Parachat Chmini (28/03/16)
Rav Yossef David
Ensuite : PARACHAT CHOFTIM 20/08/09, 40 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Paracha Chémini. C'est une paracha qui traite de plusieurs grands sujets, on va les traiter ensemble. À la base, comment HaKadosh Baroukh Hou fait avancer la semaine avec le temps. Chémini, c'est-à-dire huitième: le huitième jour de quoi ? De l'inauguration du Michkan. Ok ?
On avait expliqué que le but du Michkan, c'est de ramener la proximité de HaKadosh Baroukh Hou au monde, la raison de la création. Une proximité qui a disparu par étapes. D'abord, elle a disparu au deuxième pasouk de la Torah: HaKadosh Baroukh Hou a créé la terre, et la terre était tohu va-vohu, vide et informe. HaKadosh Baroukh Hou a créé le monde avec sa lumière, et il a pris directement le deuxième pasouk, tout cassé. C'est ce qu'on appelle, dans la chaîne de la Kabbale, Chevirat HaKelim, le bris des vases, pour ramener cette proximité entre Hachem et le monde. Il y a donc le deuxième pasouk: « Vehaarets haita tohou vavohou ». Il y a eu une brisure, le monde n'a pas pu supporter les lumières de la proximité de Hachem. Le monde s'est brisé à l'intérieur de lui, et depuis le deuxième pasouk jusqu'à aujourd'hui, on continue à le reconstruire.
Il y a eu une deuxième étape d'éloignement, cette fois entre l'homme et Hachem. Hachem était proche de l'homme dans le Gan Eden: on voit Hachem parler avec Adam HaRichon, et Adam HaRichon est très haut dans le ciel. Après avoir fauté, Adam HaRichon se fait chasser, il se fait punir plusieurs fois, on verra ça. Après avoir fauté plusieurs fois, Adam HaRichon est donc chassé du jardin d'Eden. Il y a ensuite un éloignement encore plus grand.
Mais la prophétie va rester, sans interruption, jusqu'à Ezra. Quand je dis des prophètes, ce n'est pas deux ou trois prophètes: il y en a eu six cent mille, donc il y a eu des prophètes dans tous les villages. Ce ne sont pas seulement les prophètes dont on a écrit les livres, il y en avait beaucoup. Et puis c'est la même chose qui a disparu. C'est-à-dire qu'à l'échelle individuelle, on pouvait encore voir des gens qui avaient un lien spécial avec Hachem, qui pouvaient parler avec Hachem, l'entendre.
Ça a disparu quand Israël a décidé d'arrêter la voie d'Ezra, et la prophétie s'est arrêtée en même temps. On s'est retrouvés dans le silence et dans le brouillard. Ça, c'est le niveau de la rue. Aujourd'hui, le peuple juif revient sur sa terre. La prophétie revient, la Shekhina revient, beaucoup de choses reviennent. On est en train de remonter la pente. Depuis 1948, et même un peu avant, quand le Juif revenait sur sa terre, la Shekhina commençait déjà à revenir. La terre refleurit alors qu'elle était déserte.
Les enfants d'Israël redeviennent gibborim, forts, comme ils étaient à l'époque du Temple. Et les gens commencent à s'approcher du Temple. Il y a cinquante ans, il y a dix ans, peu de Juifs pensaient au Beit Hamikdash. Les Juifs faisaient les gibborim, mais dans la galout, on n'a pas le droit d'être gibor. Le personnage de Yaakov a deux noms, en gros il y en a un troisième. Yaakov, Israël: Israël, c'est celui qui est fort, qui sait lutter.
En galout, tu ne peux pas faire ça. Quand tu es en galout, tu es en minorité, tu habites chez les nations, elles vont t'écraser. Donc en galout, tu dois baisser la tête, malheureusement. Ce n'est pas agréable, ce n'est pas marrant, c'est vrai. Mais en galout, tu n'as pas le choix. Quand on est en Israël, continuer à se comporter comme Yaakov, c'est une grande faute. Et il y a des chefs d'État en Israël, des politiciens, qui croient encore qu'on doit se prosterner devant les Slaves sept fois par jour. C'est une faute. Une faute de grâce.
Maintenant on revient à la paracha, on se retrouve au sommet du sommet, qui va durer pas longtemps: c'est Yaakov de Yaakov, l'impartialité de Yaakov. Dans le processus messianique, Yaakov et Israël sont interchangeables. Non pas messianique, dans le processus historique: Yaakov et Israël sont interchangeables. Et le passage de Yaakov à Israël est un passage douloureux, puisqu'il sort en boitant. Et tout de suite après, il revient à Yaakov. Après qu'il a été appelé Israël, il revient toujours à Yaakov, et Hachem doit lui dire: « Mais tu t'appelles
Israël ». Il revient à Yaakov. Ce n'est pas facile pour nous. Pour les Juifs, faire ce qu'on doit faire devant Hachem, même si ce sont des renoncements aux nations, c'est parfois difficile. Il y a beaucoup de Juifs en Israël, dans la Knesset, même au gouvernement, qui préfèrent faire ce que les nations leur disent. Il y a même des Juifs religieux qui sont comme ça. J'en reviens à la Knesset religieuse. Il y a quelqu'un qui a rencontré, je ne sais plus si c'était un ministre américain, qui
a dit: « Ne vous inquiétez pas, vous n'aurez jamais de problème. Nous, on sait qu'on doit faire ce que les nations nous disent. » Il a tout compris. Donc c'est quelqu'un qui n'a jamais écouté les Recherches, à mon avis. Ça a quand même complètement changé, et c'est l'histoire qui fait ça. On va revenir à l'histoire d'avant.
On se retrouve donc dans notre paracha, Chémini, le huitième jour de l'inauguration du Michkan. Et là, nous avons un grand accident. C'est ce qui vient de se passer. On parle du Michkan. Le but du Michkan, on l'a dit: faire descendre la présence divine. C'est un peu le but de la création, puisque le but de la création, c'est que Hachem y retrouve ses créatures. Hachem peut tout seul faire tout le travail, mais le but, c'est que nous allions vers Lui pour qu'Il vienne vers nous. Ok ? Faire ce chemin de construction du Temple, on a déjà expliqué tout ça.
Les Korbanot Milouim, c'est quoi ? Ce sont les korbanot que chaque tribu va amener pour l'inauguration. Milouim, c'est remplir. Malot, ça veut dire remplir. Chacun va remplir son rôle, et ça va être l'inauguration: chacun amène son sacrifice, chaque tribu. Chacun a sa série.
On m'a expliqué ce que c'est, ce Yom HaChémini. D'abord, dans toute la Torah, il n'est jamais écrit « et voici le huitième jour ». C'est la seule fois. La seule fois où il est écrit quelque chose qui ressemble à ça, ce sont les sept jours de la Création: « Et voici le premier jour, le deuxième jour, le troisième jour… ». Le septième jour, c'est Chabbat. Le huitième jour, c'est Olam HaBa, le monde futur. Un monde qui est entièrement Chabbat. Chabbat, c'est une téima, un goût du monde futur. Le huitième jour est un moment où tout est entièrement accompli. Et Chabbat est une occasion de goûter un peu le Olam HaBa. Le huitième jour, je sais qu'on va le redire rapidement: c'est le moment où, ce qu'on appelle le huitième jour, c'est le Olam HaBa, si vous voulez.
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