis sympathique: nombre de malheurs. Et j'ai dit et je répète, et je veux que vous vous rappeliez: tu veux, tu ne veux pas te mettre à table, toi ? Tu as l'air d'un malheureux là-bas, dans un coin.

Il y a une place à côté de notre ami, qui sera très heureux de te sentir près de lui. Chevet Ahim gam yahad. Les tribus d'Israël, c'est dans cet ensemble qu'elles sont capables de donner la pleine propension à l'identité qui est la leur.

Je reviens à mes moutons. Donc, en parlant de cet exil, et de ceux qui avaient fait de l'exil non plus une carte de séjour, mais un habitat à plein temps, les malheurs qui s'en suivaient. Vous vous rappelez qu'à un moment donné ils parlent de ces chemins désolés, et qu'à un moment donné ils parlent de ces chemins qui nous permettaient de retrouver la maison. On va continuer dans cette dialectique-là. Donc, face à l'antithèse, il y avait bien sûr la

thèse, qui est derrière David: c'est-à-dire que l'homme, de manière naturelle, devrait être en inspiration pour se retrouver lui-même. Ça, c'est au niveau de la psychologie de l'être, et au niveau de la relation espace-temps, retrouver son foyer. Foyer, qui en français veut dire non seulement lumière, mais chaleur.

Oui, lorsqu'on a son foyer, on adore son foyer, on aime rentrer dans son foyer, parce que là-bas il y a les sources de lumière et de chaleur. Et qui d'entre nous se refuserait à être plus éclairé et à être plus au chaud ? Surtout dans les moments de fraîcheur. Pas seulement du temps, mais les fraîcheurs de l'histoire aussi.

Donc, on va revoir le triptyque de la dialectique, c'est-à-dire la thèse, l'antithèse et la synthèse, dans le texte lui-même, vous allez le découvrir comme on l'a vu hier. Donc, je continue, parce que je voudrais finir aujourd'hui. Ki shiber daltot nehoshet. Il a brisé les portes d'airain.

Le cuivre. Je fais juste une parenthèse pour vous rappeler une anecdote qui était la mienne lorsque j'étais au Lech Hadach, il y a 35 ans, et que j'ai fait techouva un an plus tard. Pour faire Chabbat, il fallait avoir une plaque. En Israël, à ce moment-là, on n'allait pas acheter la plaque électrique, mais on allait au Mahane Yehouda, chez le marchand qui vendait des plaques de cuivre. Elles étaient droites, avec un petit pendant.

Pourquoi ? On la mettait sur les tanours qui étaient vendus en Israël. Les tanours, je les ai jusqu'à aujourd'hui. Il avait deux cases: un four bassari et, en dessous, un four halavi. Et le four bassari, qu'est-ce qu'il avait de particulier ? Il pouvait servir de plaque chauffante. Jusqu'à aujourd'hui, je m'en sers. Pas des gaz, parce qu'ils ne servent plus à rien, mais la plaque chauffante.

Sur les feux, il y en avait cinq. Et sur le feu du milieu, on mettait la plaque de cuivre, et on posait nos plats pour Chabbat dessus. Ce sont les voisins israéliens que j'avais qui m'avaient appris cela. La plaque de cuivre était capable de garder la chaleur et de la diffuser. C'est-à-dire que le feu

qui s'allumait sous le cuivre était incapable de détériorer ce cuivre-là. Et là, il vient nous dire Ki shiber daltot nehoshet, l'Éternel a brisé les portes d'un cuivre comme cela. On comprend, par rapport à ce que nous avions étudié hier, que dans les moments

de l'exil, au moment où nous étions confrontés à l'adversité. Et quand je dis l'adversité, je suis sympa. Nous savons ce qui s'est passé véritablement: les feux se sont véritablement jetés à l'assaut d'Israël pour les brûler et les consumer. Et regardez, ils étaient enfermés. Vous vous rappelez hier: les chaînes de fer. Même s'ils n'étaient pas enchaînés par leurs mains, ils étaient enfermés dans des lieux où les portes pouvaient supporter la chaleur du feu et ne pas s'ouvrir, les empêcher de sortir.

Je laisse votre imagination historique travailler, je ne rentre pas dans les détails. Et Dieu vient et dit qu'il a brisé. Je vous rappelle que Chever,

Chever en hébreu, ça aussi, je vous demande de vous en rappeler, est polysémique. Il veut dire non seulement la fracture, mais il veut dire aussi la planche de salut. Vous savez pourquoi, en français, on dit « planche de salut » ? Parce que Chever, en hébreu, c'est la planche sur laquelle la femme accouchait, couchée. Et en français, ça s'appelle

la planche de salut. Parce que donner naissance, c'est assurer qu'il y a continuité. D'où la planche de salut. D'accord ? Chever, ce n'est pas seulement la fracture, c'est aussi vous donner la capacité de dire: ici, la porte était de cuivre, capable de supporter le feu et la flamme, sans jamais se briser. Mais à l'intérieur,

ces portes ont pu être brisées. C'est-à-dire qu'à travers ces portes-là, il y avait non seulement la fracture de l'enfer que nous subissions, mais dans cette fracture de l'enfer, il y avait déjà à l'intérieur quelque chose de la planche de salut.

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